



JEAN HÉLION (1904 - 1987)
Occ' à la reine, 1972
Sanguine, fusain et encre de Chine sur papier
Signée et datée ‘14. III. 72' en bas à droite
19,5 x 26 cm - 7 5/8 x 10 1/4 in.
PROVENANCE
- Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
- Vente, Art moderne & contemporain - Estampes, Calmels-Cohen, Paris, Hôtel Drouot, 18 décembre 2006, lot 30
- Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente)
« Pour qu'à son tour l'oeuvre d'Hélion se trouve ici peinte selon sa propre manière, peut-être suffit-il - je n'y ai songé qu'après coup de proclamer froidement que voici l'une des principales curiosités de l'art moderne, et qui pourra plus tard être regardée comme très significative de notre époque. »
Francis Ponge, 1949
« Parcours singulier en effet que celui d'un militant de l'abstraction construite au début des années 1930, puis d'un peintre restant fidèle à l'art abstrait s'attachant à des formes incurvées, imbriquées et suspendues dans l'espace, jusqu'à une certaine Figure tombée en 1930 qui achève cette première phase et marque la rupture définitive avec l'abstraction. Dès lors, Hélion va poursuivre son oeuvre en regardant le monde et en réintégrant dans sa peinture la figure humaine associée aux éléments du quotidien - objets, mannequins, journaux et même événements historiques -, selon une évolution esthétique qui s'écartait radicalement des attendus modernistes et suscita longtemps l'incompréhension. Ce cheminement à rebours des classiques modernes au XXe siècle soulèvera bien des interrogations, même si d'autres artistes en offriront des exemples tels Alberto Giacometti ou encore Philip Guston, pour être aujourd'hui, le temps ayant fain son oeuvre, largement célébrés. Hélion participe en effet aux courants historiques de l'art abstrait dont il est un protagoniste militant dans les années 1930. Il compte, aux côtés de van Doesburg, parmi les fondateurs de la revue Art Concret où il exerce la fonction de rédacteur en chef | opposant au surréalisme des préceptes picturaux rigoureux à ambition universelle. Peu après, il est de ceux qui contribuent à la création du groupe Abstraction-Création, large rassemblement international réunissant le meilleur de l'art abstrait entre les deux guerres Il en coordonne la publication faisant preuve de qualités pédagogiques comme de profondeur théorique. Si sa peinture connaît alors plusieurs moments bien différenciés, elle reste fidèle à des normes esthétiques en plein accord avec les avant-gardes de l'époque et s'inscrit dans la lignée d'artistes majeurs, de Mondrian à Arp. Cela ne l'empêche pas de s'écarter peu à peu des dogmes de l'Art Concret et de libérer les formes en mouvement sur la surface du tableau. Hélion apporte, dans ces années d'avant-guerre, une contribution importante à la reconnaissance internationale - tout particulièrement américaine - de l'art moderne. Son atelier à Paris puis aux États-Unis où il réside à partir du milieu des années 1930, est un lieu d'échanges d'idées et d'informations. Hélion est un relais essentiel pour la pénétration des théories de l'abstraction vers la Grande Bretagne et vers les États-Unis (cf. respectivement son rôle dans la création de la revue Axis ou la fondation de l'A.A.A., American Abstract Artists). »
Alfred Pacquement, in. Jean Hélion, cat. expo., Paris, Centre Georges Pompidou, 8 décembre 2004 - 6 mars 2005, Paris : Éditions du Centre Pompidou, 2004, p. 12
Occ' à la reine, 1972
Sanguine, fusain et encre de Chine sur papier
Signée et datée ‘14. III. 72' en bas à droite
19,5 x 26 cm - 7 5/8 x 10 1/4 in.
PROVENANCE
- Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
- Vente, Art moderne & contemporain - Estampes, Calmels-Cohen, Paris, Hôtel Drouot, 18 décembre 2006, lot 30
- Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente)
« Pour qu'à son tour l'oeuvre d'Hélion se trouve ici peinte selon sa propre manière, peut-être suffit-il - je n'y ai songé qu'après coup de proclamer froidement que voici l'une des principales curiosités de l'art moderne, et qui pourra plus tard être regardée comme très significative de notre époque. »
Francis Ponge, 1949
« Parcours singulier en effet que celui d'un militant de l'abstraction construite au début des années 1930, puis d'un peintre restant fidèle à l'art abstrait s'attachant à des formes incurvées, imbriquées et suspendues dans l'espace, jusqu'à une certaine Figure tombée en 1930 qui achève cette première phase et marque la rupture définitive avec l'abstraction. Dès lors, Hélion va poursuivre son oeuvre en regardant le monde et en réintégrant dans sa peinture la figure humaine associée aux éléments du quotidien - objets, mannequins, journaux et même événements historiques -, selon une évolution esthétique qui s'écartait radicalement des attendus modernistes et suscita longtemps l'incompréhension. Ce cheminement à rebours des classiques modernes au XXe siècle soulèvera bien des interrogations, même si d'autres artistes en offriront des exemples tels Alberto Giacometti ou encore Philip Guston, pour être aujourd'hui, le temps ayant fain son oeuvre, largement célébrés. Hélion participe en effet aux courants historiques de l'art abstrait dont il est un protagoniste militant dans les années 1930. Il compte, aux côtés de van Doesburg, parmi les fondateurs de la revue Art Concret où il exerce la fonction de rédacteur en chef | opposant au surréalisme des préceptes picturaux rigoureux à ambition universelle. Peu après, il est de ceux qui contribuent à la création du groupe Abstraction-Création, large rassemblement international réunissant le meilleur de l'art abstrait entre les deux guerres Il en coordonne la publication faisant preuve de qualités pédagogiques comme de profondeur théorique. Si sa peinture connaît alors plusieurs moments bien différenciés, elle reste fidèle à des normes esthétiques en plein accord avec les avant-gardes de l'époque et s'inscrit dans la lignée d'artistes majeurs, de Mondrian à Arp. Cela ne l'empêche pas de s'écarter peu à peu des dogmes de l'Art Concret et de libérer les formes en mouvement sur la surface du tableau. Hélion apporte, dans ces années d'avant-guerre, une contribution importante à la reconnaissance internationale - tout particulièrement américaine - de l'art moderne. Son atelier à Paris puis aux États-Unis où il réside à partir du milieu des années 1930, est un lieu d'échanges d'idées et d'informations. Hélion est un relais essentiel pour la pénétration des théories de l'abstraction vers la Grande Bretagne et vers les États-Unis (cf. respectivement son rôle dans la création de la revue Axis ou la fondation de l'A.A.A., American Abstract Artists). »
Alfred Pacquement, in. Jean Hélion, cat. expo., Paris, Centre Georges Pompidou, 8 décembre 2004 - 6 mars 2005, Paris : Éditions du Centre Pompidou, 2004, p. 12
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