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PAULE GOBILLARD (1867-1946)
Vendu : 27 678 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
PAULE GOBILLARD (1867-1946)
Le chapeau de paille
Huile sur toile
Non signée
Annotée 'Portrait' | 'Roses et faïences', numérotée 'g 3621' et signée (ou annotée) deux fois 'Paule Gobillard' sur le châssis
Oil on canvas, unsigned, inscribed 'Portrait' | 'Roses et faïences', numbered 'g 3621' and signed (or inscribed) twice 'Paule Gobillard' on the stretcher
73 x 60 cm - 28 3/5 x 23 5/8 in.
Provenance
- Galerie Annick Mancheron, Paris
- Collection particulière, France (acquis auprès de cette dernière)
Note
« Paule […], l'autre demoiselle, au plus tôt de son existence, a vu peindre Manet, posé pour "tante Berthe [Morisot]", entendu louer le lointain cousin Fragonard, humé essence et térébenthine... et pris l'habitude de ne ressentir et regarder qu'en peintre. À l'époque où Paul Valéry les a connues - elle, sa sœur Jeannie, et Julie Manet - il avait raillé ce penchant de leur famille en un petit poème […] À l’instar de sa tante Berthe Morisot, elle aimait à peindre les gestes de tous les jours, sans emphase ni prétention. Aussi l'entourage devait-il se méfier d'une attitude, d'une couleur de robe risquant de la tenter… sur l'escalier ou le perron, ou dans le salon de l'accueillant Mesnil où elle faisait de longs séjours. Un chevalet guettait toujours le bouquet qu'on avait peine à retenir en ses fraîches limites, vite effeuillé autour de la faïence, - ou l'enfant impatient prêt à se faner aussi, si l'entrain et l'esprit de la demoiselle qui parlait avec verve tout en clignant des yeux et vous dévisageant, n'eussent vaincu l'ennui de la pose. Elle travaillait avec ardeur, modestie, humblement prête à accepter une juste critique, en vraie et pure artiste qui la préfère à toute louange, et recherche un idéal plus que la satisfaction de sa vanité. De même était-elle plus encline à admirer les œuvres des autres peintres qu'à se plaire devant les délicates toiles dues à son regard d'un bleu intense et sombre. »
Agathe Rouart-Valéry, Dames et demoiselles, Blanche Hoschedé, Jeanne Baudot, Paule Gobillard, cat. expo. Paris, Durand-Ruel, 16 juin-29 juillet 1966, Paris : Durand-Ruel, 1966, n.p.
Le chapeau de paille
Huile sur toile
Non signée
Annotée 'Portrait' | 'Roses et faïences', numérotée 'g 3621' et signée (ou annotée) deux fois 'Paule Gobillard' sur le châssis
Oil on canvas, unsigned, inscribed 'Portrait' | 'Roses et faïences', numbered 'g 3621' and signed (or inscribed) twice 'Paule Gobillard' on the stretcher
73 x 60 cm - 28 3/5 x 23 5/8 in.
Provenance
- Galerie Annick Mancheron, Paris
- Collection particulière, France (acquis auprès de cette dernière)
Note
« Paule […], l'autre demoiselle, au plus tôt de son existence, a vu peindre Manet, posé pour "tante Berthe [Morisot]", entendu louer le lointain cousin Fragonard, humé essence et térébenthine... et pris l'habitude de ne ressentir et regarder qu'en peintre. À l'époque où Paul Valéry les a connues - elle, sa sœur Jeannie, et Julie Manet - il avait raillé ce penchant de leur famille en un petit poème […] À l’instar de sa tante Berthe Morisot, elle aimait à peindre les gestes de tous les jours, sans emphase ni prétention. Aussi l'entourage devait-il se méfier d'une attitude, d'une couleur de robe risquant de la tenter… sur l'escalier ou le perron, ou dans le salon de l'accueillant Mesnil où elle faisait de longs séjours. Un chevalet guettait toujours le bouquet qu'on avait peine à retenir en ses fraîches limites, vite effeuillé autour de la faïence, - ou l'enfant impatient prêt à se faner aussi, si l'entrain et l'esprit de la demoiselle qui parlait avec verve tout en clignant des yeux et vous dévisageant, n'eussent vaincu l'ennui de la pose. Elle travaillait avec ardeur, modestie, humblement prête à accepter une juste critique, en vraie et pure artiste qui la préfère à toute louange, et recherche un idéal plus que la satisfaction de sa vanité. De même était-elle plus encline à admirer les œuvres des autres peintres qu'à se plaire devant les délicates toiles dues à son regard d'un bleu intense et sombre. »
Agathe Rouart-Valéry, Dames et demoiselles, Blanche Hoschedé, Jeanne Baudot, Paule Gobillard, cat. expo. Paris, Durand-Ruel, 16 juin-29 juillet 1966, Paris : Durand-Ruel, 1966, n.p.
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