Superbe paire d'encoignures en laque européen, dite "jonquille". Elles sont de forme galbée, présentant en plein un décor polychrome de chinoiseries, illustré par des personnages dans des perspectives paysagées de pagodes et de montagnes, animées d'oiseaux. Les montants légèrement arrondis. Chutes, sabots et entrées de serrure, de bronze ciselé et doré à décor en console de guirlandes de feuilles de laurier, rosaces et cannelures Attribuées à RUBESTUCK Epoque Louis XVI (légers éclats à la laque) Plateaux de marbre blanc veiné gris H. 89 - L. 72 - P. 49,5 cm Encouragée par certains amateurs et sous l'impulsion des marchands-merciers, l'ébénisterie parisienne se diversifia considérablement dans le premier tiers du XVIIIe siècle. Les artisans, alors habiles dans la réalisation de meubles en placage ou en marqueterie de métal ou de bois fruitiers, durent s'adapter à la vogue qui gagna la capitale en ce temps là pour tout ce qui venait d'Orient, principalement de la Chine et du Japon. Ils revêtirent leurs meubles de panneaux de laque, provenant essentiellement de cabinets ou de paravents, ayant la plupart du temps un fond noir. Rapidement, ces panneaux furent concurrencés directement par une création purement française dont la paternité semble revenir aux célèbres frères Martin : le vernis européen. Ce type de vernis permit dans un premier temps d'imiter les laques orientales, aussi bien dans le décor que dans les tonalités, puis au fil du temps, les peintres vernisseurs élaborèrent de nouvelles teintes souvent pour répondre à des commandes précises. C'est ainsi que des meubles à décor bleu, vert, rouge ou jaune sortirent de certains ateliers d'artisans en meubles de la capitale. La paire d'encoignures proposée présente cette singularité qui en fait sa rareté, elle est ornée d'un délicat verni fond jaune que l'on peut aussi qualifier de « jonquille » ou de « camomille ». Au XVIIIe siècle, les mentions de ce type d