TRAVAIL SUISSE
Milieu XVIIe siècle

Lot 37
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Estimation :
15000 - 25000 EUR
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TRAVAIL SUISSE
Milieu XVIIe siècle

Montre ovale en métal doré astronomique fabriquée spécialement pour le marché ottoman


Boîtier de forme ovale, une riche décoration de feuillages et fleurs sur le capot ainsi que sur la carrure et le dos avec ouverture coulissant pour la clef, un anneau sur le pendant.


Cadran richement décoré de motifs feuillages et fleurs, indications astronomiques à guichet et sur cadran auxiliaire pour le quantième, ouverture pour les phases de la lune, indications des heures excentrées, l'ensemble en caractères et chiffres turcs.


Mouvement mécanique avec remontage à clef, échappement à verge, pré-balancier spiral, fusée et boyau (cassé), la platine richement décorée de feuillages, un coq stylisé en forme de « Minaret Ottoman », signature de l'horloger en caractères turcs.


(Boyau cassé)


Haut. 80 mm


Larg. 50 mm


Poids brut. 193,6 gr


PROVENANCE

Vente Maître Étienne Ader, Collection Jubinal de Saint-Albin, Hôtel Drouot, le 18 février 1960.


Cette montre illustre parfaitement la richesse et la complexité des montres fabriquées pour le marché ottoman au milieu du XVIIe siècle.Comme l'écrivait l'ambassadeur des Habsbourg en 1555 basé à Constantinople : « Il n'existe pas ville plus magnifique ou mieux adaptée au commerce que Constantinople ».

Si le commerce prospérait à l'époque, c'est par le biais de l'ambassade de France que les premiers garde-temps suisse vont faire leur apparition sur le marché ottoman. Les suisses ayant obtenus des privilèges particuliers à la suite du traité signé par François 1er à Fribourg en 1516, ils s'installent très rapidement pour faire prospérer l'art horloger.

La première colonie d'horlogers genevois s'installe à Galata, le quartier des étrangers. À la fin du XVIIe siècle, on compte déjà près d'une centaine de membres de la corporation des horlogers sur place, Isaac Rousseau spécialiste de la réparation sera nommé Régleur du Temps au Palais de Topkapi.

Ce dernier, plus communément appelé « l'horloger du Sérail », était responsable de l'assemblage des pièces horlogères qui venaient de la ville de Genève ou Bâle. Certaines montres dotées de l'indication de l'heure occidentale et musulmane étaient parmi les plus recherchées, en théorie le réglage devait se faire au coucher du soleil.


Notre exemple illustre parfaitement la richesse décorative des boîtiers mais aussi l'extrême complexité des mouvements horlogers avec les indications astronomiques. Notre montre est restée dans les mains de la même famille depuis son acquisition lors de la célèbre vente de la collection Jubinal de Saint-Albin.

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