1959
RENAULT FREGATE DECAPOTABLE CHAPRON

Lot 177
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100 000 - 150 000 €

1959
RENAULT FREGATE DECAPOTABLE CHAPRON

L’unique survivante des trois cabriolets
Chapron à ailes droites
Restauration de haute qualité
Historique connu

Châssis N° : 3308332 - N° Chapron 7353
Carte grise française normale

La première présentation de la Frégate date de fin 1950. Renault l’expose enfin au salon de l’automobile en Octobre 1951 puis commence à la commercialiser à la fin de l’année. Ses lignes sont plus tendues que celles de sa contemporaine 4 cv et les ailes arrière restent superbement dessinées en relief. Le 4 cylindres de 1996 cm3 accède enfin à la modernité avec une culasse à soupapes en tête. Fiable mais pas vraiment un foudre de guerre, il développe 65 ch et suffit à mouvoir la grande berline nouveau fleuron de la marque au losange.
Renault songe bientôt à une extrapolation en cabriolet et fait appel à son carrossier privilégié en Italie, Ghia qui lui dessine un prototype appelé « Ondine » dont la ligne ressemble étrangement à la Karmann Ghia VW de la même époque. La presse automobile de l’époque est unanime : il faut que les plus grands carrossiers français se penchent sur le cas de la nouvelle berline. Pichon-Parat sera le premier dès 1952 à carrosser une Frégate en cabriolet deux portes. S’ensuivront les plus grands noms tels que Letourneur et Marchand, Mignot puis Henri Chapron. C’est ce dernier qui nous intéresse dans ses pages. Le carrossier de la rue Aristide Briand à Levallois s’intéresse au cas de la Frégate pour des transformations en coach deux portes puis en cabriolet de 1956 à 1959. Il en sera fabriqué 7 de trois types différents : La première version sur base de berline avec des ailes arrière de série, dont il sera fabriqué deux exemplaires. La seconde version avec des ailes arrière rondes à ailerons horizontaux qui sortira des ateliers en février 1957 et à destination du Congo Belge sera une version unique. La troisième étude avec des ailes arrière droites sera elle fabriquée en trois exemplaires. Le premier fut commandé par M. Marquet et porte le numéro Chapron 7323. Le second fut commandé en mai 1958 par M. Girard (numéro inconnu) puis le troisième et dernier par M. de Grandchamps en Juin 1959 avec le numéro Chapron 7353.
C’est ce dernier exemplaire qui est présenté dans ces pages. D’après l’historique de la voiture, celle-ci serait l’unique survivante des trois cabriolets Chapron construits entre 1958 et 1959 avec les fameuses ailes droites. Une lettre manuscrite de Madame Chapron certifie que cette voiture est bien celle commandée par M. de Grandchamps le 12 juin 1959 alors que celui-ci était PDG des grands garages Paul Bert situés avenue Gambetta à Auxerre. Cette Frégate est la dernière construite par Chapron, car à partir d’août 1959 l’atelier se consacrera pleinement aux cabriolets Citroën DS et ID. D’après l’historien Dominique Pagneux, cette voiture aurait été rachetée par M. Girard dans les années 80 et pense également qu’il s’agit de la seule survivante de cette petite série.
La voiture est alors rouge bordeaux et se trouve équipée de la boîte de vitesses semi-automatique Transfluide. Cette voiture figure dans le livre « Les cabriolets Français, Le grand livre » par Olivier de Serres édité chez EPA en 1995, page 165. Elle est alors immatriculée 75 XX 77. La Frégate est conservée pendant plusieurs décennies par M. Girard, puis Monsieur R. s’en porte acquéreur en 2003. Il décide de se lancer dans une restauration totale, sans limites. Pendant un an la voiture passe dans les mains de grands spécialistes. Toute la mécanique est restaurée par l’atelier Arcam (38). Ainsi, la boîte de vitesse, les trains roulants, les roues à rayons Robergel, l’électricité et les chromes sont refaits dans les règles de l’art et conformément à l’origine et à la rigueur du travail de Chapron. La carrosserie par la suite est confiée au garage Faure à Allex (26). La base étant très saine, aucune soudure ne fut nécessaire à la restauration de la carrosserie. Le choix de la peinture se porte sur un magnifique coloris biton vert foncé-vert clair métallisé qui correspond à une nuance que Chapron proposait sur ces voitures. Le résultat, fin 2008 est sublime. La Frégate est d’ailleurs exposée au salon de voitures de collection Epoqu’auto à Lyon en Novembre de cette même année. Une expertise datée de 2019 porte la valeur de la Renault à 180 000 €. Monsieur R. depuis sa restauration s’en sert régulièrement et non sans fierté pour des balades parfois sur la route Nationale 7. C’est d’ailleurs là que nous essayerons cette Frégate si spéciale. La voiture se comporte très bien et la mécanique n’a aucun mal à mouvoir la Chapron à une allure tout à fait respectable. On se prend à rêver à son volant, en continuant sur la N7, la « route des vacances » jusqu’à Menton, sous un soleil d’août les cheveux au vent.


The only survivor of the three Chapron
convertible cars with straight wings
High quality restoration
Known history

Chassis No.: 3308332 - Chapron No. 7353
Normal French registration document

The first presentation of the Fregate dates back to the end of 1950. Renault finally exhibited it at the Motor Show in October 1951 and then began marketing it at the end of the year. Its lines are more taut than those of its contemporary 4 hp and the rear fenders remain superbly sculpted in relief. The 1996 cm3 4-cylinder engine finally reaches modernity with an overhead valve cylinder head. Reliable but not really a war lightning bolt, it develops 65 hp and is enough to move the big sedan, the brand’s new flagship with a diamond shape. Renault soon considered extrapolating to a convertible and called on his privileged bodybuilder in Italy, Ghia, who designed a prototype called «Ondine» whose line was strangely similar to the Karmann Ghia VW of the same period. The automotive press of the time was unanimous: the greatest French bodybuilders had to look into the case of the new sedan. Pichon-Parat was the first to build a two-door convertible Frégate in 1952. The greatest names such as Letourneur and Marchand, Mignot and Henri Chapron followed. It is the latter that interests us in its pages. The bodybuilder on Aristide Briand Street in Levallois was interested in the case of the Fregate for transformations into a two-door coach and then a convertible from 1956 to 1959. It will be made of 7 of three different types: The first version based on a sedan with standard rear fenders, of which two models will be manufactured. The second version with round rear wings with horizontal fins, which will leave the workshops in February 1957 and go to the Belgian Congo, will be a unique version. The third study with straight rear fenders will be manufactured in triplicate. The first was ordered by Mr. Marquet and bears the Chapron number 7323. The second was ordered in May 1958 by Mr. Girard (unknown number) and the third and last by Mr. de Grandchamps in June 1959 with the number Chapron 7353.
It is this last copy that is presented in these pages. According to the car’s history, it is the only survivor of the three Chapron convertibles built between 1958 and 1959 with the famous right wings. A handwritten letter from Mrs Chapron certifies that this car is indeed the one ordered by Mr de Grandchamps on 12 June 1959 when he was CEO of the large Paul Bert garages located on Avenue Gambetta in Auxerre. This Fregate is the last one built by Chapron, because from August 1959 the workshop will be fully dedicated to Citroën DS and ID convertibles. According to historian Dominique Pagneux, this car was bought by Mr. Girard in the 1980s and also thinks it is the only survivor of this small series. The car is then burgundy red and is equipped with the semi-automatic Transfluide gearbox. This car appears in the book «Les cabriolets Français, Le grand livre» by Olivier de Serres published by EPA in 1995, page 165. It was then registered as 75 XX 77. The Fregate was kept for several decades by Mr. Girard, then Mr. R. acquired it in 2003. He decides to embark on a total restoration, without limits. For a year the car passes into the hands of great specialists. All the mechanics have been restored by the Arcam workshop (38). Thus, the gearbox, the running gears, the Robergel spoke wheels, the electricity and the chrome parts are redone in accordance with the rules of the art and in accordance with the origin and rigour of Chapron’s work. The bodywork is then entrusted to the Faure garage in Allex (26). The base being very sound, no welding was necessary to restore the bodywork. The choice of paint is made on a magnificent biton colour dark green-light green metallic green which corresponds to a shade that Chapron offered on these cars. The result at the end of 2008 was sublime. The Fregate is also on display at the Epoqu’auto collection car show in Lyon in November of the same year. An expert report dated 2019 brings the Renault’s value to €180,000. Since its restoration, Mr. R. has used it regularly and not without pride for walks sometimes on the National Road 7. That’s where we’ll try this very special Fregate. The car behaves very well and the mechanics have no problem moving the Chapron at a very respectable pace. We start dreaming at the wheel, continuing on the N7, the «holiday road» to Menton, under an August sun with our hair in the wind.
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