GAUTIER THÉOPHILE (1811-1872)

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GAUTIER THÉOPHILE (1811-1872)

Manuscrit autographe signé
S.l.n.d., [Été 1856], 5 pages autographes in-8 à l'encre constituées de bandelettes de papier montées sur 5 feuillets de vélin, titrées «Revue dramatique». (Légères déchirures et tâches)
Manuscrit de chronique théâtrale publiée dans le journal Le Moniteur universel, non reprise en volume. L'auteur y évoque notamment la célèbre pièce d'Henry Monnier Grandeur et décadence de Joseph
Prudhomme. Ces cinq pages autographes de notes à propos de pièces de théâtre que l'auteur a vues au cours de l'été 1856 montrent la méthode simple, élégante et enlevée par laquelle Théophile Gautier s'acquitta, pendant près de 35 ans, de sa tâche, prenante mais peu rémunératrice, de critique dramatique.
Les cinq premières lignes de ce texte titré «Revue dramatique» en constituent le chapeau ou le sommaire, mentionnant le nom de la pièce, son auteur, le théâtre où la pièce a été jouée et éventuellement, s'il s'agit d'une reprise comme pour La Diplomatie du ménage de Caroline Berton, créée le 16 janvier 1852 au Français. Ce chapeau se termine par la mention «Le Pré Catelan» qui annonce la description du célèbre parc de l'Ouest parisien, célèbre pour son théâtre de verdure et qui vient d'être réaménagé. Si Gautier montre, sauf exception, un modeste enthousiasme pour les pièces qu'il a vues, il apprécie particulièrement Damon et Phytias du marquis de Belloy (1727-1775): «On revoit toujours avec plaisir Damon et Pythias de M.
le marquis de Belloy, un petit chef d'oeuvre de poësie, de grâce et de sentiment». «Chez le marquis de Belloy se mêle à la poésie une notion toute française et disparue depuis le XVIIIe siècle, l'esprit.»
Il a le verbe moins élogieux pour les autres pièces commentées qui appartiennent au registre populaire, du vaudeville ou de la parodie antique, styles que l'écrivain-critique tenait en piètre estime. Toutefois, Gautier sait, en général, trouver des formules aimables «Qui perd gagne, une petite comédie vive, spirituelle, galamment troussée et agréable à voir» pour introduire ses critiques. On découvre ici qu'il a assisté aux débuts d'Hector Crémieux, qui cosigne avec Émile Lame, son premier vaudeville et fera une belle carrière en écrivant notamment des livrets pour Offenbach.
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