SANYU (1895-1966)

Lot 203
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SANYU (1895-1966)

Le maître de piste, Monsieur Loyal, à cheval, 1926

Huile sur toile, signée et datée en haut à droite

27.2 x 19 cm - 10 3/4 x 7 1/2 in.


PROVENANCE

Collection Henri-Pierre Roché, Paris

Collection Alexandre Netsa - Mamonoff / Marynen (avant 1940)

Collection privée, Belgique (par descendance des précédents entre 1991 et 2003)


BIBLIOGRAPHIE

Cette œuvre sera reproduite au catalogue raisonné actuellement en préparation par Rita Wong au sein de la Li Ching Foundation


BIBLIOGRAPHIE POUR DES OEUVRES EN RAPPORT

Wong Rita, SANYU, Catalogue raisonné : Oil paintings, Yageo Foundation, The Li & Keng Art Publications, Italie, 2001 : Acrobate à cheval, années 30, huile sur papier marouflé sur panneau, 44.5 x 38 cm, n° 20, repr. p. 119 coul. Wong Rita, SANYU, Catalogue raisonné : Oil paintings, Yageo Foundation, The Li & Keng Art Publications, Italie, 2001 : Cheval, années 30/40, huile sur toile, 59 x 80.5 cm, n° 207, repr. p. 328, coul.


SANYU - CHEF DE FILE DE L’ART MODERNE CHINOIS

Issu d’une famille aisée de la province de Sichuan, Sanyu grandit dans un milieu propice au développement de ses talents artistiques et à la naissance de sa passion. Encouragé par son père, peintre animalier, il apprend très jeune la calligraphie et la peinture chinoise, disciplines qui marqueront de manière prégnante son œuvre. Sanyu vient en France et s’installe à Montparnasse vers 1923. Le jeune peintre choisit de fréquenter l’Académie de la Grande Chaumière plutôt qu’un enseignement trop académique. Il compte, avec Xu Beihong ou Lin Fengmian, parmi la première génération d’artistes chinois alors formés à Paris. Si ces derniers retournèrent ensuite en Chine, Sanyu préfère continuer de se concentrer sur une recherche artistique encore plus poussée et, sensible à l’émulation artistique bouillonnante de ces années, il choisit de s’établir en France. Les Années folles ont attiré beaucoup d’artistes du monde entier vers Paris : l’italien Amedeo Modigliani, le russe Marc Chagall, le polonais Moïse Kisling, le japonais Tsuguharu Foujita... L’École de Paris concentre toutes les idées artistiques nouvelles de l’époque. La richesse de cette atmosphère est féconde: Sanyu passe beaucoup de temps dans les cafés du quartier de Montparnasse, comme la Coupole ou le Dôme. Sans cesse, il croque sur le vif les habitués qui l’entourent, parfois directement sur les nappes en papier du café. 

Il côtoie Modigliani, Man Ray, Brancusi, Matisse et Picasso. Alors que certains, comme Foujita, travailleur mais également mondain, veillent à promouvoir leur travail, Sanyu, plus discret, s’attache davantage à la recherche de l’excellence dans la technique, et à la transcription de la simplicité des sentiments par des lignes toujours plus pures et limpides. Le travail de Sanyu atteste de son attachement pour son pays natal. Il laisse transparaitre en particulier son admiration pour Ba Da Shan Ren, artiste chinois du XVIIe siècle (1625-1705) dont l’œuvre retranscrit le sentiment d’isolement et de solitude qu’il ressentit lors de la fin de la dynastie Qing et de la naissance de la dynastie Ming. Près de trois siècles plus tard, Sanyu, installé à Paris, ressent lui aussi, la distance qui le sépare de ses racines et, très naturellement, il s’inspire de son illustre prédécesseur. Dans les œuvres de Ba Da Shan Ren puis dans celles de Sanyu, nous sommes souvent impressionnés par ces petits animaux, ou ces oiseaux, qui semblent perdus dans un très vaste espace, impression amplifiée par le contraste violent, rendu grâce à la proportion des lignes. La simplification à l’extrême de ces lignes, concentrent l’attention du public vers le sentiment intérieur puissant qui se dégage des œuvres, la fierté, la solitude, la joie ou encore la tristesse.

De l’intégralité de l’œuvre de Sanyu se dégage quelques grandes thématiques : les animaux, les fleurs et le nu. Alors que le nu sur modèle vivant reste au début du XXe siècle un sujet délicat en Chine, la liberté artistique qui règne à Paris ouvre à l’artiste de nouvelles perspectives. Il excelle sur papier et s’épanouit à travers une panoplie de talentueuses esquisses. Suivant les préceptes reçus dans son enfance, elles mettent l’accent sur l’« utilisation subjective des traits pour exprimer l’apparence et l’esprit du sujet » au lieu de simplement reproduire la forme du sujet. Il rend en quelques traits précis et habiles, l’âme du sujet présenté, et cela au-delà de sa simple apparence. La présence récurrente de l’œil unique, tel un clin d’œil rappelant cette ouverture du sujet vers le monde, résume à elle seule le talent de l’artiste. Si les premières aquarelles de l’artiste dévoilent une délicate combinaison de la ligne et du modelé de la figure, ses encres évoquent la pureté de la calligraphie chinoise. Et c’est grâce au passage à la technique de l’huile que Sanyu affirmera enfin son style pers

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