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1951 - BALSA Spéciale
Vendu : 46 908 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
1951 - BALSA Spéciale
Titre de circulation belge
Vendue sans contrôle technique
Châssis n° MB002512984(01)
Racer de course typique des années 1950
Superbe ligne, moteur 6-cylindres 2-litres performant
Voiture reconstruite avec passion et rigueur
Voiture arrêtée en 2020 en cours d'amélioration | travaux de remise en route et de finitions à prévoir
Occasion rare de rouler avec une voiture de course à palmarès, et immatriculée
Impossible de retracer l’histoire de la voiture qui illustre ces pages, sans revenir sur la vie romanesque de son constructeur, Marcel Balsa. Né en 1909 dans la Creuse, Marcel Balsa grandit dans un milieu modeste et apprend le métier d’ajusteur-toupilleur, avant de « monter » travailler à Paris. Sur son temps libre, et grâce à ses premières économies, il pilote en course des motos, et monte sur le ring : avec ses 100 kg pour 1,80 m, il fait des exploits ! Un côté bagarreur qui ressort lors de sa période « sous les drapeaux », avec 265 jours de « trou » ! En 1934, sa carrière motocycliste est à son apogée avec un titre de Champion de France… Exploit renouvelé en 1937. Une année charnière qui le voit ouvrir un atelier de mécanique à Maisons-Alfort, et qui lui permet de s’offrir une Bugatti Grand Prix, puis une Talbot T150 C. Son talent de pilote (il occupe longtemps les avant-postes du Grand Prix de Pau 1939 aux côtés des plus grands pilotes d’alors !) est mis entre parenthèses le temps de la guerre, où il s’adonne – encore avec succès – au cyclisme. À la Libération, il reprend son activité, et sa carte de visite pose les bases : « Marcel Balsa – spécialiste moteur course. Bugatti et BMW, étude et fabrication de châssis ». Il termine d’ailleurs 5e de la Coupe des Prisonniers, au volant de sa Bugatti 51, avant de s’offrir une Maserati 6 CM. Ami de Raymond Sommer, il refuse son soutien qui aurait pu lui permettre de devenir pilote professionnel, et pré-fère faire cavalier seul, en écumant désormais les courses au volant de BMW 328 retravaillées par ses soins. Mais quelle meilleure publicité pour son activité que de courir – et gagner ! – au volant d’une auto de sa conception ? C’est ainsi qu’il construit en 1950 une superbe monoplace, motorisée par le moteur BMW 6-cylindres de la 328 qu’il affectionne tant. Aussi belle que performante (6e au Circuit des Remparts 1950, et nombreux podiums à Montlhéry et en Europe), cette auto attire de nouveaux clients, désireux de courir au volant d’une Balsa. C’est ainsi qu’un certain Armand Philippe commande une Balsa, qui sera donc le châssis numéro 2. Cette voiture est rapide-ment revendue via l’intermédiaire de Marcel Balsa à Serge Nersessian, un jeune diamantaire parisien, gentleman driver à ses heures. Pierre Abeillon l’interviewait pour Rétroviseur en 1997 : « Il s’agissait d’une biplace à garde-boue qui pouvait servir aussi bien en F2 qu’en Sports. Elle était équipée d’un moteur Météor dont le vile-brequin était monté sur aiguilles. Je l’ai utilisée de 1952 à 1954. Cette dernière année, elle était équipée d’une carrosserie neuve de barquette.
Je l’ai vendue en fin de saison à Lamberjack, et je ne sais pas ce qu’il en a fait. Elle marchait très bien, était très équilibrée, rapide et fiable. » Cette voiture permettra au jeune Nersessian de briller, notamment à Montlhéry (2e aux Coupes de Printemps 1953, Coupe d’Automne, 1952 et 1953), au Grand Prix des Frontières (à Chimay), à Cadours, etc.La carrosserie barquette semble avoir sur-vécu, sur un châssis BMW 315, tandis que la première carrosserie, celle qui a le plus couru, réapparut en Belgique, au milieu des années 1990, chez Paul Grant, sur un châssis non iden-tifié. C’est à ce moment-là que Monsieur L. se porta acquéreur de la carrosserie, et se lança dans un époustouflant travail de reconstruc-tion, conforme aux quelques photos d’époque. Le châssis, extrapolé d’une Simca 8, est un superbe exercice de chaudronnerie, comme les trains roulants. Quant au moteur, devant la difficulté de trouver un BMW 328, ou un Météor, Monsieur L. fit préparer en Angleterre, chez le spécialiste Brian May, un moteur Bristol type 85/C, n° 2034 (copie… du BMW 328 !). La voiture fit quelques apparitions, et retrouva notamment la Balsa n° 1, à Montlhéry, comme au temps de leur succès. Avant de disparaître, Monsieur L. modifia très légèrement la voiture, pour en faire une biplace, et s’attaqua au fais-ceau électrique. Ce superbe racer, l’une des 4 Balsa Spéciale fabriquées, attend aujourd’hui un amateur de voiture de sport/course, qui saura la redémarrer et finir les quelques travaux et améliorations nécessaires à son retour sur la route, et les circuits. À suivre…
Titre de circulation belge
Vendue sans contrôle technique
Châssis n° MB002512984(01)
Racer de course typique des années 1950
Superbe ligne, moteur 6-cylindres 2-litres performant
Voiture reconstruite avec passion et rigueur
Voiture arrêtée en 2020 en cours d'amélioration | travaux de remise en route et de finitions à prévoir
Occasion rare de rouler avec une voiture de course à palmarès, et immatriculée
Impossible de retracer l’histoire de la voiture qui illustre ces pages, sans revenir sur la vie romanesque de son constructeur, Marcel Balsa. Né en 1909 dans la Creuse, Marcel Balsa grandit dans un milieu modeste et apprend le métier d’ajusteur-toupilleur, avant de « monter » travailler à Paris. Sur son temps libre, et grâce à ses premières économies, il pilote en course des motos, et monte sur le ring : avec ses 100 kg pour 1,80 m, il fait des exploits ! Un côté bagarreur qui ressort lors de sa période « sous les drapeaux », avec 265 jours de « trou » ! En 1934, sa carrière motocycliste est à son apogée avec un titre de Champion de France… Exploit renouvelé en 1937. Une année charnière qui le voit ouvrir un atelier de mécanique à Maisons-Alfort, et qui lui permet de s’offrir une Bugatti Grand Prix, puis une Talbot T150 C. Son talent de pilote (il occupe longtemps les avant-postes du Grand Prix de Pau 1939 aux côtés des plus grands pilotes d’alors !) est mis entre parenthèses le temps de la guerre, où il s’adonne – encore avec succès – au cyclisme. À la Libération, il reprend son activité, et sa carte de visite pose les bases : « Marcel Balsa – spécialiste moteur course. Bugatti et BMW, étude et fabrication de châssis ». Il termine d’ailleurs 5e de la Coupe des Prisonniers, au volant de sa Bugatti 51, avant de s’offrir une Maserati 6 CM. Ami de Raymond Sommer, il refuse son soutien qui aurait pu lui permettre de devenir pilote professionnel, et pré-fère faire cavalier seul, en écumant désormais les courses au volant de BMW 328 retravaillées par ses soins. Mais quelle meilleure publicité pour son activité que de courir – et gagner ! – au volant d’une auto de sa conception ? C’est ainsi qu’il construit en 1950 une superbe monoplace, motorisée par le moteur BMW 6-cylindres de la 328 qu’il affectionne tant. Aussi belle que performante (6e au Circuit des Remparts 1950, et nombreux podiums à Montlhéry et en Europe), cette auto attire de nouveaux clients, désireux de courir au volant d’une Balsa. C’est ainsi qu’un certain Armand Philippe commande une Balsa, qui sera donc le châssis numéro 2. Cette voiture est rapide-ment revendue via l’intermédiaire de Marcel Balsa à Serge Nersessian, un jeune diamantaire parisien, gentleman driver à ses heures. Pierre Abeillon l’interviewait pour Rétroviseur en 1997 : « Il s’agissait d’une biplace à garde-boue qui pouvait servir aussi bien en F2 qu’en Sports. Elle était équipée d’un moteur Météor dont le vile-brequin était monté sur aiguilles. Je l’ai utilisée de 1952 à 1954. Cette dernière année, elle était équipée d’une carrosserie neuve de barquette.
Je l’ai vendue en fin de saison à Lamberjack, et je ne sais pas ce qu’il en a fait. Elle marchait très bien, était très équilibrée, rapide et fiable. » Cette voiture permettra au jeune Nersessian de briller, notamment à Montlhéry (2e aux Coupes de Printemps 1953, Coupe d’Automne, 1952 et 1953), au Grand Prix des Frontières (à Chimay), à Cadours, etc.La carrosserie barquette semble avoir sur-vécu, sur un châssis BMW 315, tandis que la première carrosserie, celle qui a le plus couru, réapparut en Belgique, au milieu des années 1990, chez Paul Grant, sur un châssis non iden-tifié. C’est à ce moment-là que Monsieur L. se porta acquéreur de la carrosserie, et se lança dans un époustouflant travail de reconstruc-tion, conforme aux quelques photos d’époque. Le châssis, extrapolé d’une Simca 8, est un superbe exercice de chaudronnerie, comme les trains roulants. Quant au moteur, devant la difficulté de trouver un BMW 328, ou un Météor, Monsieur L. fit préparer en Angleterre, chez le spécialiste Brian May, un moteur Bristol type 85/C, n° 2034 (copie… du BMW 328 !). La voiture fit quelques apparitions, et retrouva notamment la Balsa n° 1, à Montlhéry, comme au temps de leur succès. Avant de disparaître, Monsieur L. modifia très légèrement la voiture, pour en faire une biplace, et s’attaqua au fais-ceau électrique. Ce superbe racer, l’une des 4 Balsa Spéciale fabriquées, attend aujourd’hui un amateur de voiture de sport/course, qui saura la redémarrer et finir les quelques travaux et améliorations nécessaires à son retour sur la route, et les circuits. À suivre…
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