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MAURICE UTRILLO (1883 - 1955)
Vendu : 52 000 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
MAURICE UTRILLO (1883 - 1955)
La cathédrale Saint-Lazare à Autun (Saône-et-Loire), 1933
Huile sur toile
Signée et datée ‘1933' en bas à droite
Située ‘Autun (Saône et Loire)' en bas à gauche
(Rentoilé, localisation, date et signature reprises, restaurations anciennes et petites lacunes de couches picturale)
91 x 73 cm - 35 7/8 x 28 3/4 in.
L'Association Maurice Utrillo a confirmé l'authenticité de cette oeuvre. Un certificat sera remis à l'acquéreur.
PROVENANCE
- Vente, Tableaux anciens, bronzes, sculptures et tableaux moderne [...], Mes Philippe et Jean-Paul Couturier, Raymond de Nicolay, Paris, Palais Galliera, 30 mai 1975, lot 32
- Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente par la famille de l'actuel propriétaire)
BIBLIOGRAPHIE
Paul Pétridès, L'oeuvre complet de Maurice Utrillo, Tome III, Paris : Paul Pétridès, 1969, décrit sous le n°1484, p. 82, et reproduit sous le n°1484, p. 83
« Utrillo n'est pas seulement le peintre des murs verdis, des maisons qui se putréfient sous les eczémas des plâtres | il est aussi, avec une candeur de primitif, le peintre des églises et des cathédrales | Reims, Chartres, Moulins, Saint -Séverin, Saint -Étienne -du -Mont, Saint-Germain, la basilique de Saint-Denis et surtout Notre-Dame de Paris ont tenté maintes fois son pinceau. »
Léon Gerbe, « Maurice Utrillo, peintre du Vieux Montmartre », in. Le peuple, n°6613, 3 mai 1939, p. 4
« Certes, la valeur esthétique des monuments qu'il peint lui est bien indifférente. Tout spectacle lui est bon, pourvu qu'il le mette en état de grâce : Notre-Dame de Paris l'a hautement inspirée, mais telle église construite en faux gothique, telle chapelle de campagne et même les horreurs de Lourdes ou de Fourvières qu'on pouvait voir à la récente exposition du Portique, ne se trouvent pas moins heureuse - ment magnifiées par lui, Car Maurice Utrillo, comme tout peintre digne de ce nom, ne considère point son modèle autrement que comme un prétexte. Qu'elles l'exaltent, et des plus affreuses maisons de banlieue il fera un chef-d'oeuvre. Quelle que soit l'application qu'il mette à donner une image véridique du paysage qu'il a sous les yeux, celui-ci est en réalité aussi peu important pour Utrillo que les trois pommes sur une serviette de Cézanne. Il ne faut pas se lasser de répéter que ce qui importe, ce n'est point la chose représentée, mais l'état d'âme du peintre. Et quelle âme serait plus émouvante quuuuuee celle de ce génie enfantin et sublime ? Nul esprit n'était mieux destiné à être frappé par la grandeur des hautes Cathédrales gothiques, par l'émouvante pureté des sanctuaires paysans. Les âmes simples sont plus que toute autre, ouvertes aux appels mystiques. Mais l'admirable discrétion dont Utrillo ne se départit point, le garde d'exprimer ses sentiments en représentant le Bon Dieu ou ses Saints, comme le fait tel peintre religieux patenté. Il sait bien qu'aucun acte de foi ne pourrait être plus agréable au Seigneur que celui de tracer pieusement l'image des maisons où on l'honore. Oui, certes, parmi les artistes de ce temps, avec Georges Rouault, je ne vois que Maurice Utrillo qui soit digne du nom de peintre religieux que Baudelaire accordait à Delacroix, mais qu'il refusait à tous les fabricants de bondieuseries du Salon de 1859. C'est bien un signe de l'esprit religieux que cette humilité devant la nature, et ce génie que possède Utrillo pour gonfler de poésie le plus quotidien, le plus banal des paysages, ne saurait lui venir que du Ciel. »
Charensol, « Utrillo, Cathédrales et églises de France à la galerie Le Portique », in. Les chroniques du jour, n°2, juin 1929, n.p
La cathédrale Saint-Lazare à Autun (Saône-et-Loire), 1933
Huile sur toile
Signée et datée ‘1933' en bas à droite
Située ‘Autun (Saône et Loire)' en bas à gauche
(Rentoilé, localisation, date et signature reprises, restaurations anciennes et petites lacunes de couches picturale)
91 x 73 cm - 35 7/8 x 28 3/4 in.
L'Association Maurice Utrillo a confirmé l'authenticité de cette oeuvre. Un certificat sera remis à l'acquéreur.
PROVENANCE
- Vente, Tableaux anciens, bronzes, sculptures et tableaux moderne [...], Mes Philippe et Jean-Paul Couturier, Raymond de Nicolay, Paris, Palais Galliera, 30 mai 1975, lot 32
- Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente par la famille de l'actuel propriétaire)
BIBLIOGRAPHIE
Paul Pétridès, L'oeuvre complet de Maurice Utrillo, Tome III, Paris : Paul Pétridès, 1969, décrit sous le n°1484, p. 82, et reproduit sous le n°1484, p. 83
« Utrillo n'est pas seulement le peintre des murs verdis, des maisons qui se putréfient sous les eczémas des plâtres | il est aussi, avec une candeur de primitif, le peintre des églises et des cathédrales | Reims, Chartres, Moulins, Saint -Séverin, Saint -Étienne -du -Mont, Saint-Germain, la basilique de Saint-Denis et surtout Notre-Dame de Paris ont tenté maintes fois son pinceau. »
Léon Gerbe, « Maurice Utrillo, peintre du Vieux Montmartre », in. Le peuple, n°6613, 3 mai 1939, p. 4
« Certes, la valeur esthétique des monuments qu'il peint lui est bien indifférente. Tout spectacle lui est bon, pourvu qu'il le mette en état de grâce : Notre-Dame de Paris l'a hautement inspirée, mais telle église construite en faux gothique, telle chapelle de campagne et même les horreurs de Lourdes ou de Fourvières qu'on pouvait voir à la récente exposition du Portique, ne se trouvent pas moins heureuse - ment magnifiées par lui, Car Maurice Utrillo, comme tout peintre digne de ce nom, ne considère point son modèle autrement que comme un prétexte. Qu'elles l'exaltent, et des plus affreuses maisons de banlieue il fera un chef-d'oeuvre. Quelle que soit l'application qu'il mette à donner une image véridique du paysage qu'il a sous les yeux, celui-ci est en réalité aussi peu important pour Utrillo que les trois pommes sur une serviette de Cézanne. Il ne faut pas se lasser de répéter que ce qui importe, ce n'est point la chose représentée, mais l'état d'âme du peintre. Et quelle âme serait plus émouvante quuuuuee celle de ce génie enfantin et sublime ? Nul esprit n'était mieux destiné à être frappé par la grandeur des hautes Cathédrales gothiques, par l'émouvante pureté des sanctuaires paysans. Les âmes simples sont plus que toute autre, ouvertes aux appels mystiques. Mais l'admirable discrétion dont Utrillo ne se départit point, le garde d'exprimer ses sentiments en représentant le Bon Dieu ou ses Saints, comme le fait tel peintre religieux patenté. Il sait bien qu'aucun acte de foi ne pourrait être plus agréable au Seigneur que celui de tracer pieusement l'image des maisons où on l'honore. Oui, certes, parmi les artistes de ce temps, avec Georges Rouault, je ne vois que Maurice Utrillo qui soit digne du nom de peintre religieux que Baudelaire accordait à Delacroix, mais qu'il refusait à tous les fabricants de bondieuseries du Salon de 1859. C'est bien un signe de l'esprit religieux que cette humilité devant la nature, et ce génie que possède Utrillo pour gonfler de poésie le plus quotidien, le plus banal des paysages, ne saurait lui venir que du Ciel. »
Charensol, « Utrillo, Cathédrales et églises de France à la galerie Le Portique », in. Les chroniques du jour, n°2, juin 1929, n.p
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