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ATELIER DE GIOVAN PIETRO RIZZOLI, DIT GIAMPIETRINO ACTIF À MILAN CA. 1495

Vendu : 42 000

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ATELIER DE GIOVAN PIETRO RIZZOLI, DIT GIAMPIETRINO ACTIF À MILAN CA. 1495 - 1549
Sainte Catherine d'Alexandrie
Huile sur panneau
63,5 x 48,5 cm

PROVENANCE
Collection des princes Gallio Trivulzio (cf. le cachet de collection au revers du panneau) |
Collection privée italienne.

BIBLIOGRAPHIE
EN RAPPORT Cristina GEDDO, « La Madonna di Castel Vitoni del Giampietrino », in Achademia Leonardi Vinci, VII, 1994, p. 65, et ill. 46 |
Pietro C. MARANI, « Giovan Pietro Rizzoli, detto il Giampietrino », in I Leonardeschi, Milan, 1998, pp. 278 - 287.

Sainte Catherine d'Alexandrie est ici dépeinte dans un geste d'adoration pendant son martyre. L'un des instruments de son supplice, une roue dentée, est ici prêt à se refermer sur elle. Le présent tableau présente de nombreuses analogies avec l'oeuvre de même sujet conservée à la Pinacoteca Civica Malaspina à Pavie. Si le musée la donne à « Pseudogiampietrino A »¹, un collaborateur de Giampietrino, lui-même l'un des élèves les plus illustres de Léonard de Vinci, Cristina Geddo donnait cette version à « Pseudogiampietrino B »². Quelle que soit l'identité de ce peintre dont le nom ne nous est pas parvenu, il est hautement vraisemblable que toutes deux aient été réalisées par une seule et même main au sein de cet atelier milanais.
Conformément à la technique inventée quelques décennies auparavant par le maître du sfumato, il est à noter que l'on trouve ici dans le dessin sous-jacent des marques d'empreinte digitale³.
Le cachet de collection au revers du panneau figure les armoiries princières de la famille Gallio Trivulzio. Cet te branche est issue de l'union de Tolomeo II Gallio, IVe duc di Alvito, et de son épouse, Ottavia Trivulzio, qui donnèrent naissance au prince Antonio Teodoro Gaetano Gallio Trivulzio (1658 - 1705).
Avec son fils Antonio Tolomeo Gallio Trivulzio (1692 - 1767), Ve prince du Val Mesolcina et fondateur du fameux Pio Albergo Trivulzio à Milan, s'éteignit cette branche puisque, comme postérité, ne naquit qu'une fille décédée à l'âge de quatre ans. L'étiquette au dos quant à elle identifie Giampietrino mais peut-être de façon plus intéressante semble également pointer vers une restauration ancienne effectuée par le peintre Giovanni Locarno (actif entre 1826 - 1840 | voir Lugt 1691) puisque « riccomodare » est un terme italien vieilli pour signifier « restaurer » et « Luccarno » renverrait tout simplement à la localité « Locarno ».

1. Cf. site du musée (https://malaspina.museicivici.pavia.it/SCHEDA/?id=160).
2. Voi r : Cr ist ina GEDDO, « La Madonna di Castel Vi toni del Giampiet r ino », in Achademia Leonardi Vinci, VII, 1994, p. 65, et ill. 46.
3. Voir au sujet du dessin dans l'atelier de Giampietrino : Furio RINALDO, « I designi di Giampietrino : Note di tecnica e funzione », in Raccolta Vinciana, vol. 35 (2013), pp. 213 - 242.