PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)

Lot 187
300 000 - 500 000 €
Résultats avec frais
Résultat : 494 000 €

PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)

Femme en rose dans un paysage à Cagnes

Huile sur toile, marquée du cachet de l'atelier Renoir en haut à droite
40 x 49 cm - 15¾ x 19¼ in

Oil on canvas, stamp of the artist's studio upper right

L'avis d'insertion au catalogue critique rédigé par le Wildenstein Institute en date du 2 février 2012 sera remis à l'acquéreur. Cette oeuvre sera incluse dans le prochain volume du catalogue raisonné des peintures, pastels, dessins et aquarelles de Pierre-Auguste Renoir actuellement en préparation par Messieurs Guy-Patrice et Michel Dauberville aux Editions Bernheim-Jeune
Cette oeuvre sera incluse dans le catalogue critique de l'oeuvre peint de Pierre-Auguste Renoir actuellement en préparation par Wildenstein Institute à partir des fonds d'archives François Daulte, Durand-Ruel, Venturi, Vollard et Wildenstein.
Référence Lugt 2137b

PROVENANCE
Collection Jeanne et Fernand Moch, Paris
Puis par descendance au propriétaire actuel
Vente Christie's, Paris, 22 mai 2012
Collections Aristophil

BIBLIOGRAPHIE
A. André et M. Elder, L'atelier de Renoir, San Francisco, 1989, p. 242, n° 535, repr. pl. 169

PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)
Dans l’atelier de Charles Gleyre, Renoir, qui jusqu’alors n’avait pratiqué que la peinture sur porcelaine dans la fabrique où son père le fait engager, fait la rencontre de Monet, Sisley et Bazille avec qui il peint en plein air autour de Paris. Les trois amis du Café Guerbois rencontrent les mêmes difficultés pour exposer leurs oeuvres au Salon Officiel de peinture. Renoir n’y parvient qu’en 1864, et, dix ans plus tard, il présente ses oeuvres aux salons impressionnistes de 1874 et 1876. Et ce n’est qu’en 1879 et lorsqu’il se détache des préceptes impressionnistes, qu’il parvient à assoir sa réputation et obtenir un succès assuré.
Il se penche toutefois de nouveau vers des techniques et des sujets plus conformistes lors de son voyage en Italie, à Pompéi notamment en 1881.
Il connaissait déjà des succès, mais la gloire lui vient véritablement à partir des années 1890, les amateurs se prennent d’une affection durable pour ses oeuvres, tandis qu’elles lui valent des contrats aussi nouveaux que nombreux avec des marchands d’art. Dès lors, Renoir peint tantôt à Paris, tantôt à Essoyes (Aube) où il a une demeure, ou dans le Midi où il acquiert une propriété dans les années 1900. A partir de ces années, l’artiste peint essentiellement les membres de sa famille ou des femmes aux courbes généreuses, dans des paysages à la végétation abondante et luxuriante. C’est la période dite « nacrée » d’un artiste qui a ses début s’était laissé influencer par Courbet, puis Ingres. Renoir a voulu saisir dans son oeuvre colossale les instants de bonheur et de sérénité que la vie a pu lui offrir. Mallarmé écrit ces vers dans Les loisirs de la poste: « Villa des Arts, près de l’avenue de Clichy, peint Monsieur Renoir, Qui devant une épaule nue broie autre chose que du noir »

In Charles Gleyre’s studio, Renoir (who had hitherto only painted on porcelain in the factory where his father had found him a job) met Monet, Sisley and Bazille, with whom he painted outdoors in the area around Paris. The three friends of the Café Guerbois all had difficulty exhibiting their works at the official painting Salon. Renoir finally succeeded in 1864, and ten years later presented works at the Impressionist exhibitions of 1874 and 1876. But he only established a name and became truly successful at the Salon of 1879, when he was moving away from Impressionist precepts.

However, he once more turned his attention to conventional techniques and subjects when he travelled to Italy, and particularly Pompeii, in 1881.

Though already well-known, he achieved real stardom in the 1890s, when art lovers developed a lasting affection for his works. This brought him a plethora of new contracts with art dealers. Renoir now painted sometimes in Paris, sometimes in Essoyes (Aube) where he had a house, or in the Midi, where he bought a property in the 1900s. In those years, he mainly painted his family or women with generous curves in lush green landscapes. This was the “ pearl” period of an artist whose early career was influenced by Courbet and Ingres.

In his colossal output (over 4,000 works), Renoir wanted to capture the moment of happiness and serenity he experienced in life. Mallarmé wrote these lines in Les loisirs de la poste:
“At the Villa des Arts, near the Avenue de Clichy, Monsieur Renoir paints, hardly in a black mood before a bare shoulder.”
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