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FRANÇOIS-GABRIEL-GUILLAUME LÉPAULLE

Vendu : 7 800

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FRANÇOIS-GABRIEL-GUILLAUME LÉPAULLE
Tête de Giuseppe Fieschi (1790-1836) après son exécution
Huile sur toile (toile d'origine)
46,3 x 37,8 cm

« Fieschi bravait la mort, et il aurait peut-être tremblé devant le supplice de l’obscurité et de l’oubli ! »

Né en Corse, Giuseppe Fieschi, conspirateur républicain, personnage orgueilleux, peu réfléchi et qui aspirait à la renommée, est condamné à la peine des parricides le 16 février 1836 pour avoir attenté à la vie de Louis-Philippe en juillet 1835. En réaction à cela notamment, le roi fait promulguer les lois de septembre, aussi connues comme « lois scélérates » sur les actes de rébellion et liberté de la presse.
Lorsque tombent les têtes de Fieschi et ses deux comparses, le biographe d’Hugues Fourau (1803-1873) raconte que ce dernier, peintre, serait allé directement à Clamart les chercher, les plonger dans l’eau bouillante avant de les rapporter dans son atelier et d’en faire les portraits demandés. Récit sordide, confinant à l’horreur pour l’imagination de notre société contemporaine, il est à mettre en lien avec l’engouement de l’époque pour la phrénologie. Science de l’interprétation du caractère d’un homme en fonction de la forme de son crâne, elle était alors l’objet d’un véritable engouement de la part des milieux médicaux, artistiques et judiciaires.
Outre Hugues Fourau, Brascassat (1804-1867) et notre peintre se sont également attelés à la tâche. A ce propos, la grande qualité d’exécution de l’œuvre tout comme sa facture enlevée nous invitent à imaginer qu’il pourrait s’agir d’une esquisse pour la version définitive, aujourd’hui conservée au musée Carnavalet (inv. P2548).