Alexandre-François DESPORTES (Champigneul-en-Champagne, 1661-Paris, 1743)

Lot 138
100 000 - 150 000 €
Résultat: 127 500 €

Alexandre-François DESPORTES (Champigneul-en-Champagne, 1661-Paris, 1743)

Le débouché du cerf Toile 62 x 127,5 cm Signé en bas à gauche: Desportes Provenance: Collection particulière lyonnaise. « Ce qui faisait qu'il réussissait c'est qu'il s'était fait une loi inviolable de ne rien représenter que d'après nature. » C'est en ces termes que Mariette résume la carrière d'Alexandre-François Desportes, né dans les Ardennes, au coeur d'une région où la chasse est un art de vivre. Desportes quitte très jeune sa région natale pour se mettre au service de son oncle à Paris. Remarquant ses dons pour le dessin, celui-ci le place en 1676 chez le peintre animalier Nicasius Bernaert (1608-1663), membre de la communauté flamande de Saint- Germain des Prés. C'est par lui qu'il se place dans la lignée du grand peintre animalier Frans Snyders (1579-1657), le premier à mettre en exergue le travail des chiens au moment où le gibier est aux abois, excluant de ses scènes toute figure humaine. Dès ses débuts, Alexandre-François Desportes manifeste sa passion pour le monde cynégétique, choisissant, pour son morceau de réception à l'Académie un Autoportrait en chasseur (toile, 197 x 163 cm, 1699, Paris, musée du Louvre) où il se montre entouré de gibier et de chiens. S'ensuivent les premières commandes royales pour la ménagerie de Versailles, des portraits des chiennes de Louis XIV pour Marly et cinq dessus-deporte à thèmes de vénerie pour le grand Dauphin à Meudon. En 1709, à ce décor s'ajoutent deux nouveaux dessus-de-porte. La mort de Louis XIV marque pour lui une éclipse dans cette carrière de peintre du roi, Louis XV faisant appel à Jean-Baptiste Oudry. Cependant, il revient à Versailles en 1729 et peint les portraits des chiens de Louis XV en 1739. Les 600 études qu'il a laissées, esquisses ou dessins de paysages, plantes ou animaux témoignent de sa recherche de l'expression juste. Il se concentre ici sur la tension des chiens dont les corps s'allongent dans l'espace qui convient à un dessus-de-porte. La matière, fluide dans les fonds s'empâte pour donner réalité au pelage, l'éclat de la lumière sur les colliers des chiens accroche le regard. Le musée de la vénerie à Senlis présente une paire de dessus-de-porte signés et datés 1706 comparables à celuici (toile, 58 x 95 cm; cf. Georges de LASTIC et Pierre JACKY: Desportes : Monographie et catalogue raisonné, Saint-Rémy-en-l'eau, 2010, cat. P451 et P452, repr. p. 112). Nous remercions Monsieur Pierre Jacky qui a bien voulu confirmer le caractère autographe de notre tableau
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