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ÉTIENNE RAFFORT CHALON-SUR-SAÔNE, 1802 - 1880, GERGY
Vendu : 2 340 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
ÉTIENNE RAFFORT CHALON-SUR-SAÔNE, 1802 - 1880, GERGY
Projet pour le choeur de l' église de Gerg y
Plume, pinceau, encre noire, aquarelle et rehauts d'or sur papier
53,3 x 45,2 cm
BIBLIOGRAPHIE
A. Laurencin. Raffort (1802 - 1880) : cent ans après, livret de l'exposition édité par le musée
Denon en 1980.
Dr Loydreau. Étude d'iconographie religieuse, peintures murales de la chapelle de Montlaville par E. Raffort, Beaune, 1865.
A. Perrault-Dabot. L'Art en Bourgogne, p.253, Paris, 1894.
Bulletin municipal de Gergy, 1980 : Mme Questat, il y a cent ans, p. 5.
L’étude de la vie d’Étienne Raffort n’est pas chose aisée. Son effacement progressif des mémoires et le relatif silence des archives à son sujet font que l’existence de ce peintre né à Chalon en 1802 se teinte d’éléments relevant plus du fantasme que de l’exactitude historique. L’artiste fut apprécié de son vivant. Le Dr Loydreau, dans une étude datée de 1865 de la chapelle funéraire de Lugdivine de Montlaville à Chardonnay, ne le présente-t-il pas comme « l’un des enfants les plus chers de Chalon » avant de conclure ainsi : « Jamais pinceau, jamais talent n’ont été mis avec autant de désintéressement au service d’une plus noble et plus sainte cause » ? Artiste que l’on veut touche-à-tout et surtout voyageur, données corroborées au regard de sa production artistique, on l’a dit apprenti tonnelier parti de rien ayant voyagé en Algérie, Italie ou encore au Proche-Orient. Le musée Denon de Chalon-sur-Saône conserve plusieurs toiles de l’artiste confirmant ces pérégrinations exotiques, et dont la palette n’est pas sans évoquer l’art de Félix Ziem (Fig. 1). Ce système d’influence qui ne dit pas son nom entre Raffort et Ziem, de vingt ans son cadet, né à Beaune en 1821, fut au centre de la seule exposition consacrée au maître chalonnais, en 1980 au musée Denon, pour le centenaire de sa mort. Le catalogue, sommaire, précise d’emblée qu’il serait bien trop imprudent de dire que Félix Ziem doit sa manière à la peinture d’Étienne Raffort. Force est de constater, cependant, que les dates et la proximité géographique des deux artistes peuvent laisser sous-entendre au moins un regard du jeune Ziem sur la production de son voisin chalonnais. Concernant la question d’un Raffort ayant voyagé sans le sou, André Laurencin dans le livret de l’exposition de 1980 précise que déjà dans les années 1820 - 30, de tels voyages nécessitaient de solides revenus. De même, le peintre, qui réside alors à Paris avec son épouse PaulineEulalie, fait édifier en 1836, avant même ses quarante ans, une imposante masure à Raconnay, aux portes de Gergy – commune au nord de Chalon-sur-Saône –, d’après la tradition locale sur les plans de son ami Viollet-le-Duc. Il expose au Salon à partir de 1833 et jusqu’en 1857, où il obtient une médaille de 3 e classe en 1838, de 2 e classe en 1840, de 1re en 1843 pour une toile mettant en scène l’Entrée d’Henri III à Venise en 1574 – tableau aujourd’hui conservé au musée de Grenoble. Il convient ici de préciser que très peu de compositions du peintre sont conservées en contexte muséal. Outre les musées de Chalon-sur-Saône et de Grenoble, la plupart de ses réalisations se trouvent aujourd’hui en main privée. Parallèlement à son activité artistique, il devient maire de Gergy en 1856 et le reste jusqu’en 1870, moment où il se retire de la vie publique pour s’éteindre dix ans plus tard, en 1880. C’est précisément durant ces mandats successifs qu’il réalise le décor peint du chœur de l’église Saint-Germain du village, entre 1866 et 1869. La réalisation de ce décor, s’étalant sur quatre ans et déployant divers ornements, figures de saints et deux scènes narratives mettant en scène La Fuite en Égypte (Fig. 2) et la Prière du Christ au jardin des Oliviers (Fig. 3), nécessita plusieurs études. Une première, préparant la scène de la Fuite en Égypte, est réapparue en décembre 2020 (Fig. 4). L’aquarelle de 57 x 32 cm a depuis été acquise par la commune de Gergy. Celle-ci ne prépare que la scène narrative et non le décor global du pan de mur. (Voir suite dans le catalogue)
Projet pour le choeur de l' église de Gerg y
Plume, pinceau, encre noire, aquarelle et rehauts d'or sur papier
53,3 x 45,2 cm
BIBLIOGRAPHIE
A. Laurencin. Raffort (1802 - 1880) : cent ans après, livret de l'exposition édité par le musée
Denon en 1980.
Dr Loydreau. Étude d'iconographie religieuse, peintures murales de la chapelle de Montlaville par E. Raffort, Beaune, 1865.
A. Perrault-Dabot. L'Art en Bourgogne, p.253, Paris, 1894.
Bulletin municipal de Gergy, 1980 : Mme Questat, il y a cent ans, p. 5.
L’étude de la vie d’Étienne Raffort n’est pas chose aisée. Son effacement progressif des mémoires et le relatif silence des archives à son sujet font que l’existence de ce peintre né à Chalon en 1802 se teinte d’éléments relevant plus du fantasme que de l’exactitude historique. L’artiste fut apprécié de son vivant. Le Dr Loydreau, dans une étude datée de 1865 de la chapelle funéraire de Lugdivine de Montlaville à Chardonnay, ne le présente-t-il pas comme « l’un des enfants les plus chers de Chalon » avant de conclure ainsi : « Jamais pinceau, jamais talent n’ont été mis avec autant de désintéressement au service d’une plus noble et plus sainte cause » ? Artiste que l’on veut touche-à-tout et surtout voyageur, données corroborées au regard de sa production artistique, on l’a dit apprenti tonnelier parti de rien ayant voyagé en Algérie, Italie ou encore au Proche-Orient. Le musée Denon de Chalon-sur-Saône conserve plusieurs toiles de l’artiste confirmant ces pérégrinations exotiques, et dont la palette n’est pas sans évoquer l’art de Félix Ziem (Fig. 1). Ce système d’influence qui ne dit pas son nom entre Raffort et Ziem, de vingt ans son cadet, né à Beaune en 1821, fut au centre de la seule exposition consacrée au maître chalonnais, en 1980 au musée Denon, pour le centenaire de sa mort. Le catalogue, sommaire, précise d’emblée qu’il serait bien trop imprudent de dire que Félix Ziem doit sa manière à la peinture d’Étienne Raffort. Force est de constater, cependant, que les dates et la proximité géographique des deux artistes peuvent laisser sous-entendre au moins un regard du jeune Ziem sur la production de son voisin chalonnais. Concernant la question d’un Raffort ayant voyagé sans le sou, André Laurencin dans le livret de l’exposition de 1980 précise que déjà dans les années 1820 - 30, de tels voyages nécessitaient de solides revenus. De même, le peintre, qui réside alors à Paris avec son épouse PaulineEulalie, fait édifier en 1836, avant même ses quarante ans, une imposante masure à Raconnay, aux portes de Gergy – commune au nord de Chalon-sur-Saône –, d’après la tradition locale sur les plans de son ami Viollet-le-Duc. Il expose au Salon à partir de 1833 et jusqu’en 1857, où il obtient une médaille de 3 e classe en 1838, de 2 e classe en 1840, de 1re en 1843 pour une toile mettant en scène l’Entrée d’Henri III à Venise en 1574 – tableau aujourd’hui conservé au musée de Grenoble. Il convient ici de préciser que très peu de compositions du peintre sont conservées en contexte muséal. Outre les musées de Chalon-sur-Saône et de Grenoble, la plupart de ses réalisations se trouvent aujourd’hui en main privée. Parallèlement à son activité artistique, il devient maire de Gergy en 1856 et le reste jusqu’en 1870, moment où il se retire de la vie publique pour s’éteindre dix ans plus tard, en 1880. C’est précisément durant ces mandats successifs qu’il réalise le décor peint du chœur de l’église Saint-Germain du village, entre 1866 et 1869. La réalisation de ce décor, s’étalant sur quatre ans et déployant divers ornements, figures de saints et deux scènes narratives mettant en scène La Fuite en Égypte (Fig. 2) et la Prière du Christ au jardin des Oliviers (Fig. 3), nécessita plusieurs études. Une première, préparant la scène de la Fuite en Égypte, est réapparue en décembre 2020 (Fig. 4). L’aquarelle de 57 x 32 cm a depuis été acquise par la commune de Gergy. Celle-ci ne prépare que la scène narrative et non le décor global du pan de mur. (Voir suite dans le catalogue)
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