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DEUX DENTS DE NARVAL
Vendu : 78 000 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
DEUX DENTS DE NARVAL
~ montées chacune sur des socles de bronze doré en forme de fleur de lys héraldique épanoui. Pour la monture : Rome, fin du XVIIe siècle, début du XVIIIe siècle.
Hauteurs : 207 cm et 200 cm
Poids brut : 11 kg chacune
(Une dent fissurée à la base)
Monodon monoceros - Certificat intracommunautaire délivré le 28/11/2023
PROVENANCE
- Propriété présumée de la famille Farnèse à Rome.
- Collection Adriano Ribolzi
- Sa vente chez Sotheby's le 30 novembre 2011, lot 12.
- Collection particulière.
La remarquable monture de bronze doré en forme de fleur de lys renvoie sûrement à l'héraldique d'une famille puissante dont la fleur de lys est emblématique, comme la famille Farnèse dont la fleur de lys est la signature omniprésente dans la décoration du palais Farnèse à Rome.
Le mythe de la Licorne
La dent du narval fut longtemps considérée comme la corne ornant le front de la légendaire licorne, l'animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance. Cette corne droite, torse et pointue, retrouvée le plus souvent sur les rivages d'Angleterre, du Danemark ou d'Islande, était réputée posséder des pouvoirs magiques, dont celui de purifier l'eau de tout poison et de guérir des maladies. Elle figurait à ce titre en bonne place dans tous les cabinets de curiosités princiers, royaux ou impériaux, et jusque dans les trésors des cathédrales, très souvent mise en valeur par de précieuses montures d'argent, d'or ou de bronze doré.
Les cornes s'échangeaient pour des sommes aussi extraordinaires qu'extravagantes et leur cours atteignit son apogée au milieu du XVIe siècle. C'est au cours de ce même siècle que l'on commença pourtant à remettre en cause leur provenance présumée. En 1607, puis en 1645, le narval fut identifié comme animal marin et fit l'objet de descriptions détaillées. Au XVIIIe siècle, le doute se dissipa définitivement et l'on établit enfin que les fameuses cornes de licorne n'étaient en réalité que des défenses de narval.
Elles gagnèrent néanmoins en intérêt scientifique ce qu'elles perdirent en valeur symbolique ou ésotérique, et demeurèrent tout aussi précieuses, notamment aux yeux des collectionneurs et amateurs d'histoire naturelle, ainsi qu'en témoigne les riche monture dédiées à certaines...
~ montées chacune sur des socles de bronze doré en forme de fleur de lys héraldique épanoui. Pour la monture : Rome, fin du XVIIe siècle, début du XVIIIe siècle.
Hauteurs : 207 cm et 200 cm
Poids brut : 11 kg chacune
(Une dent fissurée à la base)
Monodon monoceros - Certificat intracommunautaire délivré le 28/11/2023
PROVENANCE
- Propriété présumée de la famille Farnèse à Rome.
- Collection Adriano Ribolzi
- Sa vente chez Sotheby's le 30 novembre 2011, lot 12.
- Collection particulière.
La remarquable monture de bronze doré en forme de fleur de lys renvoie sûrement à l'héraldique d'une famille puissante dont la fleur de lys est emblématique, comme la famille Farnèse dont la fleur de lys est la signature omniprésente dans la décoration du palais Farnèse à Rome.
Le mythe de la Licorne
La dent du narval fut longtemps considérée comme la corne ornant le front de la légendaire licorne, l'animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance. Cette corne droite, torse et pointue, retrouvée le plus souvent sur les rivages d'Angleterre, du Danemark ou d'Islande, était réputée posséder des pouvoirs magiques, dont celui de purifier l'eau de tout poison et de guérir des maladies. Elle figurait à ce titre en bonne place dans tous les cabinets de curiosités princiers, royaux ou impériaux, et jusque dans les trésors des cathédrales, très souvent mise en valeur par de précieuses montures d'argent, d'or ou de bronze doré.
Les cornes s'échangeaient pour des sommes aussi extraordinaires qu'extravagantes et leur cours atteignit son apogée au milieu du XVIe siècle. C'est au cours de ce même siècle que l'on commença pourtant à remettre en cause leur provenance présumée. En 1607, puis en 1645, le narval fut identifié comme animal marin et fit l'objet de descriptions détaillées. Au XVIIIe siècle, le doute se dissipa définitivement et l'on établit enfin que les fameuses cornes de licorne n'étaient en réalité que des défenses de narval.
Elles gagnèrent néanmoins en intérêt scientifique ce qu'elles perdirent en valeur symbolique ou ésotérique, et demeurèrent tout aussi précieuses, notamment aux yeux des collectionneurs et amateurs d'histoire naturelle, ainsi qu'en témoigne les riche monture dédiées à certaines...
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