Ventes
ASIAN WEEKS
VENTE [43] PEINTRES D'ASIE : ART MODERNE VIETNAMIEN
ARTS D’ASIE
Ventes aux enchères publiques
les mercredis 22 mai et 5 juin 2024 à Neuilly-sur-Seine


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通稿
 
Leader historique sur le marché des artistes venus d’Asie, Aguttes organise du 13 mai au 5 juin, à Neuilly-sur-Seine, sa nouvelle édition des « Asian weeks ». Cette longue période d'expositions sera ponctuée par des visites guidées et deux ventes aux enchères. Le 22 mai 2024, sa 43e vente dédiée à l'art moderne mettra en exergue les artistes venus d'Indochine. Puis le 5 juin 2024, la vacation consacrée aux Arts d’Asie proposera entre autres un ensemble remarquable de bronzes bouddhiques.
 

LES PROMOTIONS I ET II DE L’ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE L’INDOCHINE À L’HONNEUR


Alors que l’on s’apprête à célébrer le centenaire de l’École des beaux-arts de l’Indochine, ce 43ème opus dédié aux peintres d’Asie met à l’honneur les élèves illustres tels Thang Trn Phnh (1895-1973), Vũ Cao Đàm, Promotion II (1926-1931) et major, ou encore Lê Phổ, Promotion I (1925-1930).

Né en 1908 à Hanoï d’un père francophone et francophile, Vũ Cao Đàm grandit dans un univers érudit. Il intègre l’École des beaux-arts de l’Indochine, fondée en 1925 par le peintre français Victor Tardieu, dont il sort Major. À l’Exposition internationale de Paris en 1931, il découvre le monde de l’art parisien. Très influencé par les charmes et la culture de la Ville lumière, il parcourt la France, où il choisit de s’installer.
Manifestant d’abord un vif intérêt pour la sculpture qu’il pratique assidûment, c’est finalement avec la peinture sur soie que Vũ Cao Đàm exprime son immense talent. Dans ces deux domaines, l’artiste se concentre avant tout sur la figure humaine, qu’il magnifie en portrait ou en scène de genre charmante. Combinant avec finesse les traditions picturales asiatiques et européennes, les visages délicats et les silhouettes graciles de Vũ Cao Đàm offrent cette élégance raffinée, qui donnent à son trait un caractère immédiatement reconnaissable. Ses choix de médiums accompagnent ses changements de vie, la sculpture et la soie sont plutôt liées à ses années en Indochine et d’avant-guerre à Paris, tandis que l’huile témoigne davantage de celles passées dans le Sud de la France.
La maternité, langage universel, représente l’un des thèmes affectionnés par Vũ Cao Đàm, sujet que l’artiste traite toujours avec sensibilité et délicatesse.
L’artiste rend, ici, hommage au lien unissant la mère à son enfant, et choisit d’illustrer le moment privilégié de l’allaitement. Si cette thématique, présente dès l’Antiquité égyptienne - au travers des statuettes d’Isis allaitant son fils Horus -, a accompagné l’histoire de l’art tout au long de son évolution, elle est restée rarissime en Asie.
Tandis que la Vierge Marie et l’Enfant Jésus ornent la statutaire et l’iconographie religieuses, la femme donnant le sein constitue également un sujet qui revient régulièrement dans les scènes de vie quotidienne occidentales. Ainsi dans la peinture moderne, Renoir, Picasso ou Mary Cassatt exaltent le lien mère-enfant, sans considération de classe sociale. Cependant, le sujet revient beaucoup plus rarement en Asie qu’en Europe. Cette représentation, réalisée en 1944 par Vũ Cao Đàm, nous en offre l’un des rares témoinages.

Dans cette maternité, les tonalités pastel apportent douceur et quiétude, et renforcent  un naturel et un apaisement soulignés par le décor végétal, dans lequel campe la scène. Ce travail, réalisé plus de 10 ans après l'arrivée du peintre en France, traduit l'expression d'un talent en pleine maturité, riche d'une parfaite maîtrise des préceptes reçus par le jeune artiste aux beaux-arts à Hanoï, à l'École du Louvre et par la visite des musées. Avec cette composition parfaitement équilibrée et ce traitement délicat, Vũ Cao Đàm apparaît à l'apogée de son art.



VŨ CAO ĐÀM (1908-2000)
Maternité, 1944
Encre et couleurs sur soie, signée en bas à droite
60 x 46,4 cm
Cadre d’origine
Provenance : Collection particulière, Paris (acquis dans les années 1940)
Collection particulière, Paris (transmis par descendance du précédent)



 
Intitulée Jeune fille annamite, cette sculpture témoigne de l'intérêt du ministre Paul Reynaud pour le travail des artistes formés à l'école des beaux-arts de l'Indochine, institution fondée à Hanoï par Victor Tardieu.
Tous deux firent connaissance à l’exposition coloniale, qui se tint du 6 mai au 15 novembre 1931 à Vincennes. Directeur par intérim à cette période, Arthur Kruze organise, quant à lui, une exposition en l’honneur de la visite du ministre des colonies. Celui-ci se rend en effet à Hanoï en novembre 1931. Ainsi Paul Reynaud put voir le travail de Vũ Cao Đàm à Paris mais également à Hanoï dès 1931.
Ce buste proposé aujourd’hui à la vente présente une remarquable patine verte. Il s’agit du modèle qui entra dès 1932 dans la collection de Paul Reynaud, amateur d’art sensible au talent du sculpteur. Vũ Cao Đàm parvient à donner une vie intérieure à ses visages, et cette capacité à transcender la matière pour exprimer des sentiments profonds caractérise son travail.
À diverses occasions, plusieurs expositions présentèrent, au cours des années 1930, ce modèle de Vũ Cao Đàm, réalisé en quelques rares exemplaires. Certains aujourd’hui référencés dans les plus grandes collections internationales, publiques et privées, contribuent encore à sa renommée.



VŨ CAO ĐÀM (1908- 2000)
Jeune fille annamite, le modèle Paul Reynaud
Bronze à patine verte, signé sur la base sur le côté gauche
37 x 15.8 x 19 cm - 14 5/8 x 6 1/4 x 7 1/2 in.
Une attestation d’inclusion au catalogue raisonné de l’artiste, actuellement en préparation par Charlotte Aguttes-Reynier pour l’association des Artistes d’Asie à Paris, sera remise à l’acquéreur.
Provenance : Collection du Ministre Paul Reynaud, France (acquis directement auprès de l’artiste et transmis familialement depuis)


 

Né le 2 août 1907 dans la province de Ha Tay, dans une famille de hauts mandarins, avec pour père le vice-roi du Tonkin, Lê Phổ (1907-2001) étudie deux années à l’École d’art appliqué à l’industrie dirigée par le sculpteur Gustave Hierholtz, avant d’intégrer l’École des beaux-arts de l’Indochine dès sa création à Hanoï en 1925. En 1930, tout juste diplômé, il prend en charge les cours d’arts décoratifs et de dessin de meubles. En 1931, Victor Tardieu, sensible au talent du jeune vietnamien, choisit d’en faire son assistant pour l’Exposition coloniale à Paris. Ce séjour offre l’occasion au jeune artiste de découvrir la France et aussi l’Europe. La traversée de pays aussi variés que l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, mais aussi la visite des musées – où il admire les primitifs – l’amènent à approfondir sa connaissance de l’art occidental et à s’y confronter directement.
Acquise dans les années 1980 à Saïgon par Monsieur T., un collectionneur sensible aux prémices des talents de Lê Phổ, cette toile apparaît aujourd’hui comme un rare témoignage du travail de l’artiste à ses débuts et de ses explorations de la peinture à l’huile. Au début des années 1930, la famille de Monsieur T. est propriétaire de la Galerie Thai-Van, qui expose, à Haiphong, les artistes de l’École des beaux-arts de l’Indochine. Famille de collectionneurs, les générations suivantes restent sensibles à l’art et fréquentent de tous temps les milieux artistiques. Si Lê Phổ utilise un médium d’origine occidentale, il choisit de représenter des fleurs liées aux cultures à la fois européennes et asiatiques. Riches en significations, les pivoines sont synonymes de prospérité, de bonheur, d’honneur ou encore de beauté. Surnommées « reine-des-fleurs » en Chine, elles étaient les fleurs nationales avant d’être détrônées par les fleurs de pruniers.


LÊ PHỔ (1907-2001)
Nature morte aux pivoines et plante en pot, 1935
Huile sur toile, signée et datée en bas à droite - 65,7 x 45,3 cm
Bibliographie :
L’art moderne en Indochine, Charlotte Aguttes-Reynier, In Fine éditions d’art, 2023, repr. p. 120.
Provenance :
Collection personnelle de Nguyễn Sáng (reçu de son père qui le détenait depuis environ 1940 selon la tradition familiale)
Collection Thai-Van, Saïgon (acquis auprès du précédent dans les années 1980)
Collection particulière, France (par transmission familiale du précédent dans les années 1990)



 
En 1937, alors chargé par Victor Tardieu de la section « Indochine » de l’Exposition universelle installée sur l’île aux Cygnes, Lê Phổ décide de s’installer en France. La rencontre avec Matisse, et surtout celle avec Bonnard au début des années 1940, l’incitent peu à peu à revenir vers la peinture à l’huile, comme en témoigne cette œuvre. Lê Phổ insuffle vie à ses compositions florales classiques. Maîtrisant parfaitement son sujet, l’artiste reprend le même fil conducteur pour chacune de ses œuvres : si la variété de fleurs varie, une gamme chromatique dominante, autour de laquelle d’autres teintes s’harmonisent, auréole toujours ses réalisations.
Dans cette peinture s’intitulant Les roses, les tonalités majoritaires, les roses et verts, se voient rehaussées par des touches de jaune. Le rose, le vert ainsi que le bleu se marient pour former une composition empreinte de douceur. Les pétales parsemés sur la table accentuent cette délicatesse. Ils ajoutent, par ailleurs, une note poétique presque mélancolique, en illustrant le temps qui passe. Alliant grâce et vitalité, Lê Phổ parvient, ici, à saisir le caractère doux mais aussi indomptable des roses.


Lê Phổ (1907-2001)
Les roses
Huile sur soie, signée en bas à droite, titrée au dos 61 x 37,5 cm
Provenance :
Galerie Romanet
Collection particulière, sud-est de la France





MÉMOIRES D’INDOCHINE OU L’ŒUVRE DE THANG TRẦN PHỀNH

Une famille, ayant vécu en Indochine du début des années 1890 jusqu'au début des années 1960, a confié à Aguttes ces deux œuvres de Thang Trần Phềnh (1895-1973), inédites dans le marché de l’art. Présente dans la région de Hanoï au moment de la réalisation de ces deux encres sur soie, elle les acquiert probablement à l’occasion de l’une des expositions organisées par l’École des beaux-arts dès 1929, ou encore à l’une des foires auxquelles ses élèves participent alors activement. Elles sont présentées aujourd’hui à la vente dans leur cadre d’origine, réalisé très probablement par la maison Gadin.

Artiste vietnamien, Thang Trn Phnh (1895-1973), également connu sous le nom de Trn Văn Bình, parfois surnommé Đạt Siêu, reçoit, auprès d’un père d’origine chinoise et d’une mère vietnamienne, une éducation traditionnelle, dans le respect des principes du confucianisme.
Encouragé par ses parents, il se forme en autodidacte et remporte, en 1923, le premier prix de l’exposition des beaux-arts de l’association vietnamienne des Lumières de Ti
ến Đức. En 1925, il échoue de justesse lors du premier concours d’admission à l’École des beaux-arts de l’Indochine. Alors en deuxième position sur la liste d’attente, il est autorisé à suivre certains cours en auditeur libre. L’année suivante, alors âgé de 31 ans, il intègre les rangs de la seconde promotion. Grâce à l’impulsion de Victor Tardieu, le directeur de l’École, il expose avec certains de ces camarades en 1929 au Salon de l’Art Colonial organisé par le Salon des Artistes Français au Grand Palais à Paris.
En 1931, il participe à l’Exposition Coloniale de Paris l’œuvre intitulée La partie de cartes. L’année d’après, ses travaux apparaissent dans trois expositions données successivement par l’Agindo - Agence économique de l'Indochine - à Paris. C’est également en 1932 qu’il sort diplômé de son École à Hanoï, en même temps que les artistes V
ũ Cao Đàm ou encore Tô Ngc Vân - premier directeur vietnamien nommé à la tête de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine -, à la suite de Victor Tardieu puis Evariste Jonchère.
Thang Trn Phnh se tourne alors vers le théâtre, fonde la troupe Đồng u et dirige ses efforts vers une mise en valeur des décors des scènes, des costumes et des accessoires. Au théâtre comme en peinture, Thang Trn Phnh s’implique dans la transmission de la mémoire de son pays, de son histoire et de sa culture. Son œuvre, rare, qui privilégie les scènes rurales traditionnelles au Vietnam, constitue un véritable témoignage du passé.



Thang Trần Phềnh (1895-1973)
Le chef du village lisant devant les villageois
Encre et couleur sur soie, signée Tran Binh et annotée en haut à droite d'une citation évoquant des principes de savoir-vivre
75 x 51,5 cm
Provenance :
Collection d'une famille ayant vécu en Indochine du début des années 1890 jusqu'au début des années 1960 et qui était présente dans la région de Hanoï au moment où cette œuvre a été réalisée

Thang Trần Phềnh (1895-1973)
Le chef du village à cheval demandant son chemin
Encre et couleur sur soie, signée Tran Binh et décrite en bas à droite 75 x 51,5
Provenance :
Collection d'une famille ayant vécu en Indochine du début des années 1890 jusqu'au début des années 1960 et qui était présente dans la région de Hanoï au moment où cette œuvre a été réalisée.

 

Sources :
Fonds Victor Tardieu, INHA, espace Jacques-Doucet, archives 125/5-9
Tri
n lãm Thang Trn Phnh: Bt gp quá kh trong hin ti, Bng Lăng, Th thao & Văn hóa, 29 août 2022
C
ha sĩ Thang Trn Phnh: Tài hoa và độc đáo, Nguyt Hà, Công An Nhân Dân, 1er septembre 2022



PROCHAINE VENTE PEINTRES D'ASIE : CHINE, VIETNAM
Mercredi 22 mai 2024, 14h30
 

Pour plus d'informations ou inclure un lot dans nos prochaines ventes, contactez
Charlotte Aguttes-Reynier - Expert
+33 1 41 92 06 49 - reynier@aguttes.com





VENTE « ARTS D’ASIE », MERCREDI 5 JUIN 2024 À 14H30


Une sculpture en bronze doré figurant un lama tibétain, passera, quant à elle, sous le feu des enchères, le 5 juin 2024. Cette statue, datant du XVIIIe siècle, nous offre un portrait idéalisé d’un maître de la tradition bouddhique tibétaine.

Cette œuvre, rare et spectaculaire par ses dimensions mais également par sa qualité, témoigne de la maîtrise atteinte par les artisans himalayens. Ceux-ci sont passés maîtres dans l’art de la fonte, mais également dans la ciselure et le repoussé comme l’illustrent la délicatesse des rinceaux floraux qui bordent la robe monastique, la beauté des mains formant la mudra de l’enseignement ou la souplesse des plis du vêtement. Une riche dorure au mercure caractéristique de la région rehausse, en outre, l’ensemble et renforce ainsi les qualités de cette production.
Puisqu’il manque à ce personnage des attributs le rattachant à une lignée bouddhique ou une inscription dédicatoire, il s’avère impossible de l’identifier précisément avec certitude.

Cette œuvre s’inscrit dans un contexte de renouveau de l’influence du bouddhisme tibétain au sein de l’empire chinois. Le bouddhisme tibétain avait connu une expansion sans précédent au XIIIe siècle au travers des conquêtes mongoles, notamment auprès des nomades d’Asie extrême-orientale, mais était également devenu religion d’état en Chine sous la dynastie Yuan (1279-1368). En 1644, les Mandchous, population nomade du nord de la Chine, prennent le pouvoir en Chine et fondent la dynastie Qing (1644-1911). Leurs empereurs, fervents bouddhistes et profondément attachés à leurs traditions nomades, vont s’employer à largement diffuser et mécéner le bouddhisme tibétain dans leur empire, dont le territoire atteint au XVIIIe siècle une taille inégalée. Il s’ensuit d’importants échanges artistiques, politiques et diplomatiques entre les monastères tibétains et le pouvoir chinois comme en témoigne cette œuvre présentée, dont la qualité la destinait probablement à un riche temple ou monastère.



Tibet XVIIIe siècle
Statue de lama en alliage cuivreux doré repoussé
H. 49.5 cm


 

Parmi la sélection de bronzes, les amateurs remarqueront également une rare statue de Shakyamuni ainsi qu’une statue d'Amitayus en bronze doré.

Cette remarquable statue en bronze doré, qui représente le Bouddha Shakyamuni en méditation, date du XVIe siècle et présente une iconographie rare et singulière aux confluences des traditions artistiques Yuan et Ming. Elle mêle l'héritage iconographique et technique de la dynastie Yuan (1279 - 1368) aux innovations stylistiques de la dynastie Ming (1368 - 1644). La Chang Foundation en conserve une pièce extrêmement proche, de même dimension et probablement issue du même atelier. Il s'agit également d'une représentation de Shakyamuni, mais le Bouddha y est représenté en bhumiparshamudra (« prise de la Terre à témoin »).


Chine Dynastie Ming, XVIe siècle
Rare statue de Shakyamuni en bronze doré
Le bouddha assis en vajrasana sur une double base lotiforme aux imposants pétales, les mains en dhyanamudra, vêtu d'une robe monastique couvrant les deux épaules aux bords finement ciselés de rinceaux floraux, le torse nu avec un motif de svastika.
La chevelure implantée en couronne autour de la tête et formée de délicates boucles. Le visage animé par une moustache et petite barbe aux fines bouclettes.
La base non scellée.
H. 20 cm



Cette statue d'Amitayus en bronze doré dégage sérénité et bienveillance, tout en dévoilant une riche ornementation.


Sino-tibétain XVIIe-XVIIIe siècle
Statue d'Amitayus en bronze doré
Le bouddha assis en vajrasana sur une double base lotiforme, les mains reposant en dhyanamudra sur les jambes, vêtu d'un fin dhoti, paré de nombreux bijoux, le visage encadré par de lourdes boucles d'oreilles, la chevelure coiffée en un haut chignon ornementé.
L'expression sereine et bienveillante.
La base non scellée.
H. 17 cm



PROCHAINE VENTE ARTS D'ASIE
Mercredi 5 juin 2024, 14h30
 

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Clémentine Guyot - Responsable des Arts d'Asie
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