BARTOLOMÉ ESTEBAN MURILLO SÉVILLE, 1617 - 1682

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BARTOLOMÉ ESTEBAN MURILLO SÉVILLE, 1617 - 1682

Le Christ Bon Pasteur

Huile sur toile

165 x 112 cm


PROVENANCE

Dans la même collection privée française depuis 1764.


«La technique de Murillo est parfaitement identifiable tant dans la composition que dans le dessin, la coloration, et surtout dans l'expressivité avec laquelle l'artiste a réussi à capturer la figure douce et tendre de l'Enfant qui lève les yeux vers le ciel». Enrique Valdivieso González


Enrique Valdivieso González, professeur émérite de l’Université de Séville et auteur du catalogue raisonné de Bartolomé Estaban Murillo (Madrid, 2010).

«En raison de ses caractéristiques stylistiques, cette œuvre peut être considérée comme étant de Bartolomé Estaban Murillo, œuvre dont il a réalisé plusieurs versions à la demande du public sévillan de son époque, en raison de la beauté de l’exécution. Ce sujet est généralement toujours associé en paire avec un saint Jean Baptiste enfant, bien qu’en raison de circonstances historiques, ils n’aient pas toujours été conservés ensemble, à l’instar de ceux de la collection George Lane à Asthon Wold, Peterborough, Angleterre, et de son pendant, aujourd’hui à la National Gallery de Londres (Fig. 1). Dans cet Enfant Jésus Bon Pasteur, la technique de Murillo est parfaitement identifiable tant dans la composition que dans le dessin, la coloration, et surtout dans l’expressivité avec laquelle l’artiste a réussi à capturer la figure douce et tendre de l’Enfant qui lève les yeux vers le ciel. Avec émotion, il exprime sa gratitude d’avoir pu récupérer une brebis égarée pour la réintégrer dans son troupeau. Naturellement, la brebis est le symbole de l’âme qui s’est éloignée de la doctrine chrétienne et s’est égarée, ce qui motive le bon berger à la rechercher et à la ramener dans le giron de la foi. La transposition par Murillo dans la peinture sévillane, de la figure du Christ Bon Pasteur sous les traits d’un enfant et non d’un adulte est importante : le peintre use d’un effet pictural qui intensifie l’amour et la tendresse qu’Il manifeste en tant que gardien et protecteur des âmes. On remarque dans cette œuvre le sens de la beauté enfantine, capturée avec une intense splendeur physique et spirituelle, dans laquelle ressortent les beaux traits du visage de la tête, auréolés d’un éclat doré, formant un modèle qui séduit le spectateur et lui transmet la sécurité et la confiance que son âme ne risquera jamais de se perdre en enfer, car il lui offrira toujours la sécurité de sa protection et de son abri. Ce tableau frappe par son coloris harmonieux et doux, grâce auquel Murillo résout tout d’abord la modestie du vêtement de l’Enfant, qui consiste en une simple tunique violette. L’humble condition du Bon Pasteur est renforcée dans le tableau par l’apparition de simples sandales qui laissent ses petits pieds découverts. D’autres détails intéressants sont visibles dans cette œuvre, comme le bon traitement de la texture de la laine blanche des peaux de mouton, sur lesquelles la lumière intense tombe et rend leurs qualités nettement tactiles. La figure de Jésus est soutenue par un paysage doux et idyllique, couvert sur la droite par des fourrés et des bosquets denses qui créent une zone de semi-obscurité et qui contrastent avec le ciel lumineux qui s’ouvre sur la droite, où l’on peut voir la description du troupeau de moutons que le Bon Pasteur a abandonné pour aller chercher celui qui s’est perdu. Dans la partie supérieure, des nuages dorés apparaissent, faisant allusion à la gloire céleste et donc au ciel avec lequel Jésus communique. Compte tenu de ses caractéristiques stylistiques, cette œuvre peut être datée des environs de 1660 - 1665, période à laquelle Murillo a atteint sa pleine maturité artistique. La provenance initiale de cette toile est inconnue, mais il se pourrait bien qu’il s’agisse de la peinture qui formait un couple avec un Enfant Saint Jean Baptiste placé sur l’autel éphémère (Fig. 2) érigé à Séville en 1665 pour les festivités célébrant l’inauguration de l’église de Santa María de la Blanca. (Voir suite dans le catalogue)

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