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ROLAND Manon Phlipon, Madame (1754-guillotinée 1793) l'égérie des Girondin
Vendu : 659 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
ROLAND Manon Phlipon, Madame (1754-guillotinée 1793) l'égérie des Girondins.
L.A., [Amiens] « Mercredy 21 janvier 1782 » [pour mardi 22 ?, à son mari] | 4 pages in-4.
Belle lettre à son mari.
Il y a eu un peu de beau temps pour la fête : « j'ai respiré l'air dans mon jardin avec plaisir et l'air me paroissoit suave et gracieux » | mais il pleut : « il règne je ne sais quoi de sombre et d'épais qui m'abat : j'ai de la lassitude et presque du dégoût ». Elle se plaint du manque de bois et de la mauvaise qualité de celui qu'on lui a livré. Elle vient d'engager une fille : « elle me plaît par un air très propre et assez doux. [...] Si j'étais vieille comme Sara et que tu fus un patriarche, cela ne serait pas mal choisi | elle a vingt-cinq ans, de la fraîcheur et d'assez jolis yeux. Si elle est d'ailleurs telle qu'on l'annonce on nous la débauchera quelque jour pour en faire une femme de chambre ». Elle donne des nouvelles de leur fille, qu'elle allaite et qui va mieux... Elle essaie de lire en anglais : « j'y suis autrement perdue que dans l'italien » | il lui faut le dictionnaire… Le jardin est dans un triste état et nécessite des travaux : « N'est-ce pas une puissante raison de hâter ton retour ?? Tu auras aussi de l'exercice à prendre, si tu veux, autour de mon bois […] tu pourras t'amuser dans ton bûcher où j'irai te trouver avec ma petite quand il y aura du soleil ». Elle conclut en l'embrassant « tenerissimamente », ayant sa fille au sein gauche, et veut le rassurer sur sa bonne santé, malgré sa lassitude.
L.A., [Amiens] « Mercredy 21 janvier 1782 » [pour mardi 22 ?, à son mari] | 4 pages in-4.
Belle lettre à son mari.
Il y a eu un peu de beau temps pour la fête : « j'ai respiré l'air dans mon jardin avec plaisir et l'air me paroissoit suave et gracieux » | mais il pleut : « il règne je ne sais quoi de sombre et d'épais qui m'abat : j'ai de la lassitude et presque du dégoût ». Elle se plaint du manque de bois et de la mauvaise qualité de celui qu'on lui a livré. Elle vient d'engager une fille : « elle me plaît par un air très propre et assez doux. [...] Si j'étais vieille comme Sara et que tu fus un patriarche, cela ne serait pas mal choisi | elle a vingt-cinq ans, de la fraîcheur et d'assez jolis yeux. Si elle est d'ailleurs telle qu'on l'annonce on nous la débauchera quelque jour pour en faire une femme de chambre ». Elle donne des nouvelles de leur fille, qu'elle allaite et qui va mieux... Elle essaie de lire en anglais : « j'y suis autrement perdue que dans l'italien » | il lui faut le dictionnaire… Le jardin est dans un triste état et nécessite des travaux : « N'est-ce pas une puissante raison de hâter ton retour ?? Tu auras aussi de l'exercice à prendre, si tu veux, autour de mon bois […] tu pourras t'amuser dans ton bûcher où j'irai te trouver avec ma petite quand il y aura du soleil ». Elle conclut en l'embrassant « tenerissimamente », ayant sa fille au sein gauche, et veut le rassurer sur sa bonne santé, malgré sa lassitude.
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