ZHU YUANZHI 朱沅芷 (1906-1963), DIT YUN GEE

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ZHU YUANZHI 朱沅芷 (1906-1963), DIT YUN GEE

Rêve, 1927 臆想

Huile sur toile, signée en bas à droite, datée 4/2/27 en bas à gauche

40.5 x 31 cm 尺寸 - 15 7/8 x 12 1/4 in



Oil on canvas, signed lower right, dated 4/2/27 lower left


布面油画 署名于 右下方



PROVENANCE


Collection Marie de Rohan-Chabot, princesse Lucien Murat, Paris


Transmis familialement



Zhu Yuanzhi, est un peintre sino-américain d’avant-garde né en Chine en 1906. Il rejoint en 1921 son père aux Etats Unis. Il étudie à l’école des Beaux-arts de Californie et apprend la peinture et le dessin auprès d’Otis Oldfield. En 1926, il se lie d’amitié avec une dizaine d’autres artistes d’Avant-


Garde comme Kenneth Rexroth, Jehanne Bietry-Salinger ou John Ferren et ils fondent ensembles la Modern Gallery à San Francisco où il présente sa première exposition. Zhu Yuanzhi crée dans le même temps une école révolutionnaire sur l’art chinois pour ses compatriotes où il enseigne des techniques avant-gardistes en termes de peintures et de théories artistiques. La vie de Yun Gee connaît un nouveau tournant lorsqu’il fait la  onnaissance de la Princesse Murat à San Francisco. C’est un coup de foudre intellectuel et artistique, elle écrit alors « Sur les bords du Pacifique, à San Francisco, où l’Orient et l’Occident se rencontrent, je fis la connaissance de Yun. Le tableau subtil de ce jeune Chinois s’est révélé entre une pagode et un gratteciel 


». C’est sous son impulsion que Yun Gee décide de venir s’installer à Paris en 1927, la princesse se fait mécène et intègre l’artiste chinois dans son cercle d’intellectuels, peintres et poètes. Elle écrit à ce propos « Paris saura apprécier son imagination, sa sensibilité de poète, sa profonde psychologie


et la sincérité émouvante de son oeuvre ». Elle ne se trompe pas. En effet, il peint un magnifique portrait d’Ambroise Vollard, qui était le marchand  ’artistes notoires comme Picasso ou Matisse. Or cela laisse entendre que Yun Gee côtoyait ces artistes lors de son passage à Paris et qu’il avait été repéré par les plus grands acteurs du marché de l’art moderne. Il expose même au Salon des Indépendants, véritable consécration, en 1929, 1930, et 1939. 


La Princesse Murat n’est pas la seule à chanter les louanges de l’artiste, le respect et l’admiration sont mutuels, il écrit un poème pour elle :


Poem for Princess Murat’s Portrait


by Yun Gee


I haven’t seen beauty since very long.


Now I paint the Princess Murat


in her Chinese Library


in her Chinese costume lying on her sofa.


Strange it is to me no voice, no colors like


flying. This makes me happily remember


Known and Look (two masters who live in


Song Dynasty) poem:


She with the beauty of art in a western palace


Her costume with original colours, Chinese.


Since I came to Europe, keeping Chinese eyes


is difficult.


She the only one here that makes me


remember


China…………….and now I can follow


the wind………now I can travel in Tong


in Sung



Zhu Yuanzhi (Yun Gee) was an avant-garde Chinese-American painter born in China in 1906. In 1921, he joined his father in the US. He studied at the Fine Arts School of California, and learned drawing and painting with Otis Oldfield. In 1926, he became friendly with a dozen other artists of the Avant-Garde, including Kenneth Rexroth, Jehanne Bietry- Salinger and John Ferren, and together they founded the Modern Gallery in San Francisco,


where he held his first exhibition. Zhu Yuanzhi also created a revolutionary school on Chinese art for his compatriots, teaching avant-gardiste techniques in terms of painting and art theory. 


Yun Gee's life took a new turn when he met Princess Murat in San Francisco, and they clicked instantly in intellectual and artistic terms. She wrote, "I met Yun in San Francisco on the Pacific coast, where East meets West. 


The young Chinese artist's subtle painting seemed half-way between a pagoda and a skyscraper." At her suggestion, Yun Gee decide moved to Paris in 1927, where the princess acted as his patron and introduced him to her circle of intellectuals, painters and poets. She wrote, "Paris will be impressed by


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