Louis-Claude Vassé Buste en marbre blanc sculpté sur piédouche. Portrait présumé de Madame la marquise de Flamarens. Signé Ludovicus Vassé fecit et daté 1771. (très légéres restaurations) H. 80 - L. 55 - P. 30 cm H. 72 - L. 57 - P. 22 cm Collection de Monsieur de T. Provenance : - Salon de 1771 : Buste en marbre. La marquise de ... - Galerie Wildenstein Dans le milieu du XVIIe siècle, avec la création de la l'Académie royale de peinture et de sculpture, la France se dote d'une structure efficace pour former les artistes français et pour ainsi éviter de faire appel aux artistes italiens. Avec l'avènement de Louis XIV, l'Académie est rattachée au pouvoir royal et devient ainsi un exceptionnel instrument de propagande. Nombre de peintres et de sculpteurs participent aux grand travaux du temps, particulièrement à l'aménagement du château et du parc de Versailles, tout juste sortis de terre. C'est probablement à cette époque que se développe le portrait de cour, dans la lignée des portraits de la Rome antique, où les personnages apparaissent sous des traits idéalisés parfois avec des attributs faisant référence aux dieux et aux héros de la mythologique classique. Avec le XVIIIe siècle, l'art du portrait offre deux visages : il se veut plus psychologique et réaliste, relevant les traits marqués des personnages lorsque les destinataires appartiennent à la société montante nouvellement enrichie, et conserve ce caractère idéalisé quand il s'agit de personnalités proche de la Cour versaillaise comme sur le buste présenté. En effet, ce dernier propose une composition rigoureuse proche des portraits de l'Antiquité classique, tandis que la coiffure élaborée illustre la mode du temps chez les dames de haut rang de la Cour | notons également le parti pris de Vassé de représenter le personnage à mi-corps dans une draperie rehaussée de fines dentelles, ce qui apporte une sensualité que l'on relève dans certaines sculptures mythologiques du temps. C