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MAGRITTE René (1898 - 1967)
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MAGRITTE René (1898 - 1967)
L.A.S. «René» avec dessin, Bruxelles Mardi Toussaint [1er novembre 1921], à Pierre-Louis FLOUQUET | 2 pages in-4, à en-tête de son père L. Magritte Industriel (trous de classur).
Lettre intime de ses débuts, illustrée d'un dessin à la plume et au lavis. [Pierre-Louis FLOUQUET (1900 - 1967), peintre et poète belge, partagea un atelier avec Magritte à ses débuts.] «Depuis quelque temps je cherche une situation - je crois avoir trouvé : je suis allé hier muni de dessins que j'avais fébrilement composés et exécutés à l'aquarelle, vendredi et samedi passés, je suis allé à la fabrique de papiers peints de Haren. J'ai été reçu par un bonhomme à grande barbe qui a examiné mes dessins qui avaient l'air de lui plaire [...] J'avais fait trois projets de frises qui sont exécutées chez moi - et deux papiers peints avec chrysanthèmes et roses». Il doit revenir dans quinze jours...
Il dit la nostalgie que lui inspire la Toussaint : «Je crois que je deviens NEURASTHÉNIQUE. [...] Un grand Dieu bon et aimant, c'est le directeur d'un grand magasin, mais au fond c'est un omare un type dégoutant»...
Quant à Georgette (sa future femme) : «je l'adore, l'aimerai-je toujours ? J'ai peur qu'un jour je ne l'aime plus car j'aurais la nostalgie de ses couleurs roses, de ses yeux si braves»...
Il termine par un dessin à la plume et lavis (6 x 5,5 cm), représentant un tableau récent : «j'ai pondu une toile, un homme qui a peur»...
L.A.S. «René» avec dessin, Bruxelles Mardi Toussaint [1er novembre 1921], à Pierre-Louis FLOUQUET | 2 pages in-4, à en-tête de son père L. Magritte Industriel (trous de classur).
Lettre intime de ses débuts, illustrée d'un dessin à la plume et au lavis. [Pierre-Louis FLOUQUET (1900 - 1967), peintre et poète belge, partagea un atelier avec Magritte à ses débuts.] «Depuis quelque temps je cherche une situation - je crois avoir trouvé : je suis allé hier muni de dessins que j'avais fébrilement composés et exécutés à l'aquarelle, vendredi et samedi passés, je suis allé à la fabrique de papiers peints de Haren. J'ai été reçu par un bonhomme à grande barbe qui a examiné mes dessins qui avaient l'air de lui plaire [...] J'avais fait trois projets de frises qui sont exécutées chez moi - et deux papiers peints avec chrysanthèmes et roses». Il doit revenir dans quinze jours...
Il dit la nostalgie que lui inspire la Toussaint : «Je crois que je deviens NEURASTHÉNIQUE. [...] Un grand Dieu bon et aimant, c'est le directeur d'un grand magasin, mais au fond c'est un omare un type dégoutant»...
Quant à Georgette (sa future femme) : «je l'adore, l'aimerai-je toujours ? J'ai peur qu'un jour je ne l'aime plus car j'aurais la nostalgie de ses couleurs roses, de ses yeux si braves»...
Il termine par un dessin à la plume et lavis (6 x 5,5 cm), représentant un tableau récent : «j'ai pondu une toile, un homme qui a peur»...
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