ÉDOUARD MARCEL SANDOZ (1881-1971)

Lot 47
Aller au lot
Estimation :
8000 - 12000 EUR
ÉDOUARD MARCEL SANDOZ (1881-1971)
Chien à la sauterelle Bronze à patine brune contrastée Signée avec les cachets de fondeur ‘Susse Frs Édts Paris' et les inscriptions ‘cire perdue' et ‘bronze' Épreuve fondue à 86 exemplaires à partir du 16 février 1918 et jusqu'à octobre 1930 12 x 13 x 6,7 cm - 4 3/4 x 5 1/8 x 2 5/8 in. PROVENANCE Collection particulière, France BIBLIOGRAPHIE Félix Marcilhac, Édouard Marcel Sandoz, Sculpteur, figuriste et animalier, 1881 - 1971, Catalogue raisonné de l'oeuvre sculpté, Éd. de l'Amateur, Paris : 1993, décrit sous la référence «449 MAM6/1918 1» p. 338 et reproduit p. 339 (un autre exemplaire) «L'art de Sandoz fut celui d'un créateur visant à l'universel à défaut d'être celui d'un visionnaire s'imposant par une manière particulière pour faire école. De provocateur en 1910, avec ses animaux hiératiques, par une quête patiente, Sandoz devint un artiste apaisé qui, de ses yeux, scrutait, observait, isolait et sollicitait tout, de la réalité sculpturale et inévitable d'un corps de femme à la virtualité fugitive d'un animal se dessinant dans la pierre. Son intuition le guidait. Était-ce de l'art figuratif, de l'art stylisé, de l'art décoratif ? Avec une manière qui lui était propre, il aborda toutes ces faces de l'art. Associant la gracieuse élégance des formes à la solidité du modelé et à la fermeté de l'exécution, il suggéra la vie à travers tout son oeuvre sculpté. Ce génie constructif le conduisit à de savantes recherches qui débouchèrent aussi bien sur la représentation de figures au modelé réaliste et sensuel, comme celui de Charmeur de serpent, ou comme celui, harmonieux, épuré, austère et parfait, de Jeunesse. Par ailleurs, ces qualités, aussi séduisantes que rares, ne furent pas réservées aux seules figures d'homme ou de femme. Elles se retrouvèrent aussi dans ses animaux. Passionné par l'étude de ce qu'il traitait, épris d'harmonie, il devait utiliser des matières diverses, modelant, taillant, ponçant, polissant, coulant le bronze à cire perdue en l'associant à de somptueuses patines patiemment mises au point. De ces marbres noirs comme de ces bronzes patinés se dégage une force impressionnante où la lumière dispensant des taches claires anime les surfaces et remplit les volumes. De ces marbres blancs les ombres qui s'en dégagent les rendent plus vivants encore. Par des effets inattendus et recherchés, une grande intensité et une sorte de monumentalité émanent de la plupart de ses oeuvres, même dans les réalisations les plus petites. Elles présentent d'ailleurs de nombreuses similitudes avec les ordonnances simplifiées et pourtant véridiques de la sculpture cultuelle égyptienne ou assyrienne aux aspects encore plus insolites. À travers une représentation dynamique, il élabore des scènes si curieusement suggestives de mouvement et si humoristiques parfois, que notre vision du monde humain ou animal en est comme modifiée. Pour Sandoz, le réalisme n'est pas l'asservissement de l'artiste à la réalité intégrale, et l'expressionnisme, lorsqu'il se manifeste chez lui, n'est jamais dû à une déformation ou à une distorsion des masses et des volumes. Considérant avec une égale ferveur la matière qu'il se prépare à travailler et le modèle qui l'inspire, il pénètre la forme extérieure, l'investit de sa puissance d'observation pour la signifier avec délicatesse et attendrissement dans son expression interne. Il ne se contente pas de noter ou de relever des formes, mais exprime, par ses choix et par son exécution élégante et sensible, à la fois son ravissement dans la découverte incessante de la nature et son amour de la matière.» Félix Marcilhac, Édouard Marcel Sandoz, Sculpteur, figuriste et animalier, 1881 - 1971, Catalogue raisonné de l'oeuvre sculpté, Éd. de l'Amateur, Paris : 1993, pp. 10-11
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue