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ARISTIDE MAILLOL (1861 - 1944)

Vendu : 48 100

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ARISTIDE MAILLOL (1861 - 1944)
Jeune femme assise sur ses talons
Bronze à patine marron
Signée du monogramme avec le cachet de fondeur ‘F. Godard Fondeur'
17,5 cm - 6 7/8 in.

L'authenticité de cette oeuvre a été confirmée par Monsieur Olivier Lorquin.

PROVENANCE
Collection particulière, France

« Les vingt-deux oeuvres éditées par Vollard ne représentent qu'une petite partie de l'oeuvre du sculpteur. Cependant, en raison du nombre d'exemplaires, ce furent les petites sculptures les plus répandues et les plus connues de leur auteur. Cet ensemble se distingue nettement des deux autres ensembles dans lesquels l'oeuvre de Maillol se répartit : ce sont d'abord les oeuvres que Maillol a lui-même éditées, et enfin les sculptures éditées de manière posthume, qui représentent vraisemblablement l'ensemble le plus nombreux. »
Ursel Berger, 2021

« Dans l'exercice de son rôle de marchand, Vollard acquit auprès de Maillol quelques-unes de ses plus belles petites sculptures, comme la Léda (cat. n°6 et 7), que Maillol lui-même tenait en haute estime : "Voilà une des meilleures [sculptures] que j'ai faites. Elle est construite de partout. Quand on la tient en l'air, comme cela, ça fait une architecture complète." Octave Mirbeau raconta comment Auguste Rodin, à la vue de la Léda de sa collection, avait tout de suite fait l'éloge de son jeune confrère : "Maillol est un sculpteur aussi grand que les plus grands. Il y a là, voyez-vous, dans ce petit bronze de l'exemplaire pour tout le monde [...]. Je suis heureux de l'avoir vu [...]" La Léda incarne le type féminin propre à Maillol, puissante plastiquement et décrite dans un mouvement spontané. Elle unit la construction simple du style de la maturité de l'artiste avec l'impression de vie et l'attractivité féminine. Avec un instinct sûr, Maillol n'a pas traité le cygne prévu au départ. Rodin avait bien perrrrçu que le modèle idéal de Maillol, sa femme Clotilde, était d'une grande importance pour ses premiers chefs-d'oeuvre. Lorsqu'il visita l'atelier de Maillol en 1907, il admira non seulement ses oeuvres, mais remarqua aussi le lien heureux entre l'artiste et son modèle. La plupart des sculptures éditées par Vollard ont vu le jour dans un moment de plénitude créatrice pour Maillol qui resta très attaché à ses premières sculptures. Ainsi, il vécut toute sa vie avec deux figures des éditions Vollard (Ill. 7 et cf. cat. n° 9 et n°12). La perception de l'oeuvre de Maillol par le public a été façonnée par les éditions Vollard. Leur large diffusion le souligne encore aujourd'hui. Les premières sculptures de Maillol entrées dans des collections publiques furent acquises auprès de la galerie Vollard. En Allemagne, la Galerie Nationale de Berlin acheta en 1905 quatre petits bronzes, suivi en 1907 de deux autres. Les statuettes furent exposées dans le musée berlinois où elles attirèrent l'attention. Cette information provient d'une note de 1908 tirée du journal du voyage de Maillol en Grèce. Maillol avait rencontré des touristes allemands à Delphes | lorsque ceux-ci lui demandèrent son nom, Maillol apprit avec surprise que celui-ci était connu et que les deux Allemands avaient vu ses oeuvres à la Galerie Nationale de Berlin. En 1904, le collectionneur Karl Ernst Osthaus acheta encore plus tôt, des oeuvres de Maillol pour son musée particulier, le Folkwang Museum de Hagen. En 1906 et 1910, la Kunsthalle de Brême acquit des petits bronzes de Maillol. En 1908, la Städtische Galerie de Francfort-sur-le-Main acheta plusieurs oeuvres de l'artiste | en 1912 des musées de Münich, Mannheim et Stettin acquirent des statuettes de Maillol. Avant la première guerre mondiale, aucun musée français ne possède encore d'oeuvres de Maillol. La liste des acheteurs privés des bronzes Vollard se lit comme un Who's Who des plus grands collectionneurs d'art moderne en Europe et aux États-Unis : Balint, Bodenhausen, Bühler, Burgen Crowninshield, Duisberg, Epstein, Fabre, Fayet, Glaser, Guérin, Hahnloser, Henraul, Hensel, Hermann, Hessel, Kessler, Level, Maus, Mirbeau, Moll, Moreau-Nélaton, Meier-Graefe, Morozov, Mutzenbecher, Orlik, Pissarro, Sainsère, Simolin, Stern, Sternheim, Tavernier, Chtchoukine, Voll, Wolde, Wolff, et bien d'autres encore. Il est frappant de consta - ter que les collectionneurs qui connaissaient Maillol personnellement continuèrent à acheter ses oeuvres chez Vollard : le Comte Kessler en est le meilleur exemple. La diffusion des petites sculptures de Maillol s'intensifia également car les marchands d'art européens et américains satisfirent à la demande pour les oeuvres de Maillol en les acquérant auprès de Vollard. Parmi ceux-ci figurent : Arnold, Bernheim-Jeune, Blot, Brummer, Cassirer, Brown et Philips, Bruck, Cecils et Philips, Flechtheim, Grafton, Kraushaar, Leicester Galleries, Matthiesen, Neumann, Poyet, Perls, Renou, Rosenberg, Tanner, Thannhauser, Valentin, Weyhe, Zayas