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RARE COFFRE DE MARIAGE NEUCHÂTELOIS en noyer richement sculpté. La façade
Vendu : 45 500 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
RARE COFFRE DE MARIAGE NEUCHÂTELOIS en noyer richement sculpté. La façade est ornée de trois panneaux encadrés de quatre colonnes de termes à décor de deux personnages féminins et deux masculins surmontant des têtes de cerfs. Le décor des panneaux de façade présente les armoiries de la famille de Watteville sur le panneau gauche et de la famille de Neuchâtel sur le droit. Le panneau central est une allégorie de la Justice tenant l'épée et la balance, elle se tient sous un dais surmontant l'entrée de serrure du meuble, encadrée de deux visages dans des médaillons, un féminin à gauche, l'autre masculin à droit. Le coffre est encadré de frises à décor de rinceaux et de dragons sur la façade et les parties latérales dont les panneaux sont ornés de chimères et rinceaux. Le coffre repose sur un large et imposant piètement à décor de frises d'entrelacs et propose un soubassement à décor ajouré d'éléphants entre lesquels siège un visage d'homme grotesque. Présence d'une serrure sous le panneau central et de deux grandes anses en fer forgé sur les panneaux latéraux. Dans le coffre, des pentures joignant dos et abattant du meuble sont ciselées. L'abattant du coffre ouvre sur un espace comprenant un autre petit coffre en partie gauche.Suisse, Neuchâtel, fin du XVIe, début du XVIIe siècle
Hauteur : 106 cm - Largeur : 168 cm Profondeur : 64,5 cm(bon état général, pas de manques visibles, griffures, traces d'usage)
Nous nous devons de faire le lien entre ce meuble et le Bahut d'Elisabeth de Neuchâtel (fig.), meuble suisse historique répertorié et d'une grande rareté dont les décors et dimensions (identiques) dialoguent tout à fait avec le coffre que nous présentons. Conçu au début du XVIIe siècle, peu de temps avant le mariage d'Elisabeth de Neuchâtel avec Pierre de Wallier, seigneur de Cressier et de Chandon, ce meuble est actuellement conservé par les descendants de la première propriétaire Élisabeth de Neuchâtel, la famille de Techtermann de Bionnens. Ce coffre avait pour vocation de renfermer le trousseau de la seconde fille de Béat-Jacob de Neuchâtel, baron de Gorgier, et d'Anne de Watteville. Les blasons présents sur le coffre d'Élisabeth de Neuchâtel et celui que nous présentons, Watteville et Neuchâtel, pourraient nous amener à considérer notre coffre comme soit un pendant du bahut d'Élisabeth de Neuchâtel, soit son précédant destiné aux parents d'Elisabeth : Beat Jacob de Neuchâtel, seigneur de Gorgier et époux en 1592 de Anne de Watteville.
Le répertoire iconographique employé sur notre coffre n'est pas sans rappeler celui d'Hugues Sambin dont l'ouvrage « OEuvre de la diversité des termes » publié en 1572 expose de nombreuses figures de termes analogues. C'est cette proximité iconographique qui fait supposer à Olivier Clottu une origine bourguignonne comtoise induisant la paternité de Sambin ou de ses héritiers des ateliers dijonnais.
BIBLIOGRAPHIE COMPARATIVE
- Max de Diesbach, Le bahut d'Elisabeth de Neuchâtel in Fribourg artistique à travers les âges, 1893 (illustration planche X)
- Olivier Clottu, Le coffre de mariage armorié neuchâtelois in Archives héraldiques suisses, 1984. Pages 66 et 67.
- Musée Neuchâtelois, recueil d'histoire nationale et d'archéologie, 1903. Pages 189 à 192.
Hauteur : 106 cm - Largeur : 168 cm Profondeur : 64,5 cm(bon état général, pas de manques visibles, griffures, traces d'usage)
Nous nous devons de faire le lien entre ce meuble et le Bahut d'Elisabeth de Neuchâtel (fig.), meuble suisse historique répertorié et d'une grande rareté dont les décors et dimensions (identiques) dialoguent tout à fait avec le coffre que nous présentons. Conçu au début du XVIIe siècle, peu de temps avant le mariage d'Elisabeth de Neuchâtel avec Pierre de Wallier, seigneur de Cressier et de Chandon, ce meuble est actuellement conservé par les descendants de la première propriétaire Élisabeth de Neuchâtel, la famille de Techtermann de Bionnens. Ce coffre avait pour vocation de renfermer le trousseau de la seconde fille de Béat-Jacob de Neuchâtel, baron de Gorgier, et d'Anne de Watteville. Les blasons présents sur le coffre d'Élisabeth de Neuchâtel et celui que nous présentons, Watteville et Neuchâtel, pourraient nous amener à considérer notre coffre comme soit un pendant du bahut d'Élisabeth de Neuchâtel, soit son précédant destiné aux parents d'Elisabeth : Beat Jacob de Neuchâtel, seigneur de Gorgier et époux en 1592 de Anne de Watteville.
Le répertoire iconographique employé sur notre coffre n'est pas sans rappeler celui d'Hugues Sambin dont l'ouvrage « OEuvre de la diversité des termes » publié en 1572 expose de nombreuses figures de termes analogues. C'est cette proximité iconographique qui fait supposer à Olivier Clottu une origine bourguignonne comtoise induisant la paternité de Sambin ou de ses héritiers des ateliers dijonnais.
BIBLIOGRAPHIE COMPARATIVE
- Max de Diesbach, Le bahut d'Elisabeth de Neuchâtel in Fribourg artistique à travers les âges, 1893 (illustration planche X)
- Olivier Clottu, Le coffre de mariage armorié neuchâtelois in Archives héraldiques suisses, 1984. Pages 66 et 67.
- Musée Neuchâtelois, recueil d'histoire nationale et d'archéologie, 1903. Pages 189 à 192.
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