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JEAN-BAPTISTE VAN MOUR VALENCIENNES, 1671 - 1737, CONSTANTINOPLE
Vendu : 46 800 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
JEAN-BAPTISTE VAN MOUR VALENCIENNES, 1671 - 1737, CONSTANTINOPLE
Portrait de femme à la turque
Huile sur toile
48 x 37 cm
À l'aube d'un XVIIIe siècle qui sera traversé de part en part par la fascination pour les lointains, Jean-Baptiste van Mour joue un rôle clef de passeur.
Ce Français né à Valenciennes se rend très tôt à Constantinople avec l'ambassadeur de France auprès de la Sublime Porte, le marquis de Ferriol (1652-1722). Ce dernier lui commande cent gravures représentant la Turquie, publiées en
France sous le titre de Recueil de cent estampes représentant les nations du Levant. Van Mour ne quittera plus Constantinople, ni ce rôle de passeur entre des cultures qui se regardent l'une-l'autre.
Notre tableau en est un merveilleux exemple : il représente manifestement une Occidentale habillée à la turque, sans doute une femme du monde des ambassades européennes auprès du sultan Ahmed III (1673-1736). Son règne, désigné comme « l'ère des tulipes » à cause du végétal à la mode, est une période faste d'occidentalisation des élites du pays au contact des cours étrangères (notons par exemple la visite de l'ambassadeur ottoman au tout jeune Louis XV en 1721, année de publication des Lettres persanes de Montesquieu).
Orient et Occident échangent, se regardent, et tandis que le sultan se fait bâtir un Versailles miniature, la mode des turqueries fait fureur sous Louis XV.
Quelques années plus tard, c'est Jean-Étienne Liotard qui se prêtera au jeu dans un double portrait aujourd'hui conservé au Louvre, Monsieur Levett et Mademoiselle Hélèbe Glavani en costume turc (Fig. 1).
Portrait de femme à la turque
Huile sur toile
48 x 37 cm
À l'aube d'un XVIIIe siècle qui sera traversé de part en part par la fascination pour les lointains, Jean-Baptiste van Mour joue un rôle clef de passeur.
Ce Français né à Valenciennes se rend très tôt à Constantinople avec l'ambassadeur de France auprès de la Sublime Porte, le marquis de Ferriol (1652-1722). Ce dernier lui commande cent gravures représentant la Turquie, publiées en
France sous le titre de Recueil de cent estampes représentant les nations du Levant. Van Mour ne quittera plus Constantinople, ni ce rôle de passeur entre des cultures qui se regardent l'une-l'autre.
Notre tableau en est un merveilleux exemple : il représente manifestement une Occidentale habillée à la turque, sans doute une femme du monde des ambassades européennes auprès du sultan Ahmed III (1673-1736). Son règne, désigné comme « l'ère des tulipes » à cause du végétal à la mode, est une période faste d'occidentalisation des élites du pays au contact des cours étrangères (notons par exemple la visite de l'ambassadeur ottoman au tout jeune Louis XV en 1721, année de publication des Lettres persanes de Montesquieu).
Orient et Occident échangent, se regardent, et tandis que le sultan se fait bâtir un Versailles miniature, la mode des turqueries fait fureur sous Louis XV.
Quelques années plus tard, c'est Jean-Étienne Liotard qui se prêtera au jeu dans un double portrait aujourd'hui conservé au Louvre, Monsieur Levett et Mademoiselle Hélèbe Glavani en costume turc (Fig. 1).
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