SERGE CHARCHOUNE (1888-1975)

Lot 37
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Estimation :
15000 - 20000 EUR
SERGE CHARCHOUNE (1888-1975)
Composition, vers 1926 Huile sur toile Signée en bas à droite Signée une seconde fois et annotée ‘7 r. Coëtlogon/Paris VI' au dos 54 x 73 cm - 21 1/4 x 28 3/4 in. Monsieur Pierre Guénégan a confirmé l'authenticité de cette oeuvre. Un certificat pourra être obtenu à la charge de l'acquéreur. PROVENANCE - Galerie Gmurzynska, Cologne - Vente, Russian Twentieth century & Avant-Garde Art, Sotheby's, Londres, 2 avril 1987, lot 749 - Collection particulière, France (acquis au cours de la vente précédente) EXPOSITION Vision russe : École russe du XXe siècle, Heideberg, Kunstverein, 14 juillet - 15 septembre 1974 BIBLIOGRAPHIE Collectif, Vision russe : École russe du XXe siècle, cat. expo., Heideberg, Kunstverein, 14 juillet - 15 septembre 1974, Bâle : Art-C.C. Christophe Czwiklitzer, 1974, reproduit p. 85 et décrit p. 289 «En 1925, Charchoune découvre la peinture d'Ozenfant en même temps que celle de Le Corbusier, il est attiré par ces natures mortes simples chargées d'émotion qui dégagent une atmosphère de paix intérieure tout en fascinant celui qui les regarde. Une amie russe, Nadia Khodossievitch, fréquente l'académie moderne de Léger, elle y enseigne tout comme Erik Olson, Ozenfant et quelques autres. Nadia Khodossievitch est alors la compagne du peintre polonais Grabowski, elle épousera Fernand Léger en 1950 après la mort de la première épouse de ce dernier. Nadia est très proche de Charchoune, ils parlent ensemble des recherches des deux fondateurs de “L'Esprit Nouveau”, Ozenfant et Le Corbusier, qui depuis se sont fâchés et ont pris des distances l'un par rapport à l'autre. En 1926, Charchoune fait plusieurs rencontres capitales par l'intermédiaire d'André Salmon et Georges Waldemar, Jeanne Bucher tout d'abord qui va l'exposer dans sa galerie et André Level, découvreur de nombreux talents, collectionneur et marchand propriétaire de la très célèbre Galerie Percier où exposent déjà : Max Jacob, Picasso, Marcoussis, La Fresnaye, Marie Laurencin, Dufy. Il y rencontre André Warnod, Wilhelm Uhde, son ami René Rimbert, Florent Fels et bien d'autres. André Level devient son premier grand marchand avec lequel il restera jusqu'en 1933. Serge Charchoune, avec Level, est rassuré, c'est la première fois qu'il peut peindre en toute tranquillité. Level dispose d'une clientèle solide, régulière, il organise d'impor tantes expositions, Charchoune sort de la misère, peut acheter du matériel, des toiles plus grandes sur lesquelles il va s'épanouir et entamer une production capitale. Il commence sa plus belle période, la période puriste, une période majeure dans l'oeuvre de l'artiste. Un an plus tard, Nadia Khodossiévitch le présente à Amédée Ozenfant et c'est pour Charchoune une véritable révolution intellectuelle. Il dira plus tard de cette rencontre : “Je crois bien que je n'en suis pas sorti indemne.” À l'Académie moderne, Charchoune fait la connaissance de deux scandinaves, Erik Olson, qui y enseigne, Otto Gustav Carlsund inscrit lui en tant qu'élève. Les deux artistes suédois deviendront ses amis et resteront fidèles bien des années plus tard. Erik Olson l'aidera dans les années 30 en lui achetant des tableaux alors que la crise de 29 laisse des séquelles dramatiques dans le marché de l'art. Olaf Osterblom rejoint également l'Académie moderne de Léger et participe au mouvement puriste. Cette académie contribue à étendre l'influence du purisme auprès de la jeune génération d'artistes qui s'installent à Paris. La participation d'Ozenfant est déterminante : en même temps peintre et théoricien, il est également pédagogue, sa rigueur impressionne Charchoune, il instaure tout à la fois une vision esthétique et philosophique ainsi que des relations profondes entre l'homme et le monde. À l'Académie moderne, l'enseignement de Fernand Léger alterne avec celui d'Ozenfant. Les conseils d'Ozenfant influencent de nombreux élèves qui deviendront des artistes reconnus comme Marcelle Cahn, Franciska Clausen, Joseph Mellon Hanson. La première exposition puriste d'Ozenfant et Jeanneret remonte à 1918. Cette première manifestation se situe en opposition au cubisme. Le Corbusier présente ses deux premières peintures à l'huile dont “La Cheminée”, Amédée Ozenfant expose des natures mortes dont “Bouteille, pipe et livres”. Ces peintures se limitent à des objets simples et quotidiens : une bouteille de vin disposée à l'angle d'une table, une pipe et deux livres que recouvre une feuille de papier, s'imposent dans leur rigueur géométrique où les couleurs nuancées respectent la forme, empêchant tout jeu de matière pour amener la structure de l'oeuvre à un processus mécanique. L'oeuvre ne doit pas être exceptionnelle comme peut l'être une peinture impressionniste mais au contraire comme dans sa structure, générale, statique, expressive de ce qu'on appellera “l'invariant”. L'invariant est le garant de la neutralité expressive des formes géométriques, de la sensation de stabilité, de la permanence de l’objet figé. On va prouver que l’art pur et
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