Résultat
HAUTE ÉPOQUE
LE GRAND SALON DES FRÈRES LUMIÈRE
Le 15 juin 2023, Aguttes a vendu par faculté de réunion un ensemble Néo-Renaissance chargé d’histoire. Différents éléments provenant du grand salon des frères Lumière, parmi lesquels les premiers fauteuils de cinéma au monde, ont emporté 36 400 € et rejoignent ainsi un même nouveau propriétaire.
« Ironie du progrès technologique : les premiers fauteuils de cinéma du monde étaient aujourd'hui filmés pour la vente du mobilier des frères Lumière ! Belle bataille d'enchères pour saluer en quelques meubles à la fois l'Art, l'Histoire et le Cinéma ! »
Grégoire de Thoury, expert
Le grand salon des frères Lumière. Les premiers fauteuils de cinéma au monde à l’encan.
Des meubles provenant du Grand Salon du Palais Lumière à La Ciotat, lieu de la première projection publique du cinématographe en 1895, ont emporté par faculté de réunion 36 400 €. Grand témoin de la naissance du cinéma, cet ensemble Néo-Renaissance, proposé en trois lots avec faculté de réunion, rejoint ainsi un même nouveau collectionneur.
Un inventaire et des photographies d’archives permettent de reconstituer assez justement le mobilier de cette pièce monumentale, éclairée par un lustre électrique en bronze : « huit fauteuils, un pouf à quatre faces, une table à damier à motif de tête de lion ». Construit en 1890 par Antoine Lumière, le palais Lumière constitue, avec l’Eden - l’un des premiers cinémas - l’un des lieux les plus marquants des prémices du 7e art.
Cette première projection cinématographique, qui se tint le 21 septembre 1895, accueillit quelque 150 spectateurs, parmi lesquels certains prirent place sur ces sièges. La toute première projection de « vues photographiques animées » proposée par les frères Lumière marqua ainsi la naissance du cinéma, et le réalisme du mouvement de « L'arrivée d'un train à La Ciotat » effraya tellement certains spectateurs que certains quittèrent, au cours de la projection, le Grand Salon du Palais Lumière.
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SUITE DE TROIS FAUTEUILS D'APPARAT monumentaux en bois de noyer sculpté, le dossier à fronton sculpté d'un grand mufle de lion rayonnant entre des enroulements feuillagés. Les accotoirs terminés en têtes de lionnes très expressives. Ils reposent sur des pieds en pattes de lions reliés par une entretoise en H. Garniture au point de lions héraldiques parmi les feuillages, sur fond brique. France, fin du XIXe siècle.
PROVENANCE : Grand Salon du Palais Lumière à La Ciotat.
Top 6 de cette vente « Haute Époque »
1. Lot 62 – Rare nécesssairede six couteaux - 42 900 €
2. Lots 240 - 241 – 242 – Mobilier du Grand Salon du Palais Lumière - 36 400 € par faculté de réunion
3. Lot 43 – Coffre aux saints personnages - 13 000 €
4. Lot 48 – Vierge à l’Enfant – 11 700 €
5. Lot 34 – Bocca di Leone – 10 400 €
6. Lot 76 – Urbino, atelier de Flaminio ou Orazio Fontana – 10 400 €
De qualité muséale, un rarissime nécessaire de couteaux complet de la Renaissance (lot 62) a retenu l’attention des amateurs et ainsi largement dépassé son estimation haute. Le musée du Louvre, le MET et le Victoria & Albert Museum conservent des modèles de couteaux comparables, par les décors gravés sur fond d'or et l'utilisation de la nacre, à ce rarissime nécessaire de couteaux complet (n° MRR 188 - n°93.13.24 - n° M.604-1910). Le musée du Bargello, à Florence, expose, quant à lui, un couteau à la lame identique, pareillement gravée d'un adage et au même décor à l'entablure provenant de la collection de Louis Carrand (Lyon, 1827-1888, Florence).
Envolés à 42 900 €, ces six couteaux restent, quant à eux, en mains privées.
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RARE NÉCESSAIRE DE SIX COUTEAUX à lames d'acier richement gravées à l'entablure d'un cartouche quadrilobé de rinceaux surmonté d'une tête d'ange ailé sur fond or. Le dos de chaque lame est gravé d'inscriptions d'adages tous différents : - Espoir nourrit se que fortune tue - La flame ne dissout se que la vertu lie - Plustost mourir que changer - Ou vertu git fortune est abusée - En fidélité finirai ma vie - Contentemet passe richesse. Chaque lame est poinçonnée deux fois de la lettre E. Viroles à feuilles d'acanthes, manches de nacre et chapiteau de fer forgé et doré. Écrin d'origine tubulaire sur pied, à âme de bois gainé de cuir peint à décor de quatre cartouches ovales alternant portraits d'hommes et portraits de femmes.
France, fin du XVIe siècle, début du XVIIe siècle. Longueur de chaque couteau : 26,5 cm - Largeur de la lame : 2,7 cm Étui : Hauteur : 36,5 cm - Diamètre : 10,5 cm
(Accidents et manques)
Un coffre aux saints personnages (lot 43), qui présente sept panneaux en façade embrevés dans le bâti, a marqué 13 000 €. Trois par trois, les saints personnages, sculptés en profond relief sur les panneaux, encadrent une scène de résurrection, placée au centre : le Christ, debout vêtu du perizonium et les épaules couvertes d'un manteau, lève la main droite en signe de bénédiction.
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COFFRE AUX SAINTS PERSONNAGES en chêne sculpté.
Normandie, époque Louis XII, Première Renaissance, vers 1510 - 1515.
Hauteur : 73 cm - Largeur : 165 cm Profondeur : 67 cm
Une Vierge à l’Enfant (lot 48), coiffée d'un voile et vêtue d'un long manteau, a décroché 11 700 €.
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VIERGE À L'ENFANT en pierre sculptée, debout, tenant l'Enfant Jésus sur son bras droit.
France, probablement Champagne, début du XVIe siècle, vers 1530.
Hauteur : 91 cm (Trace de polychromie, manques à la couronne, tête de l'Enfant refixée)
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Pour plus d'informations contactez :
Grégoire de Thoury
+33 1 41 92 06 46
thoury@aguttes.com
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