1939 Citroën 15 SIX G Familiale

Lot 35
30 000 - 50 000 €
Résultats avec frais
Résultat : 34 580 €

1939 Citroën 15 SIX G Familiale

Seulement 50 exemplaires aujourd'hui récences
Beaux accessoires d'époque
Parfait fonctionnement

Titre de circulation suisse
N° série: 682 168
N° Coque: EI 03 42
Moteur: PD 00806 daté du 3.5.39
Boîte de vitesse du 18.07.39

Réputée ‘la Reine de la Route', la 15 six va d'abord devoir faire ses preuves; dans la production Citroën du moment elle doit représenter le haut de gamme des Traction Avant. Sa naissance est discrète, en juin 1938, d'allure très sobre selon le souhait de P.J. Boulanger le Patron de Citroën, il fallait qu'elle ressemble à la 11.
La nouvelle venue se développe donc sur une carrosserie de 11, très renforcée à laquelle on adjoint un moteur six cylindres maintenu par des broches allongées et un berceau spécifique; un capot allongé et des ailes plongeantes vers l'avant apparaissent comme les seuls traits distinctifs, si ce n'est le petit écusson '15 six' sur la calandre et sur l'aile arrière censés inciter au respect. La 15 six sort en berline dans un premier temps, et comme souvent les débuts seront difficiles, mais le potentiel est là, une tenue de route impressionnante et un moteur fabuleux! Ce moteur qui, de manière originale tourne vers la gauche, explique le vocable de 15 six G. Enfin les Michelin concèdent un luxe à la 15, c'est à l'intérieur, la sellerie en velours de mohair marron s'avère inoubliable tant par son aspect cossu que par ses fragrances. Pour la liaison au sol, Michelin adapte les nouvelles roues Pilote à rayons plats aux dimensions de la voiture, c'est-à-dire en 185x400.
Après la présentation de la berline 15 au Salon de l'Auto d'octobre 1938, la voiture semble bien au point et en toute logique prête à se décliner dans quelques versions attendues, une Limousine et une Familiale six glaces. On reprend ici de la même manière, des caisses de 11 à empattement long auxquelles on greffe le train avant et la mécanique six cylindres. Produites jusqu'en 1940 toutes les 15 six G, berlines, familiales, limousines, sortiront de couleur noire à roues ivoire. La 15 apparait infiniment mieux finie et pensée que les 11, ainsi sous le capot tous les éléments d'entretien sont disposés du même côté, au volant le chauffeur trouve son frein à main très accessible, quant au levier de vitesses son maniement plus développé que sur les 11 le rend plus agréable. La conduite d'une 15 laisse des impressions fortes, la voiture est lourde et puissante, le couple énorme, mais on la tient en main comme un gros animal qui malgré le tempérament obéit aux sollicitations de son cornac. A l'époque elle n'était peut-être pas la plus puissante des routières, mais ses atouts en comportement routier faisaient la différence, d'où sa réputation. Dans la presse automobile de 1938 elle est qualifiée de ‘sensationnelle'.
Quant aux versions à empattement long, Citroën en propose deux, une Familiale à 8 ou 9 places dotée de strapontins, et une limousine à l'espace arrière extrêmement spacieux, elles aussi garnies en velours de mohair. Les qualités routières de ces versions allongées restent aussi sûres que pour la berline. La production des 15 six G n'ayant réellement commencée que début 1939 pour la berline, en février pour la familiale et la limousine, elle sera interrompue en février 1940, cette brève année en fait donc une voiture très rare, produite à 2 300 unités dont une cinquantaine de survivantes sont aujourd'hui recensées.
La 15 six G Familiale que nous présentons ici est donc un de ces très rares modèles, elle est équipée d'une galerie OLD (Olivier Lecanut Deschamps) et d'un set de roues accessoires Robergel, qui n'altèrent en rien le style général de la statutaire Citroën, bien au contraire. L'équipement intérieur se compose d'une banquette à l'avant, une disposition peu courante sur les 15 familiales, et le moteur d'une pipe à deux carburateurs, cette voiture est rapide et sûre.
Intéressante par sa rareté, cette voiture l'est aussi par son histoire. Achetée neuve par un industriel lyonnais, elle se trouve réquisitionnée pendant l'Occupation pour la Kommandantur de Lyon, alors peinte en blanc réglementaire. A la Libération elle est récupérée par les Américains qui se feront, parait-il, un peu prier avant de la restituer à son premier propriétaire. Elle arrivera plus tard, dans les années 1970 entre les mains du Docteur René B. dans le Rhône toujours, celui-ci la vend au collectionneur de 15 Mr. Nico Michon en 2001, elle est encore à l'époque proche de son état d'origine, seul le moteur ayant été refait. Après une autre transaction, elle arrive chez son propriétaire actuel qui en entreprend une restauration approfondie étalée sur deux années entre 2012 et 2014. La carrosserie passe chez Hubert Haberbusch, la sellerie aux Ets André de Geispolsheim; le moteur, le radiateur et le circuit électrique passé en 12 volts sont confiés à la maison Tilly en Alsace, avec la pose d'une ligne d'échappement en inox. La boîte de vitesses et la transmission Roger Williams sont restaurées chez Aloïs Peter, dotée d'un nouveau différentiel spécialement taillé.
Seulement 50 exemplaires aujourd'hui récences.
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