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MONTHOLON Charles Tristan, comte de (1783-1853) général, il accompagna Nap

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MONTHOLON Charles Tristan, comte de (1783-1853) général, il accompagna Napoléon en captivité.

3 L.A.S. «gal Montholon», 1834-[1842], à Emmanuel de LAS CASES
père, puis au fils (avec minute autogr. de réponse de ce dernier)|
6 pages in-4, une adresse, et 3 pages in-4.

Paris 12 mai 1834. «Des années se sont écoulées depuis que nous ne
nous sommes vus, de grands malheurs m'ont accablé et surtout ont
dénoué des liens que je devois croire indissolubles en les jugeant sur les
protestations qui m'étoient prodiguées alors que la fortune m'accordait ses
faveurs| je ne puis cependant repousser la conviction que pour vous la
chaîne de Ste Hélène ne soit brisée et je me persuade que la fraternité que
l'amitié paternelle du Grand Homme a créé entre vous et moi, retrouvera
tout son empire»... Il attend de lui «un service de frère»: le prêt de mille
francs...

Citadelle de Ham 28 février 1841. Il proteste contre l'omission de son nom
du Journal du fils Las Cases: «Vous ne pouvez ignorer [...] que c'est
moi seul qui ai veillé l'Empereur pendant les quarante-deux nuits qui ont
précédé sa mort, parce qu'il ne voulut pas recevoir d'autres soins que
les miens| que c'est moi qui lui ai fermé les yeux| que c'est à moi que
par son ordre Mr Marchand a remis son testament, ses codiciles, ses
lettres à MM. Jacques Laffitte et de La Bouillerie, ses instructions pour
ses exécuteurs testamentaires| que c'est par moi, que la communication
leur a été faite| que c'est de moi, qu'ils ont reçu, l'un le manuscrit des
Campagnes d'Égypte et de l'isle d'Elbe, l'autre le manuscrit des guerres
de César que je leur ai offerts et donnés| que c'est encore moi qui d'après
un ordre antérieur écrit de la main de l'Empereur ai rempli la douloureuse
mission de présider aux dernières dispositions relatives aux devoirs à
rendre à sa dépouille mortelle»... Sa captivité présente «près de l'héritier
de l'Empereur» est un droit de plus à son souvenir... 30 mars 1841,