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DUVAUCEL ALFRED (1793-1824) NATURALISTE,BEAU-FILS DE CUVIER

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DUVAUCEL ALFRED (1793-1824) NATURALISTE,BEAU-FILS DE CUVIER
11 L.A.S. «Alfred» ou «ton frère», 1814-1818, à sa mère Mme Georges CUVIER, sa belle-sœur Clémentine CUVIER, ou sa sœur Sophie DUVAUCEL | 31 pages in-4 ou in-8, adresses.

Affectueuse correspondance familiale, commencée à l'île d'Aix alors qu'il sert dans le 71e régiment de ligne, et se poursuivant jusqu'à ce qu'il se trouve dans le Bengale, entamant sa mission de collecte de spécimens pour le Muséum, avec Pierre-Médard Diard. Il remercie sa mère de lui avoir envoyé des livres, notamment un mémoire de Malouet, et rappelle sa promesse de s'occuper de sa croix, si possible avec l'appui de Cuvier. «Embrassez pour moi mon papa dites-lui que je lui destine une petite caisse renfermant des coquilles et des os fossiles de l'isle d'Aix» (30 novembre 1814)... À Vannes, au printemps 1815, il commente l'état insurrectionnel du Morbihan et l'invasion des Alliés | en août il veut croire que l'ennemi ne viendra pas jusqu'à Brest... Mais il fera bientôt état de rassemblements de chouans et de la fuite d'officiers devant ces brigands | lui-même songe à s'embarquer pour la Martinique, vu la «triste position de notre pauvre pays, l'apparence d'un long séjour des ennemis en France, et par suite, le peu d'activité de nos ministres et du roi pour ce qui concerne les colonies» (15 septembre 1815)... Il promet des coquilles à sa petite Clémentine, envoie ses adieux à sa petite Sophie, et embarque sur la Seine à Honfleur vers la fin de 1817. Or le mauvais temps empêche le départ, et il s'impatiente et s'interroge sur l'absence de nouvelles du Roi, de la Chambre et du Concordat. «Ce bon papa, comme l'a dit Bérenger, montre bien aux français dépouillés qu'il est un de leurs alliés. On dit qu'il veut Avignon ou une rente de 6 millions» (11 décembre 1817)... Enfin aux Indes, un mot suffit pour assurer «que je me porte parfaitement bien que je suis heureux, que la chaleur toute accablante qu'elle est ne m'a rien ôté de mes forces et que Diard et moi nous sommes à Chandernagor les hommes les mieux portants comme les plus studieux» (20 août 1818)...

On joint un fragment de l.a.s. à lui adressée à Gorruckpore par son confrère anglais B.H. Hodgson, une l.a.s. par H.S. Lewis à Sophie Duvaucel, une lettre adressée à Diard et Duvaucel (1819), et 5 lettres ou pièces diverses (Lameth aîné, archevêque de Dublin et évêque de Cork, passeports).