Née en 1913 à Paris, Line Vautrin se consacre à la création d’objets dès son plus jeune âge. Lors de l’Exposition Internationale des Arts et Techniques appliqués à la vie moderne, qui a lieu à Paris en 1937, elle tient un stand présentant ses créations, notamment des objets en bronze doré tels que des poudriers, boîtes, cendriers, colliers, qui mêlent l’art du bijou à la sculpture. Le grand succès qu’elle rencontre lors de l’exposition la conduit à ouvrir une première boutique rue du Faubourg Saint Honoré, avant de s’installer finalement au 106 rue Vieille du Temple. En 1953, Line Vautrin met au point une technique nouvelle, qu’elle dénomme d’abord « oforge », qui consiste en l’alliage de fragments de verre ou de miroir à un liant de matière plastique, et dépose un brevet à l’INPI pour cette résine révolutionnaire extrêmement résistante, l’acétate de cellulose, qu’elle rebaptisera « talosel » à la fin des années 1960. Le succès est au rendez-vous : ses créations s’arrachent et sont mêmes placées par de grands décorateurs, tels que Jean Royère, dans leurs propres projets.
Lors de son nouvel emménagement au 60 quai des Grands Augustins, son appartement se fait salon de démonstration : elle y expose ses fameux miroirs sorcières aux cadres en talosel, scintillants et poétiques, mais la résine incrustée de miroirs s’applique aussi sur des cadres, luminaires, tables, coffres, paravents… Vautrin revient par ailleurs au bijou en appliquant le talosel sur des bracelets, colliers, boucles d’oreille et autres broches. La passion de Line Vautrin pour la création a été nourrie par une vie de défis et d’expérimentation, avec des œuvres qui mélangent symbolisme et touche de lyrisme. A travers ces pièces, recherchées aujourd’hui par les plus grands collectionneurs du monde entier, Line Vautrin a su créer un univers unique, s’offrant une place de choix dans la grande Histoire des arts décoratifs du XX e siècle.
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Line Vautrin (1913-1997)
Miroir ‘Chardon’, circa 1955.
Encadrement en talosel noir, couronne circulaire striée ornée en pourtour de flamèches incrustées de petits miroirs verts.
Signature à chaud ‘ Line Vautrin’.
D. 22 cm - D. 8 5/8 in.
(Quelques petits fêles aux miroirs)
A ‘Chardon’ mirror, c. 1955, talosel and mirror structure. Signed.
Estimation 12 000 - 18 000 €
PROVENANCE
Collection particulière, France
BIBLIOGRAPHIE
Patrick Mauriès, « Line Vautrin, Miroirs », édition Le Promeneur, Paris, 2004, modèle similaire avec variantes de couleurs et de diamètres reproduit pp. 35, 40, 100 - 101
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Line Vautrin (1913-1997)
Pendentif
En bronze doré ciselé, de forme rectangulaire, à décor de Saint Nicolas.
Signé ‘Line Vautrin’
Vendu avec une chaîne à maille forçat.
H. 4,4 - L. 3,9 cm
Estimation 300 - 500 €
Line Vautrin a su créer un univers unique, s’offrant une place de choix dans la grande Histoire des arts décoratifs du XX e siècle.
Line Vautrin revient par ailleurs au bijou en appliquant le talosel sur des bracelets, colliers, boucles d’oreille et autres broches. Autant de pièces qui devinrent emblématique de son travail et qui furent l’objet d’une importante exposition au Musée des Arts Décoratifs de Paris en 1999 : « Secret de bijoux » Line Vautrin et onze créateurs d’aujourd’hui.
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Line Vautrin (1913-1997)
Parure « Draperie »
Collier et bracelet
Talosel et métal L. du collier : 38 cm env.
L. du bracelet : 18 cm env. - Pb. : 66.3 g
Estimation 1500-2500€
Prochaines ventes
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