Rare cartel d'applique en bronze très finement ciselé et doré. Le cadran et le mouvement, signés C. MATHIEU à Paris. Il indique les heures en chiffre romain et les minutes en chiffre arabe par tranche de cinq. Aiguilles repercées à décor de lambrequins. Il sonne les heures et les demies. Décor à l'amortissement d'un vase à l'Antique à draperies, souligné de feuilles d'acanthe. Sur les côtés deux bustes en terme, l'un figurant une femme à l'Antique, l'autre un satyre. Encadrement à guirlandes de feuilles de chêne. La partie inférieure en console, présente deux guirlandes, soulignées de feuilles d'acanthe et de graines Epoque Louis XVI H. 78 - L. 33 cm Dès le milieu du XVIIIe siècle l'on assiste à une remise en cause des modèles décoratifs rocaille développés en France depuis le début du règne de Louis XV. Les critiques fusent, l'abbé Leblanc, certains amateurs tels Ange-Laurent La Live de Jully et le marquis de Marigny, des architectes et des ornemanistes, tous gagnés par ce qu'ils avaient pu voir en Italie ou par les gravures qui en étaient tirées, critiquent durement le style français et incitent fortement les artistes et artisans à renouveler les modèles. Ce que l'on nomme le style Louis XVI découlera de ce courant réactionnaire qui marquera l'ensemble des arts décoratifs européens jusqu'à la fin du siècle et même au-delà. Dans le domaine des bronzes d'ameublement, plus particulièrement de l'horlogerie, l'on privilégie la clarté et l'équilibre des compositions. Comme souvent, dessinateurs et ornemanistes parisiens encouragent les bronziers en publiant des projets dans lesquels les références à l'antique dominent. Certains tels Jean- Charles Delafosse, Richard de Lalonde et Aubert Parent composent des planches décoratives dans lesquelles les artisans puisent plus ou moins directement. Un album de planches conservé à la bibliothèque de l'INHA à Paris (Référence VI E 15) illustre des modèles de pendules de c