72

LÉONARD LIMOSIN (CA. 1505 - CA. 1576)

Vendu : 40 300

Les frais s'entendent commission et taxes comprises.

Retour à la vente
LÉONARD LIMOSIN (CA. 1505 - CA. 1576)
Plaque en émail peint polychrome sur plaque de cuivre rectangulaire emboutie avec rehauts d'or. Elle représente le portrait en buste de Denise de Neufville (ca. 1548 - ca. 1580) sur fond uni bleu de cobalt dans un encadrement noir. Elle est représentée de trois quart face avec une robe en manganèse et petits cabochons en paillons émaillés d'or et d'argent dans la coiffe et au cou. Entablement turquoise à festons. Contre-émail fondant incolore sur cuivre (saumoné). Monogrammé et daté en bas à droite sur l'entablement * L * L * 1560 (très usé)
Limoges, Léonard Limosin, XVIe siècle, vers 1560.
Hauteur : 18 cm - Largeur : 14,5 cm
(Usures, petits manques et restaurations anciennes)

Nous avons retrouvé le dessin qui a servi de modèle à Limosin pour l'exécution de cette plaque. Il était autrefois attribué à François Clouet et est actuellement conservé à la Bibliothèque Nationale de France, département Estampes et photographie [RESERVE BOITE FOL-NA-22 (10)]

Denise de Neufville était une personnalité distinguée de la Cour de France. Fille d'un diplomate conseiller au Conseil Privé du Roi, elle épousa en 1568 Henri Clausse, conseiller d'Etat, surintendant général & grand maître des eaux & forêts du Royaume de France.

BIBLIOGRAPHIE
- Louis Bourdery et Émile Lachenaud, « Léonard Limosin, peintre de portraits », Paris, 1893.
- Stéphanie Deprouw-Augustin, « Léonard Limosin : l'apogée de l'émail peint (2) », Blog Apprendre à voir, 28 décembre 2013, https://deprouw. fr/blog/leonard-limosin-le-bref-apogee-de-lemail-peint-2/.


Léonard Limosin est un éminent peintre, émailleur français né vers 1505 à Limoges et décédé entre 1575 et 1577. Remarqué pour la parfaite maîtrise de son art, il devient peintre du roi François Ier dès l'âge de 25 ans. En sa qualité d'« émailleur et peintre ordinaire de la chambre du roi » il fut notamment sollicité pour la production des portraits des membres les plus éminent de la Cour et plus généralement du royaume de France. Ainsi entre 1532 et 1574, sa production est évaluée à 1840 émaux.

Pour produire ces somptueux portraits, il est aujourd'hui avéré que Limosin a eu accès aux dessins de Jean ou François Clouet comme l'explique Stéphanie Deprouw-Augustin dans sa publication de référence : « Léonard Limosin : l'apogée de l'émail peint ». Il semblerait même que Limosin se soit constitué des copies des dessins des Clouet pouvant servir de report sur la plaque à émailler avec la méthode du poncif.