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ATTRIBUÉ À LÉONARD LIMOSIN (CA. 1505 - CA. 1576)

Vendu : 65 000

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ATTRIBUÉ À LÉONARD LIMOSIN (CA. 1505 - CA. 1576)
Grande plaque en émail peint polychrome sur plaque de cuivre rectangulaire emboutie avec réhauts d'or. Elle représente en buste le portrait présumé de Marie Stuart (1542 - 1587) sur fond bleu uni de cobalt. Cabochons de paillons émaillés à l'or (rouge), à l'argent (vert) et au cobalt (bleu) sur la robe et la coiffe. Entablement vert. Contre-émail fondant incolore sur cuivre (saumoné). Daté en bas à droite sur l'entablement 1556.
Limoges, XVIe siècle, vers 1556.
Hauteur : 30,2 cm - Largeur : 21,6 cm
(Usures, petits manques et restaurations)

Nous avons retrouvé le dessin qui a servi de modèle à Limosin pour l'exécution de notre grande plaque. Il est donné à Jean Clouet et est actuellement conservé au musée Condé de Chantilly [MN 342 | B 297]. Ce dessin porte une mention manuscrite postérieure indiquant « Mademoiselle de Guise » mais est plus généralement considéré comme un portrait de Marie Stuart en sa qualité de jeune reine d'Écosse alors exilée en France.

L'exceptionnel format de cette plaque inédite à ce jour dépasse l'ordinaire des productions de Léonard Limosin ce qui est manifeste de l'importance de son sujet : Marie Stuart, jeune reine d'Écosse alors en exil âgée de 14 ans tout juste deux ans avant son mariage avec le futur roi de France, François II.

BIBLIOGRAPHIE
- Louis Bourdery et Émile Lachenaud, « Léonard Limosin, peintre de portraits », Paris, 1893.
- Stéphanie Deprouw-Augustin, « Léonard Limosin : l'apogée de l'émail peint (2) », Blog Apprendre à voir, 28 décembre 2013, https://deprouw. fr/blog/leonard-limosin-le-bref-apogee-de-lemail-peint-2/.

Léonard Limosin est un éminent peintre, émailleur français né vers 1505 à Limoges et décédé entre 1575 et 1577. Remarqué pour la parfaite maîtrise de son art, il devient peintre du roi François Ier dès l'âge de 25 ans. En sa qualité d'« émailleur et peintre ordinaire de la chambre du roi » il fut notamment sollicité pour la production des portraits des membres les plus éminent de la Cour et plus généralement du royaume de France. Ainsi entre 1532 et 1574, sa production est évaluée à 1840 émaux.

Pour produire ces somptueux portraits, il est aujourd'hui avéré que Limosin a eu accès aux dessins de Jean ou François Clouet comme l'explique Stéphanie Deprouw-Augustin dans sa publication de référence : « Léonard Limosin : l'apogée de l'émail peint ». Il semblerait même que Limosin se soit constitué des copies des dessins des Clouet pouvant servir de report sur la plaque à émailler avec la méthode du poncif.