PISSARRO CAMILLE (1831-1903).

Lot 142
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1000 - 1500 EUR

PISSARRO CAMILLE (1831-1903).

L.A.S. «ton père aff. C. Pissarro», «Hôtel d'Angleterre Rouen» 24 octobre 1896, à son fils Georges PISSARRO [dit MANZANA-PISSARRO]; 2 pages et demie in-8.

Inquiétudes sur la santé de son fils, qui doit partir à l'étranger.

[Lucien souhaitait aller travailler en Angleterre, à Bournemouth, avec ses frères Georges et Félix; mais Georges préférait aller vers un pays chaud; d'où une tension entre les frères.] «Que tu est vraiment extraordinaire; pourquoi exagérer. Lucien pense à sa façon, cela ne te va pas, voilà tout, je suis du reste de ton avis dès le moment qu'il te faut un pays sec, il faut penser à l'Espagne ou à l'Italie [...] Le Maroc ne me semble pas pratique car il faut penser un peu que c'est loin et un pays en dehors de nos ressources, ah! s'il ne s'agissait que de voyager pour son plaisir oui! mais il faut penser un peu à nous, si tu es en Italie ou en Espagne je me déciderai un jour ou l'autre à y aller travailler; au Maroc il ne faut pas y penser. Aussi tu feras bien de te soigner pour faire le voyage, tu iras là où nous trouverons le plus d'avantage [...] J'ai regardé dans mon livre de médecine, il me semble que tu dois avoir une angine aphteuse, c'est long à guérir»... Pissarro donne des détails sur le traitement et les médicaments utilisés. «Mais il faut que ce soit le médecin qui voye cela, il est bien possible que ce soit le mer[curius] à haute dose la cause, cela m'étonnerait, je crois que c'est plutôt que ton Dr n'a pas vu très clair. Cependant il doit s'en rendre compte à présent. Si tu avais une angine couenneuse cela ne durerait pas si longtemps tandis que les aphtes, cela se comprend puisque cela se reproduit. Allons tranquilise toi et soignes toi pour faire le voyage»...

Correspondance, n° 1326, t. IV, p. 284.
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