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CHU TEH CHUN (1920-2014)
Vendu : 11 400 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
CHU TEH CHUN (1920-2014)
Abstraction, 1991
Huile sur toile, signée et datée en bas à droite
91 x 73 cm
Un certificat d'authenticité de la Fondation Chu Teh-Chun sera remis à l'acquéreur.
PROVENANCE
Galerie Régis Dorval, Le Touquet, 1991
Collection privée, Hauts de France
Chu Teh-Chun naît dans la province du Jiangsu, non loin des abords du fleuve Yangtse. Il appartient à une famille de lettrés au sein de laquelle il apprend l’art de la grande calligraphie traditionnelle chinoise. Chu Teh-Chun suit à partir de 1935 une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Hangzhou, école dirigée par le maître Lin Fengmian revenu de sa propre formation aux Beaux-Arts de Paris et Dijon. Après des succès commerciaux à Taïwan, l'artiste décide de se lancer dans un périple à destination de la France où il accoste en 1955. La rétrospective de Nicolas de Staël, organisée peu après, en 1956 au Musée d’art moderne de la ville de Paris, constitue pour lui un véritable déclencheur. Il se détourne de la peinture figurative apprise en Chine pour aller résolument vers l’abstraction, y voyant un moyen de concilier son art de la calligraphie avec ses nouvelles inspirations françaises. Alors que son travail évolue, il signe en 1958 avec la galerie Henriette Legendre un contrat d’exclusivité pour six ans. Cette nouvelle situation lui permet de se dédier à l’art abstrait qu’il ne quittera désormais plus. C’est également pour lui l’occasion de bénéficier de nombreuses expositions, y compris à l’international. Sa carrière prend alors un grand essor en France, en Chine et aux États-Unis. Enfin, Chu Teh-Chun jouit d’une reconnaissance des grandes institutions françaises. Il est d’abord reçu à l’Institut comme membre de l’Académie des Beaux-Arts, où il prononcera son discours de réception le 3 décembre 1999. Il y décrira ainsi son oeuvre : « la couleur et le graphisme, sans jamais coïncider, concourent au même but : éveiller la lumière, les formes et le mouvement ». Chu Teh-Chun réalisera entre 2007 et 2009 pour la Manufacture de Sèvres une série de cinquante-huit vases, intitulée « De neige, d’or et d’azur », à la jonction entre les grandes traditions de la porcelaine chinoise et française.
L’oeuvre que nous présentons aujourd’hui, tumultueuse et vivante, porte en elle une certaine forme de singulière sérénité. Les couleurs, tantôt complémentaires, tantôt en harmonie, se mélangent et s’affrontent en une danse effrénée ponctuée de courbes et de contrecourbes, d’aplats de peinture et d’enlèvements de matière. Le geste sûr et précis de Chu Teh-Chun transparaît dans les touches légères et souples qu’il emploie, héritage de sa passion et de sa maîtrise de la grande calligraphie chinoise qu’il n’a jamais cessé de pratiquer. Cet ensemble qui mêle autant la couleur que le dessin témoigne de la virtuosité de Chu Teh-Chun qui parvient par un travail aussi spontané que précis à donner vie à ses oeuvres.
Voir le scan Artmyn de l'oeuvre :
https://artmyn.com/embed/TPPZ50?auto_start=1
Abstraction, 1991
Huile sur toile, signée et datée en bas à droite
91 x 73 cm
Un certificat d'authenticité de la Fondation Chu Teh-Chun sera remis à l'acquéreur.
PROVENANCE
Galerie Régis Dorval, Le Touquet, 1991
Collection privée, Hauts de France
Chu Teh-Chun naît dans la province du Jiangsu, non loin des abords du fleuve Yangtse. Il appartient à une famille de lettrés au sein de laquelle il apprend l’art de la grande calligraphie traditionnelle chinoise. Chu Teh-Chun suit à partir de 1935 une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Hangzhou, école dirigée par le maître Lin Fengmian revenu de sa propre formation aux Beaux-Arts de Paris et Dijon. Après des succès commerciaux à Taïwan, l'artiste décide de se lancer dans un périple à destination de la France où il accoste en 1955. La rétrospective de Nicolas de Staël, organisée peu après, en 1956 au Musée d’art moderne de la ville de Paris, constitue pour lui un véritable déclencheur. Il se détourne de la peinture figurative apprise en Chine pour aller résolument vers l’abstraction, y voyant un moyen de concilier son art de la calligraphie avec ses nouvelles inspirations françaises. Alors que son travail évolue, il signe en 1958 avec la galerie Henriette Legendre un contrat d’exclusivité pour six ans. Cette nouvelle situation lui permet de se dédier à l’art abstrait qu’il ne quittera désormais plus. C’est également pour lui l’occasion de bénéficier de nombreuses expositions, y compris à l’international. Sa carrière prend alors un grand essor en France, en Chine et aux États-Unis. Enfin, Chu Teh-Chun jouit d’une reconnaissance des grandes institutions françaises. Il est d’abord reçu à l’Institut comme membre de l’Académie des Beaux-Arts, où il prononcera son discours de réception le 3 décembre 1999. Il y décrira ainsi son oeuvre : « la couleur et le graphisme, sans jamais coïncider, concourent au même but : éveiller la lumière, les formes et le mouvement ». Chu Teh-Chun réalisera entre 2007 et 2009 pour la Manufacture de Sèvres une série de cinquante-huit vases, intitulée « De neige, d’or et d’azur », à la jonction entre les grandes traditions de la porcelaine chinoise et française.
L’oeuvre que nous présentons aujourd’hui, tumultueuse et vivante, porte en elle une certaine forme de singulière sérénité. Les couleurs, tantôt complémentaires, tantôt en harmonie, se mélangent et s’affrontent en une danse effrénée ponctuée de courbes et de contrecourbes, d’aplats de peinture et d’enlèvements de matière. Le geste sûr et précis de Chu Teh-Chun transparaît dans les touches légères et souples qu’il emploie, héritage de sa passion et de sa maîtrise de la grande calligraphie chinoise qu’il n’a jamais cessé de pratiquer. Cet ensemble qui mêle autant la couleur que le dessin témoigne de la virtuosité de Chu Teh-Chun qui parvient par un travail aussi spontané que précis à donner vie à ses oeuvres.
Voir le scan Artmyn de l'oeuvre :
https://artmyn.com/embed/TPPZ50?auto_start=1
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