129

HUBERT YENCESSE (1900-1987)

Vendu : 3 900

Les frais s'entendent commission et taxes comprises.

Retour à la vente
HUBERT YENCESSE (1900-1987)
Yvette Chauviré dansant, 1959
Bronze à patine brune
Signé avec le cachet de fondeur 'Georges Rudier/Fondeur Paris'
Titré, daté '1959' et dédicacé 'À Gilberte Cournand'
Bronze with black patina, signed and stamped with the 'Georges Rudier/Fondeur Paris' foundry mark | titled, dated '1959' and dedicated 'À Gilberte Cournand' on the base
40,2 cm - 15 7/8 in.

Provenance
Collection particulière, France

Oeuvre en rapport
Hubert Yencesse (1900-1987), 'La danseuse étoile Yvette Chauviré', crayon sur papier, signé et daté en bas à gauche, 26 x 24 cm, in. Vente, Crait+Müller, Hôtel Drouot, 26 janvier 2021, lot 226

Note
Yvette Chauviré est une danseuse de ballet française, étoile de l'Opéra de Paris puis maître de ballet, née le 22 avril 1917 à Paris et morte le 19 octobre 2016 dans la même ville. Elle est considérée comme la plus grande ballerine française du XXe siècle. À l’âge de 10 ans, elle entre à l'école de danse de l'Opéra de Paris où elle est l'élève de Boris Kniaseff et Victor Gsovsky jusqu'à son intégration en 1934 dans le corps de ballet de la compagnie de l'Opéra, dirigée alors par Serge Lifar. Son premier rôle date cependant de 1929, lorsqu’elle danse un solo dans "L'Éventail de Jeanne". À la suite de ce premier rôle, Yvette Chauviré est promue quadrille puis, sautant l'échelon de coryphée en janvier 1935, passe petit sujet. Elle devient grand sujet en 1937, première danseuse en 1938, puis danseuse étoile en décembre 1941, après la première représentation du ballet Ishtar, ballet que Serge Lifar chorégraphie pour ellle. Elle est alors âgée de 24 ans. Yvette Chauviré a dansé tous les grands rôles du répertoiiiire classique mais son interprétation magistrale du rôle-titre de Giselle, en 1949, est probablement la plus emblématique. Si elle gravit la hiérarchie de la compagnie, elle continue toutefois de travailler avec son ancien professeur Boris Kniassef, créant ses ballets comme "La Légende du Bouleau" ou "Piccolo". Entre 1946 et 1947, elle fait des infidélités à l'Opéra de Paris et danse en tant qu'étoile invitée pour les Ballets de Monte-Carlo. Retournant dans la capitale en 1948, elle quitte de nouveau la maison qui l'a vue évoluer et se produit à la Scala de Milan. Quelques années plus tard, elle est invitée par le Royal Ballet et danse avec Rudolf Noureev, récemment installé en France et plus jeune qu’elle de vingt ans. Elle accompagne les adieux de Serge Lifar, en 1956. Elle quitte elle-même la scène dix-huit ans plus tard, alors âgée de 57 ans, avec son rôle fétiche de "Giselle", et le solo de "La Mort du cygne". Elle continue néanmoins à transmettre son savoir aux jeunes étoiles de l'Opéra de Paris, comme Sylvie Guillem, Monique Loudières, Marie-Claude Pietragalla, Élisabeth Maurin, Isabelle Guérin ou Dominique Khalfouni. Elle s'essaie également à l'art chorégraphique, en composant une "Giselle" encore dansée en 2016 par la Scala de Milan. Elle est considérée comme la plus grande ballerine française du XXe siècle et l'une des rares danseuses étoiles à avoir reçu le titre de "prima ballerina assoluta".