Charles Auguste de STEUBEN (1788-1856) (d'après)

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Charles Auguste de STEUBEN (1788-1856) (d'après)

La mort de l'Empereur Napoléon Ier à Sainte-Hélène, le 5 mai 1821
The death of Napoleon I, on the island of Saint Helena, on May 5 1821.
Oil on canvas, after Charles Auguste de Steuben.
Huile sur toile marouflée sur panneau.
74 x 101 cm.
B.E. Quelques restaurations.
Cadre en bois doré.
Inscrit dans le cartouche: «After Baron Charles Von Steuben. The death of Napoléon».
PROVENANCE Sotheby's Londres, 17 juin 1992
Collection Forbes
Galerie des Princes, Paris
EXPOSITIONS:
Napoléon & Eugénie, Opulence et Splendor of French's Second Empire, Roslyn Harbour, Nassau County Museum of Art, 7 juin - 7 sept. 2009.
Napoleon And His Age, Roslyn Harbour, Nassau County Museum of Art, 28 janv. - 29 avr. 2001.
HISTORIQUE ET OEUVRE EN RAPPORT L'oeuvre originale du baron Steuben, conservée au Musée Napoléon d'Arenenberg (Suisse), fut peinte en 1828, soit sept ans après la mort de l'Empereur déchu. Exposée au Salon de 1829, elle reçut un vibrant éloge de Stendhal, qui en loua l'exactitude historique et l'atmosphère de recueillement: «M. Steuben a dans son atelier le petit lit de fer sur lequel Napoléon a rendu l'âme. [...] Tout est là comme dans la réalité et tous les personnages du tableau sont placés autour du lit de l'Empereur mourant comme ils étaient précisément quand il rendit son dernier soupir. La figure du général Bertrand est un chef-d'oeuvre d'expression.
L'ami de Napoléon est accablé d'un chagrin trop profond pour lui permettre de verser une larme [1].»
Méticuleux, l'artiste fit poser tous les anciens fidèles de l'Empereur présents le jour de sa mort. On reconnaît ainsi les généraux Montholon et Bertrand, l'épouse et les deux enfants de ce dernier, le docteur
Antommarchi, le valet de chambre Marchand et plusieurs autres domestiques, tels que Pierron, Archambault et Noverraz. La composition connut d'emblée un immense succès et fut largement diffusée par le biais de copies gravées ou peintes, ainsi qu'en atteste le tableau que nous présentons. Elle contribua, avec d'autres, à perpétuer la légende napoléonienne: «la gravure de ce tableau», prophétisait Stendhal, «formera désormais un appendice nécessaire à toutes les histoires écrites sur le plus grand personnage des temps modernes [2]».
[1] Stendhal, Courrier anglais, tome 3, établissement du texte et préfaces par Henri
Martineau, Paris, Le Divan, 1935-1936, pp. 464-465.
[2] Ibid., p. 465.
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