GOUNOD CHARLES (1818-1893)

Lot 1354
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GOUNOD CHARLES (1818-1893)

30 L.A.S., 1876-1885, à Élise CHABRIER; 46 pages in-8 ou in-12.
Charmante et affectueuse correspondance à Élise, fille d'Ernest Chabrier, que Gounod appelle sa «chère fille», son «cher amour d'Élise», son «petit coquin», et à qui il donne des leçons de piano et de chant.
Saint-Cloud 23 septembre 1876: amusante lettre remerciant de l'envoi d'un lièvre; Gounod sollicite le concours d'Élise pour l'exécution de Gallia à l'église de Saint-Cloud. 10 octobre 1877: il espère venir à Willemain chez les Chabrier «pourvu que le mariage VIARDOT dont je suis témoin ne tombe pas juste sur le moment dont nous comptons disposer». 11 mars 1878: «Voici 3 Mireilles et Une Reine de Saba»... 18 juin 1879, il souffre d'un lumbago très douloureux, et invite Élise à venir chez lui pour sa leçon. 3 octobre 1879: il doit commencer à Anvers les répétitions de son Festival. Château de Morainville 9 octobre 1880: «Me voilà presque au bout, Dieu merci, car je com­mence à en avoir de Zamora par dessus le nez. J'achève mon ballet; tu vois que je finis par les jambes! à tout Seigneur, tout honneur! - Tu as appris peut-être que notre séance de lecture à l'Opéra (avec accompagnement de quelques fragments de musique) avait produit bon effet: est-ce une preuve de réussite?»... 19 mars 1882: «23me annivre de Faust»... 11 décembre 1882: «Ce soir, la 1ère de SARDOU pour laquelle on m'envoie une place. - Jeudi concert du Prix de la Ville au Châtelet»... 7 mars 1883, mort de Mme GALLAND (belle-mère de son fils Jean)... 12 mars 1883, répétition de Rédemption. 24 mai 1883: «un sérieux rendez-vous avec Mlle KRAUSS prend ta place»... 4 août 1883: «Tu as en ce moment une rivale, peu redoutable pour l'avenir, mais qui veut que je la suive dans la solitude sous peine de me voir refuser ses faveurs! C'est cette vieille Sapho, pour laquelle il faut que je fasse absolument des folies de travail, et qui sera une laide si elle ne me dédommage pas un peu de ce dont elle me prive beaucoup»... 4 novembre 1883, jour de la Saint-Charles: il la remercie pour son vase, qui trône sur son orgue. Morainville 17 août 1884: il est forcé de rentrer à Paris pour une séance à l'Institut, mais tâchera d'aller passer deux jours à Willemain. 5 novembre 1884: «la mort de VAUCORBEIL et ses suites me dévorent mes journées»... Nieuport 11 juillet 1885, touchante lettre de condoléances après la mort de la mère d'Élise: «La mère, c'est la perte incomparable et irréparable, et il n'y a pas un vrai père qui ne soit de cet avis. Et pourtant, ma bien-aimée fille, il te reste à vivre, puisqu'il te reste des êtres à aimer, ce qui veut dire à faire vivre»... Plus de nombreux billets pour reporter ou annuler des cours, distribuer des bons points, etc.
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