« La peinture chinoise est une peinture de l’esprit ; elle ne vise qu’à transmettre l’esprit des choses à partir des formes qui ne sont qu’un moyen. »
- Fabienne Verdier, extrait de son livre Passagère du Silence
« Fabienne est une artiste que je suis depuis plus de 15 ans, notamment depuis sa superbe exposition à Singapour en 2013 chez Art Plural. Je suis absolument ravie de présenter aujourd’hui cet ensemble d’œuvres, uniques et multiples, retraçant son parcours entre 1998 et 2021, ainsi que la richesse des supports qu’elle utilise : toiles, encres sur papier et sérigraphies. Je vous invite à venir découvrir cette exposition qui présente un ensemble remarquable provenant de différentes collections de passionnés avertis. »
- Ophélie Guillerot, directeur du département Post-War & Art contemporain
Fabienne Verdier, calligraphie, art abstrait et Maîtres flamands
Depuis 2019, Aguttes suit tout particulièrement le peintre calligraphe Fabienne Verdier, dont les œuvres constituent de véritables ponts entre l’Orient et l’Occident. Née en 1962, elle étudie aux beaux-arts de Toulouse, avant de parfaire, dans les années 1980, sa formation à Chongqing. Elle y débute alors son apprentissage de la calligraphie chinoise, tout en vivant en immersion totale, dans une Chine encore sous influence communiste. Au travers de ses divers enseignements, Fabienne Verdier comprend les mouvements de l’eau, de la nature, des arbres et des pierres. De retour en France, l’artiste allie la verticalité de la calligraphie chinoise à la monumentalité de la peinture occidentale : son travail évoque une forme d’absolu et d’universalité.
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A l’instar de Le Méandre. Hommage à Van Eyck. La pensée labyrinthique, ses toiles monumentales, souvent monochromes ou bichromes, se reconnaissent au premier regard. Le geste, ample et unique, y inscrit le passage de l’énergie sur la toile. Estimé 90 000 / 120 000 €, ce diptyque contient toute la puissance du langage pictural singulier de Fabienne Verdier. Trace fluide et énergique issu d’un geste unique, un large méandre noir traverse cette œuvre composée de deux panneaux bichromes : jaune vif à gauche, vert profond à droite. Le mouvement calligraphique, dense et organique, suggère à la fois la lenteur du fleuve et l’élan de la pensée. Hommage discret à la richesse des couleurs chez Van Eyck, les contrastes chromatiques confèrent, quant à eux, une intensité lumineuse et vibratoire à cette œuvre monumentale. Curieuse de toutes les sources d’inspiration, l’artiste explore également la lumière des maîtres flamands pour en transposer les densités chromatiques dans son langage, issu du dialogue entre la calligraphie chinoise et l’abstraction occidentale.
Invitée à travailler dans les ateliers de restauration du Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK), en Belgique, Fabienne Verdier a accès de manière privilégiée aux œuvres de Maîtres flamands du XVe siècle, dont Jan van Eyck, Rogier van der Weyden, ou encore Hans Memling. Elle peut observer leurs œuvres au plus près, y compris sous rayons infrarouges, qui révèlent les couches invisibles du processus créatif.
Cette expérience, choc visuel et spirituel.
Fabienne Verdier découvre dans ces œuvres une intensité lumineuse, une précision du geste et une profondeur mystique qui font écho à ses propres recherches — bien qu’elle vienne d’une tradition abstraite, influencée par la calligraphie chinoise.
La série qu’elle initie à partir de 2011, qui culminera avec l’Hommage à Van Eyck en 2020 tend à dialoguer avec eux, au travers de la matière, du rythme, du silence, et de l’éclat.
7 autres œuvres de Fabienne Verdier, artiste suivie par Aguttes
Rare Européenne admise à un cursus artistique traditionnel chinois, Fabienne Verdier propose, au travers de ses œuvres, une expérience du vivant, une traversée du souffle, un dialogue entre la main, la matière et l’invisible.
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Fabienne VERDIER (née en 1962)
Le défilé des vastes étendues intérieures. Rêveries sur les hautes cimes. 2008
Pigments et encre sur toile, triptyque signé, titré, annoté et daté « Automne 2008 » au dos au feutre
En vente le 19 novembre 2025
Intention I – Esprit intuitif, un autre diptyque, cette fois vertical, dévoile, sur un fond monochrome gris-or, de larges éclats noirs, projetés ou brossés en gestes amples, presque chorégraphiques. Avec une intensité retenue, Fabienne Verdier explore, ici, le rapport entre souffle intérieur, geste spontané et espace pictural, et livre une œuvre, qui respire une tension contenue. Entre élan et retenue, vide et saturation, silence et vibration, l’artiste veille à un certain équilibre, au rythme et à la respiration de sa peinture. L’inscription au dos — « Xin », cœur-esprit intuitif — apporte des précisions sur cette composition : peindre devient un acte de présence pure, où la pensée se retire au profit d’une énergie plus vaste, instinctive. La trace du pinceau traduit une force, celle du souffle vital, rendue visible, comme souvent dans l’œuvre de Fabienne Verdier.
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FABIENNE VERDIER (née en 1962)
Intention I Esprit intuitif, 2004
Huile et encre sur toile lin-coton montée sur panneau, signée, titré, datée et situé L'ermitage Automne 2004 et annotée Xin Cœur-Esprit Intuitif
En vente le 19 novembre 2025
Fabienne Verdier explore également d’autres formats, et crée des encres aux plus petites dimensions. Elle s’exprime ainsi à la fois sur l’infiniment grand et l’infiniment petit, illustrant les correspondances entre le microcosme et le macrocosme.
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FABIENNE VERDIER (Née en 1962)
Maturare n°1, 2005
Série L'Esprit des Montagnes Études intimes
En vente le 19 novembre 2025
À la fois peintre et calligraphe, l’artiste a conçu ses propres instruments. D’imposants pinceaux composés de poils d’animaux, parfois suspendus au plafond, lui permettent de composer cette écriture picturale si singulière. En 2009, elle approfondit cette recherche, grâce à une douille remplie de matière acrylique, qui lui permet de marcher sur la toile et d’y projeter directement la peinture. Walking paintings, ses expérimentations traduisent sa quête de gravité et de rythme. Son atelier devient ainsi un espace de danse…
Le jeudi 6 avril 2023, Aguttes décrochait un nouveau record mondial pour Fabienne Verdier, avec Cercle – Ascèse (lot 72). Plus de 10 téléphones et un enchérisseur en salle s’étaient disputé cette œuvre, envolée à 362 970 €. Ophélie Guillerot, Directeur du département Post War & Art contemporain, déclarait à l’issue de cette vente : « Emporté à 362 970 €, Cercle Ascèse a doublé, ce 6 avril, le record mondial alors que déjà, au cours de la dispersion de la Collection Guy Boyer, Rêverie sur les hautes cimes, l'Atelier, été, un petit format de Fabienne Verdier, avait triplé son estimation basse et obtenu 32 500 €. Ces deux résultats confirment que l’on est à un moment charnière dans la cote second marché de l’artiste. ».
La maison de ventes a déjà proposé aux enchères et en ventes privées, depuis 2019, 20 œuvres de cette artiste.
Vente à venir
Post-war & Art contemporain
Vente le jeudi 19 novembre à 15h
Aguttes Neuilly
Pour plus d'informations, contactez :
Directeur de département - Expert
Ophélie Guillerot
guillerot@aguttes.com • +33 1 47 45 93 02
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