LALO ÉDOUARD (1823-1892)

Lot 1370
300 - 400 €
Résultats avec frais
Résultat : 351 €

LALO ÉDOUARD (1823-1892)

L.A.S., Paris 9 novembre 1878, à Auguste SCHEURER-KESTNER; 4 pages in-8.
Longue lettre sur son opéra Le Roi d'Ys, qu'il n'arrive pas à faire jouer.
Il s'inquiète des projets du directeur de l'Opéra, Halanzier, qui a la faveur du ministre Bardoux, projets qui lui semblent irréali­sables: il «promet la Françoise de Rimini [d'Ambroise Thomas] et le nouvel opéra de Gounod [...] Ambroise Thomas dit et répète à qui veut l'entendre qu'il ne donnera jamais la Françoise si la troupe de l'Opéra reste ce qu'elle est entre les mains de Mr Halanzier. - Quant à la nouvelle partition de Gounod dont la 1ère note n'était pas écrite il y a 15 jours, il est matériellement impossible qu'un grand ouvrage soit composé, puis travaillé par les chanteurs et les choeurs, et mis en scène pour Février ou Mars 1880»... Tout le monde sait qu'il faut un an et plus pour monter un ouvrage terminé. En ce qui le concerne, il craint «un dessous de cartes que nous ne connaissons pas». Vaucorbeil lui a rappelé qu'après les refus de Thomas et Gounod de donner Françoise et Polyeucte, «Massenet a su faire imposer le Roi de Lahore»; et Lalo craint «qu'un opéra d'un Monsieur X quelconque ne prenne la place qui est peut-être déjà libre». Quant au Théâtre-Lyrique, «pour qu'un théâtre subventionné soit mis en régie par l'Etat, il faut une loi votée par la chambre et approuvée par le Sénat. [...] M. Bardoux doit savoir que ce projet est une chimère»... Lalo demande à son correspon­dant de l'appuyer auprès du ministre qui a «témoigné le plus vif désir de voir le ballet de Widor monté à l'Opéra, et je vous avoue que je me contenterais bien volontiers d'un très-vif désir exprimé avec conviction par le Ministre à Mr Halanzier»...
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue