1957 D.B HBR LE MANS USINE

Lot 36
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250000 - 350000 EUR
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Résultat : 283 560EUR
1957 D.B HBR LE MANS USINE

Carte grise française

Châssis n° 916 / 924 (cf. texte)


Unique survivante des trois D.B d’usine engagées aux 24 Heures du Mans 1957

Palmarès conséquent : Grand Prix de Rouen,

Grand Prix de Caen, Tour de France

Automobile, Tour de Corse, 3 Heures de Pau,

Coupe de Vitesse à Montlhéry…

Restauration exemplaire

Performances de premier plan

Occasion rarissime d’acquérir une barquette usine à palmarès

Historique limpide et parfaitement documenté



Charles Deutsch, ingénieur des Ponts et Chaussées diplômé de l’Ecole Polytechnique, et René Bonnet, autodidacte, s’associent juste avant la Deuxième Guerre mondiale pour construire des voitures de sport et de course. Après avoir utilisé le moteur 4-cylindres de la Citroën Traction, les patrons de la marque D.B se tournent vers le fameux moteur Panhard, un incroyable bicylindre de 750 cm3 refroidi par air. Les cocktails D.B – Panhard vont donner naissance aux autos de course les plus incroyables des années 1950…

La barquette numéro de châssis 916 en fait partie. Après une belle prestation aux 24 Heures du Mans 1956 (victoire à l’indice de performance), la petite firme de Champigny décide d’engager trois voitures en 1957 : une barquette 1956 relookée, arborant le numéro de course 49, et deux barquettes 1957 inédites, flanquées des numéros 50 et 51. Le sort et l’armada Lotus ne permettront pas de renouveler l’exploit de l’année précédente, puisque les D.B 50 (confiée à Jo Schlesser et Jean-Claude Vidilles ) et 51 sortent de la piste après Mulsanne, le dimanche 23 juin à 7 h du matin ; la légende veut que le panneauteur de l’équipe placé à cet endroit se soit endormi avec le panneau « Plus vite » à la main... La voiture numéro 50, qui était en tête à l’indice, part en carrosserie (une copie de la facture de réparation de l’Atelier Lefebvre, à Houille, datée du 8 juillet 1957, est jointe au dossier), puis se voit greffée d’un toit en fibre, issu du moule du coach HBR5, riveté grâce à un jeu de cornières en aluminium.

C’est sous cette forme, pas encore peinte, engagée en catégorie Grand Tourisme, qu’elle termine 3 e du Grand Prix de Rouen, puis rem - porte le Grand Prix de Caen, avec Jean-Claude Vidilles au volant. Après cette course, la voiture est enfin finie, et immatriculée : elle perd à cette occasion son numéro de châssis 916 et son immatriculation provisoire 3576 WO, au profit du numéro de châssis 924, et du numéro d’imma - triculation 6479 GD 75. L’expert mandaté par la compagnie d’assurance aurait en effet déclaré le châssis 916 irréparable et René Bonnet aurait ainsi changé le numéro de série pour toucher la prime d’assurance… Mais il s’agit bel et bien de la même voiture ! 916/924 va ensuite écumer les courses, en version berlinette, avec en point d’orgue le 6e Tour de France Automobile (numéro 124, Armagnac – Menneron, abandon), et le Tour de Corse (numéro 47, Laureau – Jaeger, victoire de classe). Début 1958, Gérard Laureau remporte encore la catégorie GT au Grand Prix de Pau (numéro 21), tandis que Jean-François Jaeger la conduit encore à la victoire à Montlhéry, aux Coupes de vitesse (numéro 81). Sa dernière sortie officielle, à la course de côte de Planfoy, près de Saint-Etienne (pilote Jaeger, numéro 77), lui est fatale : elle est gravement endom - magée sur sortie de route.

René Bonnet revend 916/924 sur place, et c’est Lucien Chanchou, garagiste à Villeneuve-lèsAvignon, dans le Vaucluse, qui s’en porte acquéreur. Il répare la voiture, en redressant un maximum d’éléments d’origine, et confectionne un nouveau toit riveté, en aluminium cette fois-ci. Elle devient blanche, puis change de main, et se trouve repeinte en jaune. En 1969, elle est achetée par un amateur qui va la stocker pendant trente ans, avant de la revendre en 2001 à Jean-Paul Humbert, de la société EPAF, à Romorantin, bien connu pour ses travaux sur les V12 Matra par ailleurs. Ce grand amateur de D.B Panhard découvre alors qu’il s’agit de l’unique barquette survivante des 24 Heures du Mans 1957, et entame une restauration, qui sera terminée par son propriétaire suivant, Honoré Durand, un amateur D.B convaincu. Ensuite, Honoré et son ami Alain Gawski inscriront 916/924 aux plus belles épreuves historiques, dont le Tour Auto et Le Mans Classic, avant que Pierre-Henri Mahul ne reprenne le flambeau… D’ailleurs, le futur propriétaire aura la chance de pouvoir prendre le départ du Mans Classic, dans une semaine, avec Pierre-Henri, qui avait inscrit la voiture avant la Covid… Enfilez votre combinaison, attachez votre casque, et sautez dans le baquet de cette extraordinaire barquette, authentique témoin de la course automobile des années 1950. L’occasion ne se présentera pas deux fois !

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