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CHINE DYNASTIE QING, ÉPOQUE YONGZHENG (1722-1735)
Vendu : 84 500 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
CHINE DYNASTIE QING, ÉPOQUE YONGZHENG (1722-1735)
= Exceptionnelle robe semi-formelle d'empereur (longpao) en soie jaune décorée de neufs dragons impériaux pourchassant la perle parmi les nuées. La robe brodée aux fils de soie polychromes et couchure de fils d'or, sur fond jaune impérial, de huit dragons à cinq griffes, chauve-souris, caractères Shou et Xi parmi des volutes nuageuses en dégradés de vert, bleu et rouge, au-dessus d'une courte bande de lishui et de flots tumulteux d'où émergent les pics sacrés et des objets précieux. Le neuvième dragon brodé sur le pan intérieur de la robe.
Doublée de soie jaune.
Dim. 145 x 204.5 cm
PROVENANCE
Collection particulière d'un attaché militaire français en poste en Chine de 1919 à 1925, puis par descendance.
Très peu d'exemples de robes impériales du début de la dynastie Qing sont en mains privées. La majorité de ces robes de cour sont conservées dans les collections publiques, notamment celles du Musée du Palais, Beijing.
Une robe d'époque Yongzheng illustrée dans « Stately Demeanour. Costumes of Qing Emperors and Empress from the Collection of the Palace
Museum », Macau, 2020, cat. no. 22, pp. 68-69.
Une autre robe d'époque Yongzheng illustrée dans « The Splendors of Imperial Costume. Qing
Court Attire from the Beijing Palace Museum »,
Beijing, 2008, pl. 29 (accession. no. 45188).
Parmi les pièces de comparaison recensées, l'exemple le plus approchant est un longpao conservé dans les collections du Saint Louis Art
Museum (n°97 :1978). Il présente une grande similarité dans la composition et le style. On notera quelques petites différences iconographiques, notamment la présence d'une perle enflammée au lieu d'un caractère de longévité associé au dragon central. De même, son fond est semé de chauve-souris et pêches de longévité tandis que la présente robe est brodée de chauve-souris et caractères Xi.
On distingue 5 catégories de vêtements officiels au sein de la cour Qing : le vêtement formel (chaofu), le vêtement semi-formel (jifu), le vêtement informel (changfu), le vêtement de voyage (xinfu) et enfin les vêtements militaires.
La robe que nous présentons est un longpao (littéralement « robe-dragon »). Il appartient à la catégorie des vêtements semi-formels (jifu), revêtus lors d'occasions importantes à la Cour (mariages, banquets, fêtes, inspections militaires...).
Le décor des longpao est soumis à une stricte codification, quant au type et au nombre de dragons représentés sur la robe mais également quant à la couleur de celle-ci. Ainsi, seul l'empereur, l'impératrice, le prince-héritier, l'impératrice douairière et quelques concubines de haut-rang sont autorisés à porter des dragons à cinq griffes sur leurs vêtements. La codification des couleurs de robe est encore plus stricte réservant le port du jaune impérial (minghuang) aux seuls empereur, impératrice, impératrice douairière et première concubine. Le prince-héritier est autorisé à porter une déclinaison du jaune, le jaune-abricot (xinghuang), les autres princes de sang doivent revêtir le jaune d'or (jinhuang).
La présence d'une fente sur le devant de notre longpao indique qu'il s'agit d'un vêtement de garde-robe masculine. L'association du jaune minghuang et des neufs dragons à cinq griffes suggère que la robe était destinée à l'empereur lui-même, seul homme autorisé à revêtir le jaune minghuang.
Il est intéressant de noter que cette robe destinée à l'empereur n'est pas décorée avec les « Douze
Emblèmes ». La réintroduction de ces motifs dans la garde-robe officielle des Qing est actée par les lois de régulation vestimentaires édictées en 1759 par l'empereur Qianlong dans le Huangchao liqi tushi (« Les Précédents Illustrés de l'Attirail
Rituel de la Cour Impériale »). En effet, Huang
Taiji, premier empereur des Qing, avait rejeté l'emploi des « Douze Symboles » qui ornaient les vêtements rituels et officiels des souverains chinois depuis la dynastie Zhou (1046-256 av. JC).
Cette absence des « Douze Symboles » suggère une date antérieure au règne de Qianlong. De même, le style sinueux et élancé des nuages, délicatement brodés en dégradé, évoquant des volutes de fumée est caractéristique des productions de l'époque Yongzheng.
Le costume de cour est, dès les premières années de la dynastie Qing (1644 - 1911), une composante essentielle du pouvoir impérial. Il s'agit pour les élites mandchoues d'affirmer leur différence face à la culture traditionnelle chinoise tout en embrassant certains codes des dynasties précédentes dans une volonté de renforcement de leur nouveau pouvoir. Le costume de cour synthétise les diverses influences qui traversent la dynastie
Qing, partagée entre ses origines nomades et la nécessité de se siniser.
Les officiels mandchous vont adapter la traditionnelle robe-dragon en lui intégrant des éléments liés au fond culture
= Exceptionnelle robe semi-formelle d'empereur (longpao) en soie jaune décorée de neufs dragons impériaux pourchassant la perle parmi les nuées. La robe brodée aux fils de soie polychromes et couchure de fils d'or, sur fond jaune impérial, de huit dragons à cinq griffes, chauve-souris, caractères Shou et Xi parmi des volutes nuageuses en dégradés de vert, bleu et rouge, au-dessus d'une courte bande de lishui et de flots tumulteux d'où émergent les pics sacrés et des objets précieux. Le neuvième dragon brodé sur le pan intérieur de la robe.
Doublée de soie jaune.
Dim. 145 x 204.5 cm
PROVENANCE
Collection particulière d'un attaché militaire français en poste en Chine de 1919 à 1925, puis par descendance.
Très peu d'exemples de robes impériales du début de la dynastie Qing sont en mains privées. La majorité de ces robes de cour sont conservées dans les collections publiques, notamment celles du Musée du Palais, Beijing.
Une robe d'époque Yongzheng illustrée dans « Stately Demeanour. Costumes of Qing Emperors and Empress from the Collection of the Palace
Museum », Macau, 2020, cat. no. 22, pp. 68-69.
Une autre robe d'époque Yongzheng illustrée dans « The Splendors of Imperial Costume. Qing
Court Attire from the Beijing Palace Museum »,
Beijing, 2008, pl. 29 (accession. no. 45188).
Parmi les pièces de comparaison recensées, l'exemple le plus approchant est un longpao conservé dans les collections du Saint Louis Art
Museum (n°97 :1978). Il présente une grande similarité dans la composition et le style. On notera quelques petites différences iconographiques, notamment la présence d'une perle enflammée au lieu d'un caractère de longévité associé au dragon central. De même, son fond est semé de chauve-souris et pêches de longévité tandis que la présente robe est brodée de chauve-souris et caractères Xi.
On distingue 5 catégories de vêtements officiels au sein de la cour Qing : le vêtement formel (chaofu), le vêtement semi-formel (jifu), le vêtement informel (changfu), le vêtement de voyage (xinfu) et enfin les vêtements militaires.
La robe que nous présentons est un longpao (littéralement « robe-dragon »). Il appartient à la catégorie des vêtements semi-formels (jifu), revêtus lors d'occasions importantes à la Cour (mariages, banquets, fêtes, inspections militaires...).
Le décor des longpao est soumis à une stricte codification, quant au type et au nombre de dragons représentés sur la robe mais également quant à la couleur de celle-ci. Ainsi, seul l'empereur, l'impératrice, le prince-héritier, l'impératrice douairière et quelques concubines de haut-rang sont autorisés à porter des dragons à cinq griffes sur leurs vêtements. La codification des couleurs de robe est encore plus stricte réservant le port du jaune impérial (minghuang) aux seuls empereur, impératrice, impératrice douairière et première concubine. Le prince-héritier est autorisé à porter une déclinaison du jaune, le jaune-abricot (xinghuang), les autres princes de sang doivent revêtir le jaune d'or (jinhuang).
La présence d'une fente sur le devant de notre longpao indique qu'il s'agit d'un vêtement de garde-robe masculine. L'association du jaune minghuang et des neufs dragons à cinq griffes suggère que la robe était destinée à l'empereur lui-même, seul homme autorisé à revêtir le jaune minghuang.
Il est intéressant de noter que cette robe destinée à l'empereur n'est pas décorée avec les « Douze
Emblèmes ». La réintroduction de ces motifs dans la garde-robe officielle des Qing est actée par les lois de régulation vestimentaires édictées en 1759 par l'empereur Qianlong dans le Huangchao liqi tushi (« Les Précédents Illustrés de l'Attirail
Rituel de la Cour Impériale »). En effet, Huang
Taiji, premier empereur des Qing, avait rejeté l'emploi des « Douze Symboles » qui ornaient les vêtements rituels et officiels des souverains chinois depuis la dynastie Zhou (1046-256 av. JC).
Cette absence des « Douze Symboles » suggère une date antérieure au règne de Qianlong. De même, le style sinueux et élancé des nuages, délicatement brodés en dégradé, évoquant des volutes de fumée est caractéristique des productions de l'époque Yongzheng.
Le costume de cour est, dès les premières années de la dynastie Qing (1644 - 1911), une composante essentielle du pouvoir impérial. Il s'agit pour les élites mandchoues d'affirmer leur différence face à la culture traditionnelle chinoise tout en embrassant certains codes des dynasties précédentes dans une volonté de renforcement de leur nouveau pouvoir. Le costume de cour synthétise les diverses influences qui traversent la dynastie
Qing, partagée entre ses origines nomades et la nécessité de se siniser.
Les officiels mandchous vont adapter la traditionnelle robe-dragon en lui intégrant des éléments liés au fond culture
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