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SUZANNE BELPERRON
Vendu : 57 728 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
SUZANNE BELPERRON
Bague «Ruban»
Diamants taille ancienne
Platine (950), or gris 18k (750)
Poinçon de maître Groené & Darde
Td.: 45 - Pb. : 11.1 g
Accompagnée d'un certificat d'authenticité de Monsieur Olivier BAROIN précisant qu'il s'agit d'une création de Suzanne Belperron provenant de l'écrin Mallet-Stevens vers 1935.
PROVENANCE
Collection de Madame Robert Mallet-Stevens restée dans la famille jusqu'a ce jour.
A diamond and gold ring by Suzanne Belperron.
Olivier Baroin certificate
De l’architecture à la joaillerie d’avant-garde :
Modernité et simplicité des formes
Architecte d’avant-garde, Robert Mallet-Stevens (1886-1945) est l‘une des figures emblématiques de l’architecture du XXe siècle. Président fondateur de L‘Union des Artistes Modernes en 1929, il fut un acteur majeur du mouvement moderne.
Né dans une famille d’artistes, de collectionneurs et d'amoureux de l’art en avance sur leur temps, l‘élégance et le raffinement ont été les fondements mêmes de sa pensée.
Homme aux multiples talents, Robert Mallet-Stevens fut tour à tour architecte constructeur, décorateur d’intérieur, dessinateur de projets mobilier, enseignant, photographe dans l’aviation durant la première guerre mondiale, puis ensemblier et décorateur de cinéma pour une vingtaine de films dans les années 1920, dont le célèbre film L’Inhumaine de Marcel l’Herbier (1924).
En 1925, l'Exposition internationale des arts décoratifs industriels modernes lui permet de se faire connaître à l’échelle internationale. En collaboration avec d’autres artistes de sa génération, il conçoit à cette occasion le hall d’une Ambassade française et le Pavillon du Tourisme. Car c’est bien dans l’architecture qu’il excelle, rejetant toute imitation du passé, dans un style dépouillé à la ligne géométrique pure. Pour sa petite-fille, « Le style Mallet-Stevens, tel que je l’ai vécu et aimé, c’est principalement de faire simple (le plus difficile sans doute) se limiter aux éléments strictement nécessaires et tendre vers ce qu’il appelait ‘le goût juste’ ».
Avec ses contemporains, le Corbusier et Auguste Perret, Robert Mallet-Stevens repense l’architecture, la souhaitant adaptée
aux exigences de son temps. La construction de plusieurs villas emblématiques lui est confiée. La Villa Paul Poiret restée
inachevée, puis la Villa du Comte de Noailles en 1925 à Hyères pour laquelle il fait intervenir tous les grands noms de son
temps Eileen Gray, Francis Jourdain, Djo-Bourgeois, Charlotte Perriand, Sonia Delaunay, Pierre Chareau, Jean Prouvé… La
rue Mallet-Stevens à Auteuil en 1927 fera date. La Villa Cavrois sera son chef d’oeuvre.
Robert Mallet-Stevens rencontre Andrée Rose Guggenheim (1891-1978) en 1921, c’était « le grand amour » se souvient leur
petite-fille qui confie aujourd'hui à la vente deux bijoux de l’écrin de sa grand-mère, à la fois « belle, gentille, adorable et douée pour être heureuse ».
Le couple très complice vit l’avant-garde dans l’effervescence des années folles. Cette période d’intense activité sociale et
culturelle de l’entre-deux guerres révolutionne tous les domaines artistiques. L’exploration de nouvelles esthétiques, plus géométriques et fonctionnelles, et de nouveaux matériaux se retrouve autant dans les arts décoratifs que l’architecture, la mode et la joaillerie. « Mallet-Stevens voulait tout dessiner. Non seulement les cartons cubistes des sacs de son épouse, mais aussi ses chemises de nuit, des étiquettes de livre, des bijoux avec l’orfèvre Templier, des étuis à cigarettes, y compris le graphisme de son propre papier à lettres ».
From Architecture to Avant-Garde Jewellery:
Modernity and Simplicity of Forms
An avant-garde architect, Robert Mallet-Stevens (1886-1945) is one of the emblematic figures of 20th-century architecture.
Founding president of the Union of Modern Artists in 1929, he was a major player in the modern movement.
Born into a family of artists, collectors, and art lovers ahead of their time, elegance and refinement were the very foundations of his thinking. A man of many talents, Robert Mallet-Stevens was successively an architect, interior decorator, furniture designer, teacher, photographer in aviation during the First World War, then a set designer and decorator for about twenty films in the 1920s, including the famous film L'Inhumaine by Marcel l'Herbier (1924). In 1925, the International Exhibition of Decorative and Industrial Arts allowed him to gain international recognition. In collaboration with other artists of his generation, he designed the hall of a French Embassy and the Pavilion of Tourism. It was in architecture
where he excelled, rejecting any imitation of the past, in a stripped-down style with pure geometric lines. According to his
granddaughter, “the Mallet-Stevens style, as I experienced and loved it, is mainly about making thi
Bague «Ruban»
Diamants taille ancienne
Platine (950), or gris 18k (750)
Poinçon de maître Groené & Darde
Td.: 45 - Pb. : 11.1 g
Accompagnée d'un certificat d'authenticité de Monsieur Olivier BAROIN précisant qu'il s'agit d'une création de Suzanne Belperron provenant de l'écrin Mallet-Stevens vers 1935.
PROVENANCE
Collection de Madame Robert Mallet-Stevens restée dans la famille jusqu'a ce jour.
A diamond and gold ring by Suzanne Belperron.
Olivier Baroin certificate
De l’architecture à la joaillerie d’avant-garde :
Modernité et simplicité des formes
Architecte d’avant-garde, Robert Mallet-Stevens (1886-1945) est l‘une des figures emblématiques de l’architecture du XXe siècle. Président fondateur de L‘Union des Artistes Modernes en 1929, il fut un acteur majeur du mouvement moderne.
Né dans une famille d’artistes, de collectionneurs et d'amoureux de l’art en avance sur leur temps, l‘élégance et le raffinement ont été les fondements mêmes de sa pensée.
Homme aux multiples talents, Robert Mallet-Stevens fut tour à tour architecte constructeur, décorateur d’intérieur, dessinateur de projets mobilier, enseignant, photographe dans l’aviation durant la première guerre mondiale, puis ensemblier et décorateur de cinéma pour une vingtaine de films dans les années 1920, dont le célèbre film L’Inhumaine de Marcel l’Herbier (1924).
En 1925, l'Exposition internationale des arts décoratifs industriels modernes lui permet de se faire connaître à l’échelle internationale. En collaboration avec d’autres artistes de sa génération, il conçoit à cette occasion le hall d’une Ambassade française et le Pavillon du Tourisme. Car c’est bien dans l’architecture qu’il excelle, rejetant toute imitation du passé, dans un style dépouillé à la ligne géométrique pure. Pour sa petite-fille, « Le style Mallet-Stevens, tel que je l’ai vécu et aimé, c’est principalement de faire simple (le plus difficile sans doute) se limiter aux éléments strictement nécessaires et tendre vers ce qu’il appelait ‘le goût juste’ ».
Avec ses contemporains, le Corbusier et Auguste Perret, Robert Mallet-Stevens repense l’architecture, la souhaitant adaptée
aux exigences de son temps. La construction de plusieurs villas emblématiques lui est confiée. La Villa Paul Poiret restée
inachevée, puis la Villa du Comte de Noailles en 1925 à Hyères pour laquelle il fait intervenir tous les grands noms de son
temps Eileen Gray, Francis Jourdain, Djo-Bourgeois, Charlotte Perriand, Sonia Delaunay, Pierre Chareau, Jean Prouvé… La
rue Mallet-Stevens à Auteuil en 1927 fera date. La Villa Cavrois sera son chef d’oeuvre.
Robert Mallet-Stevens rencontre Andrée Rose Guggenheim (1891-1978) en 1921, c’était « le grand amour » se souvient leur
petite-fille qui confie aujourd'hui à la vente deux bijoux de l’écrin de sa grand-mère, à la fois « belle, gentille, adorable et douée pour être heureuse ».
Le couple très complice vit l’avant-garde dans l’effervescence des années folles. Cette période d’intense activité sociale et
culturelle de l’entre-deux guerres révolutionne tous les domaines artistiques. L’exploration de nouvelles esthétiques, plus géométriques et fonctionnelles, et de nouveaux matériaux se retrouve autant dans les arts décoratifs que l’architecture, la mode et la joaillerie. « Mallet-Stevens voulait tout dessiner. Non seulement les cartons cubistes des sacs de son épouse, mais aussi ses chemises de nuit, des étiquettes de livre, des bijoux avec l’orfèvre Templier, des étuis à cigarettes, y compris le graphisme de son propre papier à lettres ».
From Architecture to Avant-Garde Jewellery:
Modernity and Simplicity of Forms
An avant-garde architect, Robert Mallet-Stevens (1886-1945) is one of the emblematic figures of 20th-century architecture.
Founding president of the Union of Modern Artists in 1929, he was a major player in the modern movement.
Born into a family of artists, collectors, and art lovers ahead of their time, elegance and refinement were the very foundations of his thinking. A man of many talents, Robert Mallet-Stevens was successively an architect, interior decorator, furniture designer, teacher, photographer in aviation during the First World War, then a set designer and decorator for about twenty films in the 1920s, including the famous film L'Inhumaine by Marcel l'Herbier (1924). In 1925, the International Exhibition of Decorative and Industrial Arts allowed him to gain international recognition. In collaboration with other artists of his generation, he designed the hall of a French Embassy and the Pavilion of Tourism. It was in architecture
where he excelled, rejecting any imitation of the past, in a stripped-down style with pure geometric lines. According to his
granddaughter, “the Mallet-Stevens style, as I experienced and loved it, is mainly about making thi
Une personnalité, un caractère... Une figure emblématique du monde de la joaillerie moderne Premier prix de l'École des Beauxarts de Besançon en 1918, Suzanne Belperron débute dès 1919 sa brillante carrière aux côtés de Jeanne Boivin qui l'engage au poste de dessinatrice modéliste. En mars 1932, lasse de voir son image se refléter dans le miroir du défunt René Boivin, Madame Belperron alors codirectrice de la Maison depuis bientôt dix ans, démissionne laissant derrière elle, une empreinte inaltérable. Bernard Herz, grand négociant en perles fines et pierres précieuses, qui lui a proposé de prendre les rênes de sa société va lui permettre de s'épanouir en toute liberté. Suzanne Belperron va désormais compter parmi les créatrices les plus en vogue des folles années 30. Ses modèles révolutionnent le monde de la parure | ses matières, ses volumes, ses créations effleurent parfois la démesure, tant sur un plan artistique que sculptural. Même si le bijou se veut parfois un peu exubérant, il n'en demeure pas moins élégant. Sa créativité n'outrepasse jamais la limite du bon goût : là est la clef du mystère Belperron. L'oeuvre de Suzanne Belperron est singulière. Elle se traduit par des bijoux certes graphiques et purs, mais surtout sensuels pour ne pas dire charnels. Une clientèle prestigieuse la sollicite comme en témoignent ses carnets de commandes qui répertorient familles royales, aristocrates, banquiers ou étoiles du cinéma... Aux quatre coins du monde, on s'émerveille devant les parures imaginées pour la duchesse de Windsor, la bégum Aga Khan, la maharani de Baroda, la baronne de Rothschild, Elsa Schiaparelli, Nina Ricci, Daisy Fellowes, Ganna Walska ou Merle Oberon... Contrairement à la plupart des grands joailliers, Suzanne Belperron ne signa jamais ses bijoux. Dotée d'une forte personnalité, l'artiste avait pour seul adage «mon style est ma signature». Son oeuvre inspire d'ailleurs, encore aujourd'hui, grand nombre d'entre eux. Olivier Baroin
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