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ROSA BONHEUR BORDEAUX, 1822 - 1899, THOMERY

Vendu : 10 140

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ROSA BONHEUR BORDEAUX, 1822 - 1899, THOMERY
Glaneuse

Mine de plomb et rehauts de gouache

Signé en bas à gauche Rosa Bonheur

Cachet en bas à gauche

Au verso : cachet de cire de la vente de l'atelier

41,5 x 45,5 cm



PROVENANCE

Rouillac, vente du 7 mars 2011, lot 267.



Peintre animalier des plus grands de son siècle, Rosa Bonheur s'est attachée dans son art à transmettre une vision « naturaliste » de la vie sous ses traits de crayons et ses coups de pinceaux. L'artiste dépeint le monde paysan telle une empreinte testimoniale de la condition sociale du XIXe siècle. À ce titre, la scène représentée démontre une pratique populaire autorisant les glaneurs de ramasser suite à la moisson, les épis oubliés ou délaissés. Ce sujet révèle sans détour tant la misère rurale que la dureté du labeur agricole, qui n'épargne pas les femmes. Grâce à l'éducation artistique donnée par son père et son l'esprit résolument libre, Rosa Bonheur s'est largement positionnée en tant que femme artiste et reconnue dans un écosystème plus que masculin pour ainsi tendre au leitmotiv que « la mission de la femme était de relever le genre humain ».

Dans cette quête esthétique et sociale, Jean- François Millet (1814 - 1875) s'est également appliqué à figurer la femme glaneuse (Fig. 1 - Des glaneuses, 1858, huile sur toile, musée d'Orsay) recroquevillée dans les champs pour cheminer à la nature nourricière.

Dureté du travail, postures de l'inconfort et démonstration de l'ef fort sont tant de caractéristiques représentées dans le travail de Rosa Bonheur.

La Glaneuse, véritable hymne à la vie rurale manifeste la technique atypique des rehauts de gouache blancs habillant la minutie du trait en mine de plomb. Ces exigences techniques et choix artistiques renforcent la volonté du peintre de sublimer la condition de cette femme à l'ouvrage.