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CLAUDE VENARD (1913 - 1999)
Vendu : 10 400 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
CLAUDE VENARD (1913 - 1999)
Nature morte aux deux corbeaux, vers 1949
Huile sur toile
Signée en bas à droite
100 x 82 cm - 39 3/8 x 32 1/4 in.
PROVENANCE
- Kleemann Galleries, New York
- Collection particulière, États-Unis (acquis auprès de cette dernière)
- Vente, Modern and Contemporary Art, Freeman Fine Arts, Philadelphie, 11 mai 2022, lot 28
- Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente)
« Aujourd'hui que sont rassemblées les toiles de Venard, on voit comment son indépendance a triomphé du problème. Nulle fuite dans un abstrait de pacotille, nulle compromission avec une anecdote qui ne l'est pas moins, un élargissement de la vision, un dépouillement du pittoresque, une solidité purement architecturale de la construction et par là-dessus, le même émerveillement devant le spectacle de la couleur, donnent au tableau ses possibilités d'impact sentimental et plastique. Ces grands paysages de Paris où l'on assiste au remue-ménage des urbanistes, à la superposition des époques dans une odeur de pierre fraîchement sciée et de vieilles hardes romantiques, et dans le mouvement éternel des ciels qui passent indifférents et purs, constituent assez bien cette synthèse à laquelle tout l'art de Venard vient d'aboutir à la prime aube de son demi-siècle. Cet apport de la solitude campagnarde, on le retrouve dans les natures mortes du peintre qui ressemblent à ces bouquets de fin de moisson qu'on cloue au pignon des hangars et qui affrontent dans la patine brillante que leur donne le vent les longs hivers qui ne les détruisent pas mais au contraire les installent dans le temps. »
Jean Bouret, Claude Venard, cat. expo., Paris, Galerie Charpentier, 1959, Paris : Galerie Charpentier, 1959, n.p.
Nature morte aux deux corbeaux, vers 1949
Huile sur toile
Signée en bas à droite
100 x 82 cm - 39 3/8 x 32 1/4 in.
PROVENANCE
- Kleemann Galleries, New York
- Collection particulière, États-Unis (acquis auprès de cette dernière)
- Vente, Modern and Contemporary Art, Freeman Fine Arts, Philadelphie, 11 mai 2022, lot 28
- Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente)
« Aujourd'hui que sont rassemblées les toiles de Venard, on voit comment son indépendance a triomphé du problème. Nulle fuite dans un abstrait de pacotille, nulle compromission avec une anecdote qui ne l'est pas moins, un élargissement de la vision, un dépouillement du pittoresque, une solidité purement architecturale de la construction et par là-dessus, le même émerveillement devant le spectacle de la couleur, donnent au tableau ses possibilités d'impact sentimental et plastique. Ces grands paysages de Paris où l'on assiste au remue-ménage des urbanistes, à la superposition des époques dans une odeur de pierre fraîchement sciée et de vieilles hardes romantiques, et dans le mouvement éternel des ciels qui passent indifférents et purs, constituent assez bien cette synthèse à laquelle tout l'art de Venard vient d'aboutir à la prime aube de son demi-siècle. Cet apport de la solitude campagnarde, on le retrouve dans les natures mortes du peintre qui ressemblent à ces bouquets de fin de moisson qu'on cloue au pignon des hangars et qui affrontent dans la patine brillante que leur donne le vent les longs hivers qui ne les détruisent pas mais au contraire les installent dans le temps. »
Jean Bouret, Claude Venard, cat. expo., Paris, Galerie Charpentier, 1959, Paris : Galerie Charpentier, 1959, n.p.
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