Maserati A6 GCS - Lot 51

Lot 51
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Estimation :
550000 - 750000 EUR
Maserati A6 GCS - Lot 51
Maserati A6 GCS Monofaro Usine ex Fangio 1948 Châssis n° 2007/2010 (voir texte) Carte grise française Vendu sans contrôle technique French registration title Sold without contrôle technique En 1945, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’officine Maserati est en mesure de produire et vendre la sublime A6-1500, une petite auto de sport développée depuis la légendaire et très performante 6CM de Grand Prix, qui avait brillé dès la deuxième moitié des années 1930. Avec ses très élégantes carrosseries coupé Extra Lusso et spyder (2 exemplaires seulement) signées Pinin Farina, elle permet à « l’autre constructeur de Modène » de se faire une place parmi les usines italiennes en vue, et préfigure la première voiture de compétition de la marque au Trident. L’A6 GCS (CS désignant une voiture à double usage Corsa et Sport) peaufinée en 1947, s’en distingue néanmoins nettement par un nouveau châssis tubulaire, des suspensions améliorées et une carrosserie inédite ainsi qu’un moteur revu et corrigé. Pour la carrosserie, c’est le talentueux et efficace Fantuzzi qui est choisi, et qui va dessiner une superbe carrosserie biplace de type siluro, basique mais élégante, avec ailes séparées, pour pouvoir s’aligner en compétition en F2 (sans ailes) et en Sport (avec ailes), et dont l’unique phare central intégré dans la calandre va distinguer cette A6 GCS première du nom : Monofaro. Sous le capot, la mécanique, particulièrement accessible, se distingue de la précédente A6 par une cylindrée augmentée à 2 l, une lubrification par carter sec et une batterie de 3 carburateurs spécifiques, des Weber 36DO4. Développant 130 ch à 6 000 tr/min, il propulse l’ensemble qui ne pèse que 672 kg à sec (580 kg en version F2 !) à plus de 200 km/h, avec une facilité déconcertante… La Monofaro ne sera produite qu’à 14 exemplaires, dont seulement 8 survivants ont été recensés. Elle est aujourd’hui l’une des Maserati les plus prisées, de par sa rareté, ses performances, son positionnement dans l’histoire de la marque (dernière voiture développée par les frères Maserati avant le contrôle de la famille Orsi, et jalon essentiel dans la genèse des 6-cylindres de course – A6GCS/53, A6G/54, 300S notamment – et de route - 3500 GT) et sa polyvalence à nulle autre pareil. De par son très riche palmarès, l’A6 GCS 2000 est en effet éligible aux plus grandes épreuves historiques, dont les Mille Miglia et Goodwood ou Monaco, où elle peut courir en catégorie monoplace et en sport, comme à l’époque... La voiture qui illustre ces pages et la septième A6 GCS produite, châssis #2007, officiellement renseignée dans les registres d’usine le 7 juin 1948 comme voiture usine, ce qui ne concerne que trois autres châssis (#2001, #2002 – né en coupé – et #2003 – détruit en période) sur les 14 exemplaires construits. Il est vraisemblable que la voiture ait servi pour quelques courses, des essais et du développement, avant d’être renuméroté #2010 à l’usine, et vendue à l’homme d’affaires italien Giuseppe Vianini le 4 avril 1949 (registres usine). 1949 est une année importante en sport automobile, puisque c’est l’année où Juan Perón, le dictateur argentin, missionne deux pilotes chevronnés, pour venir courir en Europe, et promouvoir leur pays. Pour l’occasion, cette Equipo Argentina bénéficie de Gordini et de Maserati… de location. Les noms de ces pilotes ? Juan-Manuel Fangio et Benedicto Campos, des inconnus sur le Vieux Continent… Fangio va rapidement se faire un nom, en remportant les Grands Prix de F1 de San Remo, de Pau, de Perpignan, de Marseille, de Monza et d’Albi. Il court également en Sport et en F2, et prend ainsi le départ du Xe Grand Prix de Rome, couru sur le circuit éphémère des Thermes de Caracalla, le 2 juin au volant de la Maserati #2007/2010 confiée par Vianini, qui a également des affaires en Argentine et la double nationalité. Si l’équipage est contraint à l’abandon au 21e tour, il est probable que la voiture qui illustre ces pages ait à nouveau été engagée le 26 juin au Grand Prix de F2 de Monza (4 A6 GCS au départ) et le 10 juillet au 9e Circuit del Garda (3 A6 GCS au départ) et également dans les Grand Prix de F2 Italiens de la saison 1950. À la fin de la saison1950, Vianini exporte l’A6 GCS #2007/2010 en Argentine où il la vend à Carlos Lostaló (fig. 3 et 4), un pilote confirmé de la région de Buenos Aires, que l’on retrouve dès le 17 décembre 1950 engagé en course au circuit Parque Sarmiento de Cordoba, où il termine 4e. L’adjudicataire devra s’acquitter, en sus du prix d’adjudication, par lot, des honoraires acheteurs suivants : - Pour les ventes du département Automobiles de collection (honoraires dégressifs) : • 16%HT + TVA au taux en vigueur soit 19,2%TTC sur les premiers 900 000 € inclus • 12%HT + TVA au taux en vigueur
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