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CAMBRONNE Pierre (1770-1842) général.

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CAMBRONNE Pierre (1770-1842) général.
L.A.S. « C A », [Boulogne vers 1804], à Augustine CORBISEZ, chez le général Joba à Nieuport | 1 page in-fol., adresse au verso avec marque postale Boulogne-sur -Mer (petite déchirure en tête par bris de cachet).
Magnifique lettre amoureuse et érotique à une maîtresse.
« Ma chère Augustine Mon amour, on attachement pour toi, sont si grands, que je ne puis m'cmpecher de vouloir ce qui te fait plaisir ». Il approuve donc ce qu'elle a « fait faire à mon portrait », et elle a bien fait de suivre son caprice : « Ta lettre est si jolie touchant ce vestige que je voudrois tous les jours que tu aies de pareilless occupations et encore en ton lit que de délicieux moments sont venus se retracer à ma mémoire, je te croyois tenir dans mes bras étant dans les instants delicieux malheureusement passés ou tes beaux bras me faisoient jouir de si douces étreintes, ma chere si je ne craignois d'être traité de polison comme tu me fis une fois, cette lettre seroit couverte du sperme que je verse tous les jours pour toi et plus particulièrement à cette minute où la seule pensée de ton amour inviolable me le fait répandre naturellement. Tu m'avois promis de ne me rien faire cadeau à la foire, d'après ce que je t'écrivois, tu n'as pas tenu parole, tu m'as donné un habit neuf et tu ne veux rieeeeen recevoir de moi, j'espère que tu reviendras de cette décision et que tu me diras que tu acceptes aussi le mien […] Sais tu que tu agis un peu militairement dans tes actions, tu fais ce que tu veux […] c'est assez montrer ta force et ma foiblesse elle est trop naturelle, mon amie, c'est pour une jolie aimable adorable enfin parfaite femme, je n'en rougis donc pas et me trouve trop heureux de pouvoir conserver une aussi chère maîtresse que toi à ce prix. Je t'embrasse et suis pour la vie non seulement ton constant mais même fidèle amant ».