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Philippe-Jacques van BRÉE
Vendu : 19 500 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Philippe-Jacques van BRÉE
Anvers, 1786 - 1871, Saint-Josse-ten-Noode
Mascarade enfantine
Toile
Localisée, signée et datée au milieu à gauche Roma / P. Van. Brée. 1823.
91 x 107 cm - 35 13/16 x 42 1/8 in.
Child masquerade, canvas, localised, signed and dated middle left
PROVENANCE
Galerie Thémis, Bruxelles (en 1998) | Acquis auprès de cette dernière par le présent propriétaire | collection privée belge.
BIBLIOGRAPHIE
Denis COEKELBERGHS, Pierre LOZE (dir.), Autour du Néo-classicisme en Belgique, cat. exp., Bruxelles, musée communal des Beaux-Arts d'Ixelles, 1985, p. 225 (comme « Les préparatifs d'une mascarade », oeuvre non localisée).
Philippe Farcy, « Découverte d’une toile de Philippe Van Brée », in La Libre Belgique, 6 et 7 juin 1998 (ill.).
EXPOSITION
Probablement Salon de 1824, Bruxelles, n°126 comme "Les préparatifs d'une mascarade".
Né à Bruxelles en 1786, Philippe-Jacques Van Brée eut pour premier maître son frère, Mathieu-Ignace (1773-1839), de treize ans son aîné. Dès 1811, il expose au Salon de Bruxelles.
La même année, il part pour Paris et intègre l’atelier de Girodet (1767-1824) dont il héritera de la facture lisse des néoclassiques. Entre 1816 et 1818, il prend la route de Rome, financé par les Pankaufe, riche couple de mécènes.
Trop peu productif au goût de ses protecteurs, son séjour italien s’interrompt deux ans pendant lesquels il est de retour en France. Dès son premier séjour dans la péninsule, Van Brée confirme son goût pour le dessin et une manière héritée de l’école de David (1748-1825). Elle est celle d’une peinture lisse, glacée, presque porcelainée et résolument tournée vers l’observation des antiques mais dont il atténue la froideur dans la délicatesse et l’expressivité charmante de ses figures.
Le peintre nuance aussi sa palette à travers laquelle il exprime son appétence pour des coloris vifs et francs.
Dès 1821, Van Brée est de retour à Rome depuis laquelle il rayonne dans toute l’Europe.
Proche de ses compatriotes belges, il fréquente également la haute société locale. Au tournant des années 1830, il rentre à Bruxelles et renoue avec les Salons triennaux où il est présent quelques années avant qu’il ne voie sa manière tomber en désuétude au profit d’une nouvelle génération de romantiques, ce que connaît au même moment son contemporain
François-Joseph Navez (1787-1869). En 1823, Van Brée est donc à Rome et c’est dans la Ville Eternelle qu’il réalise cette très
charmante et pour le moins amusante, mascarade enfantine. Comme une scène de théâtre qui se dévoile au spectateur, les rideaux ont été relevés et laissent apparaître les mignonnes actrices du jour. Vêtue d’habits mêlant Orient,
pittoresque de l’Italie contemporaine, motifs Renaissance et masques vénitiens, la joyeuse compagnie s’apprête à partir au rythme clinquant d’un tambour. Quelques derniers ajustements sont apportés par une mère à sa fille que ses amies attendent avec impatience. Le corps déjà tourné vers la sortie, les yeux réclamant leur dernière amie et trépignant d’impatience, nul doute qu’elles aimeraient filer hors du joug maternel. Les vêtements, masques, fruits et fleurs jonchant le sol laissent penser qu’un instant plus tôt, tout un joli fatras a virevolté dans les mains de ces jeunes enfants, trop heureuses des jeux à venir. Le thème est léger, l’atmosphère est joyeuse mais l’apparente frivolité de l’ensemble ne doit pas faire oublier la beauté du coup de pinceau, tout comme les références aux maîtres antérieurs que Van Brée a tant admirés. À l’ombre des voûtes d’une loggia, les références à la Renaissance italienne sont multiples, allant de l’ouverture sur fond de ciel et la silhouette lointaine d’un dôme, de l’architecture du lieu même qui laisse imaginer un palazzo, jusqu’aux tenues
choisies, le peintre condense les références d’après les classiques qu’il connaît. À cela, il mêle sa manière propre et croise les influences reçues lors de sa formation : la composition en frise des néoclassiques, le travail minutieux d’un rendu soyeux, brillant et quasi cassant des tissus aux couleurs précieuses notamment.
David, Ingres (1780-1867), Girodet, son frère Mathieu-Ignace sont parmi ces modèles dont Van Brée s’est imprégné et qu’il s’approprie, y mêlant des figures vêtues de couleurs vives, aux expressions délicieuses de malice.
Anvers, 1786 - 1871, Saint-Josse-ten-Noode
Mascarade enfantine
Toile
Localisée, signée et datée au milieu à gauche Roma / P. Van. Brée. 1823.
91 x 107 cm - 35 13/16 x 42 1/8 in.
Child masquerade, canvas, localised, signed and dated middle left
PROVENANCE
Galerie Thémis, Bruxelles (en 1998) | Acquis auprès de cette dernière par le présent propriétaire | collection privée belge.
BIBLIOGRAPHIE
Denis COEKELBERGHS, Pierre LOZE (dir.), Autour du Néo-classicisme en Belgique, cat. exp., Bruxelles, musée communal des Beaux-Arts d'Ixelles, 1985, p. 225 (comme « Les préparatifs d'une mascarade », oeuvre non localisée).
Philippe Farcy, « Découverte d’une toile de Philippe Van Brée », in La Libre Belgique, 6 et 7 juin 1998 (ill.).
EXPOSITION
Probablement Salon de 1824, Bruxelles, n°126 comme "Les préparatifs d'une mascarade".
Né à Bruxelles en 1786, Philippe-Jacques Van Brée eut pour premier maître son frère, Mathieu-Ignace (1773-1839), de treize ans son aîné. Dès 1811, il expose au Salon de Bruxelles.
La même année, il part pour Paris et intègre l’atelier de Girodet (1767-1824) dont il héritera de la facture lisse des néoclassiques. Entre 1816 et 1818, il prend la route de Rome, financé par les Pankaufe, riche couple de mécènes.
Trop peu productif au goût de ses protecteurs, son séjour italien s’interrompt deux ans pendant lesquels il est de retour en France. Dès son premier séjour dans la péninsule, Van Brée confirme son goût pour le dessin et une manière héritée de l’école de David (1748-1825). Elle est celle d’une peinture lisse, glacée, presque porcelainée et résolument tournée vers l’observation des antiques mais dont il atténue la froideur dans la délicatesse et l’expressivité charmante de ses figures.
Le peintre nuance aussi sa palette à travers laquelle il exprime son appétence pour des coloris vifs et francs.
Dès 1821, Van Brée est de retour à Rome depuis laquelle il rayonne dans toute l’Europe.
Proche de ses compatriotes belges, il fréquente également la haute société locale. Au tournant des années 1830, il rentre à Bruxelles et renoue avec les Salons triennaux où il est présent quelques années avant qu’il ne voie sa manière tomber en désuétude au profit d’une nouvelle génération de romantiques, ce que connaît au même moment son contemporain
François-Joseph Navez (1787-1869). En 1823, Van Brée est donc à Rome et c’est dans la Ville Eternelle qu’il réalise cette très
charmante et pour le moins amusante, mascarade enfantine. Comme une scène de théâtre qui se dévoile au spectateur, les rideaux ont été relevés et laissent apparaître les mignonnes actrices du jour. Vêtue d’habits mêlant Orient,
pittoresque de l’Italie contemporaine, motifs Renaissance et masques vénitiens, la joyeuse compagnie s’apprête à partir au rythme clinquant d’un tambour. Quelques derniers ajustements sont apportés par une mère à sa fille que ses amies attendent avec impatience. Le corps déjà tourné vers la sortie, les yeux réclamant leur dernière amie et trépignant d’impatience, nul doute qu’elles aimeraient filer hors du joug maternel. Les vêtements, masques, fruits et fleurs jonchant le sol laissent penser qu’un instant plus tôt, tout un joli fatras a virevolté dans les mains de ces jeunes enfants, trop heureuses des jeux à venir. Le thème est léger, l’atmosphère est joyeuse mais l’apparente frivolité de l’ensemble ne doit pas faire oublier la beauté du coup de pinceau, tout comme les références aux maîtres antérieurs que Van Brée a tant admirés. À l’ombre des voûtes d’une loggia, les références à la Renaissance italienne sont multiples, allant de l’ouverture sur fond de ciel et la silhouette lointaine d’un dôme, de l’architecture du lieu même qui laisse imaginer un palazzo, jusqu’aux tenues
choisies, le peintre condense les références d’après les classiques qu’il connaît. À cela, il mêle sa manière propre et croise les influences reçues lors de sa formation : la composition en frise des néoclassiques, le travail minutieux d’un rendu soyeux, brillant et quasi cassant des tissus aux couleurs précieuses notamment.
David, Ingres (1780-1867), Girodet, son frère Mathieu-Ignace sont parmi ces modèles dont Van Brée s’est imprégné et qu’il s’approprie, y mêlant des figures vêtues de couleurs vives, aux expressions délicieuses de malice.
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