LÊ PHỔ (1907-2001)

Lot 5
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Estimation :
200000 - 300000 EUR
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LÊ PHỔ (1907-2001)

* L’ illumination de Bouddha, 1947

Encre et couleur sur soie, signée et datée en bas à gauche

86,5 x 114 cm - 34 x 44 7/8 in

Une attestation d’inclusion au catalogue raisonné de l’artiste actuellement en préparation par Charlotte Aguttes-Reynier pour l’association des Artistes d’Asie à Paris sera remise à l’acheteur.


PROVENANCE

Collection privée, Paris (commande spéciale par une amie de l’artiste pour son domicile parisien)

Collection privée, Chicago (transmis familialement du précédent dans les années 1990)


OEUVRE EN RAPPORT

Odilon Redon (1840 - 1916), Le Bouddha, 1906 - 1907. Pastel sur papier beige, 90 x 73 cm. Paris, Musée d’Orsay


L’Illumination de Bouddha fait référence à l’Éveil de Siddhārtha Gautama. Après une vie d’opulence et de plaisirs, le prince s’astreint à la pauvreté et au jeûne. Ne trouvant la quiétude recherchée dans aucune de ces deux voies, il se rend au bord de la rivière, s’y baigne puis s’assied au pied d’un arbre pour entrer en méditation et ainsi trouver le chemin. Le démon Mâra cherche à l’empêcher d’atteindre l’Éveil et lui envoie plusieurs sortes de tentations : d’abord ses propres filles pour le séduire par la danse et la flatterie, ensuite ses soldats ou, selon les versions, ses montres. Siddhārtha Gautama reste impassible et devient alors Bouddha. « C’est près du village de Uruvelâ, au sud de Patna, que le Gautama, assis au pied d’un figuier, a la révélation de la connaissance révélatrice. »1 C’est la première tentation qui est représentée dans ce tableau de Lê Phô. Dans la culture bouddhique, l’armée de Mâra décrit les sentiments de confusion venant troubler l’esprit humain. Cette commande d’un particulier évoque le tourment intérieur sans aspect guerrier. Une femme fait une offrande à Gautama, les deux situées à droite du tableau paraissent danser et peuvent ainsi représenter les filles des démons Mâra. Quant aux deux paons posés sur une branche, ils peuvent être interprétés d’au moins deux manières. La première serait occidentale, issue de la mythologie grecque, et placerait l’animal comme symbole de vanité. La deuxième, plus proche de la culture bouddhiste, ces oiseaux comme symboles de beauté et de transmutation, chasseurs de serpents et synonymes d’immortalité. La nuée de fumée qui parcourt le tableau en halos illustre le lien entre la terre et le ciel, le matériel et le spirituel, l’âme vers l’au-delà. Cet épisode précède le sermon de Bénares lors duquel Bouddha partage ses révélations, et qui aboutit sur la conversion de cinq moines. Le nombre des adeptes augmente alors rapidement.



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